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PLAIRE A DIEU d’après les Règles de Saint Basile

Le monachisme basilien

Vie de Basile
Comment vivait-on ?

Plaire à Dieu d'après les Règles de Saint Basile

I Vouloir plaire à Dieu.
II L'ascèse.
III L'amour fraternel.

Sommaire histoire du monachisme

La Règle de Notre Père saint Basile est-elle autre chose qu’un instrument de vertus pour moines vraiment bons et obéissants? St Benoît RB 73

Le moine est un homme de désir; par toute sa vie il cherche à plaire à Dieu. Le premier moyen nécessaire pour parvenir à ce but est de vouloir lui plaire, non pas sporadiquement mais d’une manière persévérante (PR 34), continuelle, immuable (PR 53, 157, 191), insatiable, inébranlable (PR 157) et de toutes ses forces (PR 211). Comment réaliser concrètement ce désir?

I. Vouloir plaire à Dieu

1. Le chrétien qui veut plaire à Dieu reçoit de lui la puissance de lui plaire (PR 10), et par cette puissance, il célèbre les louanges du Seigneur. le don de Dieu, ses bienfaits, suscitent en nous le désir de lui plaire (PR 179). En effet, c’est lui, le Seigneur, qui opère dans le cœur du moine la conversion de la tristesse en joie, en exultation (PR 10). Le moine reconnaît que c’est lui, le Seigneur, l’auteur de tous les bienfaits reçus, à commencer par le salut et que nul autre langage, si ce n’est celui de l’Ecriture, ne saurait exprimer dignement une telle reconnaissance (GR 2).

2. Ainsi, celui qui plaît à Dieu est préoccupé du service de Dieu (GR 5). Cherchant uniquement la gloire de Dieu et de son Christ, il ne peut négliger aucune des heures de l’Office (GR 37). Saint Basile invite les chrétiens réunis au Nom de Dieu - et donc par excellence lorsqu’ils sont à l’Office Divin, à se remémorer dans quel dessein le Seigneur les a rassemblés et à s’y conformer (PR 225).

3. En effet, en s’appuyant sur la parole de l’Apôtre (Rm 12,1) offrez à Dieu vos corps comme une hostie vivante, sainte et agréable à Dieu, c’est un culte raisonnable qui lui est dû, Basile montre à ses frères comment celui qui est mû par une raison saine, une volonté droite et recherche toujours et partout à accomplir le bon plaisir de Dieu, rend un culte parfait et raisonnable (PR 230). C’est toute la vie du chrétien qui devient peu à peu service de Dieu. Le moine se recueille en lui-même, s’applique à ce qu’on lui dit de faire, sans s’occuper de la conduite des autres, sans faire des comparaisons (GR 48). Ainsi, petit à petit, il tend vers un autre monde, selon la parole de Paul aux Philippiens (Phil. 3, 20) notre vie est dans les cieux et il s’intériorise de plus en plus.

4. Cette vie avec Dieu commence dans le cœur humain par la crainte de Dieu qui est le commencement de la sagesse (Prov. 1,7; GR 4). Dans cet esprit de crainte filiale, le moine s’applique en toute occasion à ne pas contrister l’Esprit de Dieu (Eph. 4, 20; PR 23). Le but de la vie monastique est d’observer les commandements de Dieu de façon à lui plaire; c’est chercher à plaire à Dieu comme Jésus plaît au Père. Ainsi le moine demeure en son amour.

Suite.