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AUX ORIGINES DE CLUNY

Aux sources de cluny
La vie communautaire
Les monastères de femmes

La fondation de Cluny

Ces deux abbayes de Baume et de Gigny font l’admiration des visiteurs. Parmi eux… certains viennent d’Aquitaine. De retour dans leur Province, ils rapportent au Duc tout ce qui les a édifiés. Guillaume d’Aquitaine, désireux d’élever une abbaye pour le salut de son âme, convoque l’abbé Bernon et lui demande où l’on pourrait édifier un tel monastère. Bernon suggère la Villa de Cluny qui appartenait à Guillaume (lequel était aussi comte de Mâcon). Le duc donne généreusement ce domaine de chasse avec tous ses serfs et toutes ses terres. La situation géographique de ce domaine est extrêmement stratégique : il est à la charnière entre l’Europe du Nord et celle du Sud, entre le Royaume de France et de l’Empire. Guillaume charge Bernon de la Fondation en mettant pour condition que ce monastère soit dédié à saint Pierre et saint Paul et qu’il relève directement de la papauté et non pas des évêques ni du pouvoir civil ; cela s’appelera l’exemption. Cette autonomie brise les liens du système féodal. La route est libre.

Bernon part à Cluny avec quelques moines de Baume et de Gigny, parmi eux : son fidèle disciple Odon. Ainsi, dans la foulée de Saint-Martin d’Autun, la Règle de saint Benoît et les coutumes de Benoît d’Aniane pénètrent à Cluny.

 

Bernon, abbé de Cluny n’en demeure pas moins abbé de Baume et de Gigny. Autrement dit il pose là le germe de ce qui va devenir une congrégation de monastères, conception qui correspond d’ailleurs parfaitement aux vues de saint Benoît d’Aniane.

Libre, neuve, Cluny devient « la Cité de Dieu ».


cluny maquette

 

 

A suivre…



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