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Cluny : Les monastères de femmes
dans la congrégation de Cluny

Aux sources de cluny
La vie communautaire
Les monastères de femmes

 

 

Dans la seconde moitié du XIe siècle, entre 1059 et 1063, à la demande de Geoffroy de Semur son frère, le grand abbé saint Hugues fonde le monastère de Marcigny. Hugues fonde en fait dix-sept monastères de moniales– ce qui est peu par rapport aux Prieurés de moines. Nous prendrons l’exemple du monastère de Marcigny.

1. L’ORGANISATION DES MONASTERES DE MONIALES

Hugues s’inspire de la Règle de Césaire d’Arles aux Vierges (VI) s. tout en calquant sur les statuts des monastères d’hommes

2. LE RECRUTEMENT

Le recrutement se fait par nécessité dans l’aristocratie. Pourquoi ? Parce que les filles des grandes familles sont les seules à être instruites et donc à pouvoir assurer l’Office divin.

Quelques exemples : Hugues nomme pour prieure de Marcigny sa propre sœur Hermengarde ; leur mère Aremburge devient aussi moniale en ce lieu. Plus tard, Ringarde, la mère de l’Abbé Pierre le Venérable y entre également. Ce sera une particularité des ces fondations, comme l’ont été celles de Lérins ; ils et elles sont nombreux à être de la même famille… Pour éviter cette concentration familiale, le monastère de Salles fixera une règle en 1451 : on ne pourra être reçue comme novice si l’on est parente, jusqu’au 4e degré, d’un membre de la communauté et l’on ne pourra admettre plus de deux membres de la même famille (au-delà du 4e degré). En 1095 la fille de Guillaume le Conquérant devient moniale de cette même communauté. Vers 1130 ce sont Ste Véraise et Ste Fredoline, deux filles du roi d’Espagne qui y font profession.

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