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1.7. Ce que représentait Macrine pour les moniales

Chapitres

1. La vie de Macrine
1.1 Naissance, enfance, adolescence
1.2 Le travail de Macrine dans la maison familiale
1.3 Le caractère de Macrine
1.4 La vie monastique à Annisa
1.5 L'attitude de Macrine pendant sa maladie
1.6 La mort de Macrine
1.7 Ce que représentait Macrine pour les moniales
1.8 Les miracles accomplis par Macrine

2. La mère de Macrine

3. Les frères de Macrine

3.1 Basile
3.2 Naucratios
3.3 Pierre de Sébaste
3.4 Grégoire de Nysse

4. Deux moniales d'Anissa
4.1 Vetiana
4.2 Lampadion

5. La vie philosophique à Anissa

Sommaire histoire du monachisme

A plusieurs reprises Grégoire dit que les vierges gémissent lamentablement (26; 34) et il semble souffrir de leur attitude qui se révèle être peu digne de l’esprit viril de Macrine. Cependant, au milieu de tous ces gémissements, on trouve magnifiquement décrit ce que représentait Macrine pour les moniales d’Annisa. Une inclusion (AA’) montre leur souffrance. Puis, dans cette inclusion, sept termes décrivent ce qu’était Macrine. Ce nombre 7 n’est sûrement pas un hasard; il désigne la plénitude, toutes les qualités possibles et imaginables. Ces sept termes sont aussi remarquablement disposés : les deux premiers (B) font allusion à la lumière, les deux derniers (B’) au soutien des faibles, puis on trouve la sécurité (C) et le lien de la concorde (C’) qui entoure le terme central : le sceau de l’immortalité (D) qui, lui, est bien la percée vers l’au-delà, l’espérance, en écho aux deux phrases inclusives. En effet :
A C’était comme si elles étaient séparées de leur espérance en Dieu et du salut de leurs âmes :
                   Elle était      - la clarté de nos yeux
                           B        - la lumière qui guidait nos âmes
                                      C - la sécurité de notre vie

                                                                  D - le sceau de l’immortalité

                                      C’- le lieu de notre concorde
                           B’       - le soutien des sans-courage
                                      - la sollicitude des faibles

A’ La vie pure de Macrine illuminait la nuit des vierges à l’égal du                                                             jour
                                              maintenant, le jour est changé en ténèbres.

                   Remarquons aussi la petite construction concentrique de A’ qui n’est pas dénuée d’intérêt :

                         nuit   -   jour   -   jour  -  ténèbres


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