Retour Accueil
Retour page précédente

Sa vie, son œuvre

Saint Cyprien

Sa vie, son œuvre
Le martyre
L'Eglise
Le baptême
L'Eucharistie

Saint CyprienNous connaissons la vie de saint Cyprien par diverses sources. La principale est constituée des écrits de l'évêque de Carthage lui-même. Son traité : A Donat ou ses Lettres fourmillent d'éléments autobiographiques. Nous possédons également une Vie de Cyprien, écrite par l'un de ses proches peu après son martyre. Saint Jérôme mentionne Pontius, diacre de Cyprien, comme en étant l'auteur. Cependant, nous ne savons pas sur quel document il se base pour poser une telle affirmation.
Nous ignorons pratiquement tout de Cyprien avant sa conversion. Ce qui semble acquis est qu'il appartenait à une très riche famille de la haute société de Carthage.

Il se convertit vers 245, sous l'influence du prêtre Caecilianus, dont il restera l'ami toute sa vie, et est ordonné prêtre vers 248. Un délais aussi court indique l'estime qui lui était portée.
Son élection comme évêque se fait très rapidement après son ordination, sans doute vers 250. Ce qui lui vaut la jalousie de prêtres plus anciens que lui. Parmi ces derniers, certains lui créeront nombre de difficultés.

Le court épiscopat de Cyprien sera marqué par les épreuves de toutes sortes. Outre l'opposition plus ou moins franche d'une partie de son clergé, il connaîtra deux persécutions (il sera exécuté au cours de la seconde), qui provoqueront le reniement de nombreux chrétiens, y compris de prêtres, les divisions de son peuple suite au retour de la paix au sujet de la réintégration des apostats (ou lapsis), divisions qui iront jusqu'au schisme, les tensions avec d'autres églises (notamment celle de Rome) ainsi qu'une épidémie de peste.

Durant la première persécution, en 250, Cyprien, fraîchement élu, avait choisi de se cacher, pour mieux soutenir son peuple. En 257, lors de la seconde, il est arrêté et, à la suite d'un procès dont les Actes nous sont parvenus, est condamné à l'exil. Un an plus tard, un deuxième procès aboutira à la condamnation à mort. Là encore, nous possédons les Actes de ce procès. Il sera exécuté le lendemain de la proclamation du verdict. En ces deux occasions, l'évêque de Carthage proclame fièrement sa foi, sans crainte aucune des juges qui l'interrogent.

Cyprien sera décapité le 14 septembre 258. L'exécution a lieu en présence de nombreux témoins. L'évêque reste maître de lui, allant jusqu'à se nouer lui-même le bandeau sur les yeux. La communauté chrétienne accompagne en foule son pasteur, demandant à mourir avec lui, confessant la même foi. Elle peut prendre le corps et l'ensevelit avec les honneurs dans un cimetière de la ville.

Entre le baptême et la mort, Cyprien écrira de nombreux textes dont beaucoup nous sont parvenus. La grande estime dont a joui au fil des siècles l'évêque de Carthage explique le nombre élevé de manuscrits et donc la conservation des ouvrages. Ils sont aujourd'hui accessibles sur internet. Ce sont toujours des écrits de circonstance. Leur cohérence est à noter. D'un écrit à l'autre, Cyprien reste fidèle à ses convictions et à sa foi. Ses lettres, en particulier, sont des témoins majeurs d'une Église confrontée à de multiples difficultés et qui cherche à respecter sa foi tout en étant pastorale et réaliste face aux problèmes rencontrés par ses fidèles.