Retour Accueil
Retour page précédente

8 septembre : Nativité de la Vierge Marie

 

Nativité de la Vierge Marie

Bien que la littérature patristique des tous premiers siècles du christianisme reste assez discrète sur le sujet, il ne fait aucun doute que la dévotion mariale a germé très tôt dans la piété populaire. Et une certaine curiosité s’est développée au sujet de cette femme du nom de Marie dont l’existence assure l’insertion du Sauveur dans la race des hommes, c’est-à-dire la réalité de l’Incarnation.
Mais ceux qui s’interrogent sur ses origines, sa naissance, son enfance, les Ecritures ne les renseignent guère. Elles attestent seulement qu’elle est objet d’une prédilection spéciale de la part de Dieu et qu’en réponse, elle a engagé tout son être dans le projet divin. Seuls les écrits apocryphes nous rapportent que ses parents étaient des justes nommés Anne et Joachim, et qu’elle fut l’unique enfant de ce couple longtemps stérile.

Dans l’Eglise byzantine une fête de la Nativité de Marie apparaît au VIe siècle.
Jean Damascène, un moine oriental des VIIe – VIIIe siècles fut un docteur de la théologie mariale. Il a laissé une superbe homélie sur la Nativité de la Sainte Vierge dont voici un très court passage :
« Que la terre prenne confiance ! Enfants de Sion, réjouissez-vous dans le Seigneur votre Dieu, car le désert a verdoyé : celle qui était stérile a porté son fruit. Joachim et Anne, comme des montagnes mystiques, ont fait couler le vin doux. Sois dans l’allégresse, Anne bienheureuse, d’avoir enfanté une femme. Car elle sera Mère de Dieu, Porte de la Lumière, Source de Vie, et elle réduit à néant l’accusation qui pesait sur la femme. »

Ces quelques lignes, desquelles se dégage une atmosphère de joie limpide, sont tissées de références bibliques tirées de l’Ancien Testament (voir Joël 2, 21-23 ; Psaume 112, 9 ; Joël 4, 18 ; Amos 9, 13). Marie se situe bien dans la continuité du plan de salut de Dieu appuyé sur les Alliances et l’élection d’Israël. Relevons l’allusion finale au chapitre 3 du livre de la Genèse qui présente Marie comme la nouvelle Eve, mère d’une humanité nouvelle vouée non plus à la mort mais à la vie.

Saint Jean Damascène donne à la Vierge trois titres : «  Mère de Dieu », « Porte de la Lumière », « Source de Vie » ils sont à sa louange mais plus encore à la gloire du Seigneur Jésus qui est Dieu, Lumière et Vie. « Mère de Dieu » est le plus remarquable, il a été consacré par le Concile d’Ephèse en 431. « Mère de Dieu », en soulignant quel honneur est celui de la Vierge Sainte, nous parle aussi du mystère de Jésus-Christ, Fils de Dieu et fils d’homme, Dieu engendré du Père de toute éternité et engendré de Marie selon l’humanité.

En nous invitant à une saine dévotion à Marie, saint Jean Damascène nous fait pénétrer plus avant dans la connaissance du mystère de Jésus-Christ pour que grandisse notre amour pour Lui.