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Pâques

Annonciation

Pâques ! Aujourd’hui, Christ est ressuscité !


Durant les jours saints qui ont précédé cette fête, en accompagnant le Seigneur Jésus dans les événements de sa Passion, nous nous sommes heurtés au mystère du mal. Ce mystère du mal, nous l’avons vu à l’œuvre dans tous ceux qui ont contribué de façon active ou passive à torturer Jésus et à le mettre à mort. Toutes les formes du mal que nous pouvons aussi reconnaître en nous-mêmes (jalousie, mensonge, trahison, lâcheté, faux-témoignage, faiblesse, cruauté, bassesse, ambition, cupidité…) se sont associées pour aboutir à cet acte odieux, la crucifixion de Jésus. Tout le mal dont l’homme est capable s’est concentré sur lui. Pourtant, par amour pour nous, Jésus a accepté résolument de marcher vers sa Croix. Ainsi, il a pris sur lui notre péché, et il en est mort, d’une mort véritable. Avec la mort de Jésus, tout espoir a semblé anéanti, l’échec a paru total.


C’est alors que survint l’inouï, l’inespéré : la Victoire de Pâques. En ressuscitant Jésus, Dieu nous a révélé que l’amour a raison du péché, du mal et de la mort. La Résurrection du Christ est le plus grand événement de l’histoire humaine. Elle est le point de non retour qui nous assure que quelles que puissent être les apparences, la victoire finale du bien est certaine. La Résurrection du Christ nous donne une force indéfectible pour affronter les difficultés de la vie. Elle est l’affirmation fondamentale de notre foi chrétienne.
Pourtant elle n’est pas évidente comme on le perçoit à travers le témoignage des disciples de Jésus. Ils ont bénéficié de signes sensibles : le tombeau vide, la pierre roulée… puis les rencontres avec le Ressuscité. Ces rencontres sont des expériences relationnelles très fortes mais aussi marquées d’une certaine étrangeté. D’une part, il y a une dimension sensible – il est vu, entendu, touché – qui atteste la réalité corporelle. D’autre part, on ne peut en rendre compte de manière purement naturelle et rationnelle. Jésus se fait toucher mais ne veut pas qu’on le touche, c’est un inconnu et on le reconnaît, il est là toutes portes closes et il disparaît… Il est bien le même, il y a continuité, on le reconnaît. Mais il est aussi tout autre, il n’est plus lié aux lois terrestres. Cette expérience des disciples ne relève pas entièrement de notre monde, elle est l’expérience de l’irruption du monde de Dieu dans notre monde. Elle nous renvoie aussi à notre propre devenir au-delà de la mort et nous ouvre à une espérance immense.


Nous pouvons pendant les cinquante jours du temps pascal qui nous conduisent à la Pentecôte proclamer notre allégresse et laisser éclater notre action de grâce en chantant « Alléluia ! » avec toute l’Eglise en fête.