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Dimanche des Rameaux

RameauxLe temps de préparation à la victoire de Pâques qu’est le Carême culmine en cette dernière semaine, la Semaine Sainte inaugurée par la célébration des Rameaux.
Alors que bien des baptisés ont perdu le chemin de l’Eglise, nombreux sont encore ceux chez qui le souvenir des rites du dimanche des Rameaux reste vivant. C’est le dimanche où l’on rapporte pour le placer dans les maisons du buis béni au début de la célébration.
La Messe des Rameaux, en effet, débute par la commémoration de l’entrée triomphale du Seigneur à Jérusalem. Celle-ci nous est rapportée par les quatre Evangélistes, mais c’est à partir des données chronologiques de l’Evangile selon saint Jean que l’on a situé les Rameaux une semaine avant la Résurrection.
Jésus entre dans Jérusalem assis sur un âne, acclamé comme le Roi-Messie par la foule qui porte des branchages et s’écrie : « Hosanna ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! »
Pourtant, l’entrée triomphale de Jésus à Jérusalem va le conduire au sacrifice de la Croix. Le dimanche des Rameaux est aussi le dimanche de la Passion. On y entend la proclamation du récit de la Passion selon saint Matthieu, saint Marc ou saint Luc (suivant qu’il s’agit de l’année liturgique A, B ou C –la Passion selon saint Jean étant toujours proclamée le Vendredi Saint).
Le récit est précédé de deux lectures que relie le Psaume 21. La première lecture où le « Serviteur » d’Isaïe subit violence et outrages, se termine par des mots de confiance. Dans la deuxième lecture, tirée de l’Epître aux Philippiens, la « kénose » du Christ, c’est-à-dire son abaissement jusqu’à la mort sur la Croix, aboutit à sa glorification. Quant au Psaume 21, il s’ouvre sur le cri de déréliction « mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » pour finir dans la confiance et la louange. C’est que le message chrétien est essentiellement un message d’espérance. Il n’évacue pas la dimension obscure de souffrance et de mort de la condition humaine, mais ne s’y enferme pas. En Jésus, la souffrance et la mort n’ont pas eu le dernier mot. Jésus est ressuscité. La totalité du Mystère Pascal qui est notre salut, c’est inséparablement la Passion et la Résurrection de notre Seigneur Jésus.
Accueillons la grâce du salut en suivant notre Seigneur durant cette Semaine Sainte, jusqu’à la lumière de Pâques.