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Fête du Saint Sacrement

célébration de l'eucharistie


Au seuil de la Passion de Jésus, les récits évangéliques nous rapportent la Cène, l’Institution de l’Eucharistie. Dans ce contexte dramatique, on est saisi par la simplicité des paroles et des gestes posés par Jésus. Ces récits nous font percevoir la parfaite lucidité, la paix et l’espérance avec lesquelles Jésus envisage sa Passion, et le sens qu’Il donne à sa mort. Quand Il partage le pain et le vin, son Corps et son Sang, à ses disciples, c’est résolument et en toute liberté qu’Il se donne à eux, et à travers eux, à toute l’humanité. Il se livre au monde dans la confiance en la puissance salvatrice de Dieu et l’assurance de l’efficacité de sa mission.
A la dernière Cène, Jésus anticipe le don de Lui-même qu’Il fera en sa Passion et annonce de façon voilée sa Résurrection. Nous connaissons bien le récit des pèlerins d’Emmaüs, une apparition post-pascale rapportée par saint Luc (Lc 24, 13-35). Jésus ressuscité est reconnu par ses disciples au moment où Il partage de nouveau le pain avec eux. Aujourd’hui encore en toute célébration de l’Eucharistie, c’est Lui, le Seigneur Ressuscité, qui est à la fois Celui qui convie, Celui qui préside et Celui qui se donne en nourriture. La Résurrection nous donne la certitude de la présence du Seigneur dans toutes nos Eucharisties, la certitude de sa présence réelle dans le pain et le vin consacrés.
Lorsque nous nous approchons du Saint Sacrement pour y communier, c’est le Seigneur Jésus Ressuscité que nous recevons, et en Lui cet abîme d’Amour qu’Il nous a manifesté dans l’offrande de sa vie, et nous recevons le gage de notre propre résurrection.
Mais le Corps eucharistique de Jésus est aussi signe de son Corps ecclésial. L’Eucharistie et l’Église sont inséparables. Jean-Paul II dans « Ecclesia de Eucharistia » rappelle que l’Eucharistie consolide l’Église dans son unité de corps du Christ et que l’expérience de fraternité qu’est la participation à la même table crée la communauté entre les hommes. Ce repas partagé doit être un lieu d’unité et de réconciliation : en témoignent les diverses prières de demande de pardon qui jalonnent la célébration de l’Eucharistie. Il doit être un lieu de communion qui implique partage, entraide solidaire, charité. La quête durant la messe, d’ailleurs, nous le signifie et nous invite à étendre cette attitude à toute notre vie.
Par la communion ou l’adoration nous pouvons puiser au Saint Sacrement l’élan d’amour qui donnera sens et plénitude à nos vies.