Retour Accueil
Retour page précédente

« Amen ! »

Télécharger au format pdf

Franchir la porte de la foi avec le Credo

Introduction
Le symbole de foi
Le symbole de la foi dit « économique »
Je crois en Dieu
L'acte de foi
Je crois en Dieu le Père...
Je crois en Jésus-Christ...
... qui a souffert...
Je crois en l'Esprit-Saint
Dans la Sainte Église…
Amen

Lien entre l'Esprit et l'Eglise


Le Credo, comme aussi le dernier livre de l’Ecriture (Ap. 22 ,21) se termine avec le mot hébreu Amen. De même l’Eglise termine ses prières par « Amen ».

« En hébreu, Amen se rattache à la même racine que le mot `croire'. Cette racine exprime la solidité, la fiabilité, la fidélité. Ainsi on comprend pourquoi l' `Amen' peut être dit de la fidélité de Dieu envers nous et de notre confiance en lui.

L'`Amen' final du Credo reprend et confirme ses deux premiers mots : `Je crois'. Croire c'est dire `Amen' aux paroles, aux promesses, aux commandements de Dieu, c'est se fier totalement en Celui qui est l' `Amen' d'infini amour et de parfaite fidélité. La vie chrétienne de chaque jour sera alors l' `Amen' au `Je crois' de la Profession de foi de notre Baptême.

Jésus-Christ lui-même est `l'Amen' (Ap 3,14). Il est l' `Amen' définitif de l'amour du Père pour nous ; il assume et achève notre `Amen' au Père : ``Toutes les promesses de Dieu ont en effet leur `oui' en lui, aussi bien est-ce par lui que nous disons notre `Amen' à la gloire de Dieu'' (2Co 1,20) ». (CEC 1061-1065.)

 

Le logo de l'année de la foi

Logo de la foi
Bordure

L'icône de l'année de la foi

Christ Pantocrator | Année de la foi
Bordure

Chaque mois franchir la porte de la foi avec

La Parole de Dieu
Credo
Porta Fidei
La foi de l'Eglise face aux hérésies

Pour creuser ...

Le Credo
Quizz.: Testez vos connaissance sur la foi.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Acte de foi et Profession de foi

« Je crois - Amen » : dire ces mots, est-ce faire acte de foi ? Le Credo n'est pas à proprement parler un acte de foi, mais la profession externe de la foi intérieure. Sa proclamation présuppose cet acte dont il rend compte, sinon elle est une imposture. Quand je dis : « Je crois en Dieu », je m'adresse aux hommes. Pour pouvoir le faire sincèrement, je dois avoir dit d'abord, en mon cœur et de tout mon cœur : « Mon Dieu, je crois en toi ! »

Croire de cœur et proclamer cette foi sont nécessaires au salut, enseigne S. Paul : « La foi du cœur obtient la justice, et la confession des lèvres, le salut » (Rm 10,10). C'est ce qui se réalise dans le baptême de l'adulte : dans le secret de son cœur et dans l'élan de sa prière, le catéchumène s'est tourné vers Dieu pour lui dire sa foi, puis - sans se détourner de Dieu qui lui est présent - il se tourne vers l'assemblée chrétienne pour confesser devant elle ce qu'il croit.

Je crois - Nous croyons

C'est dans l'Église que le chrétien est appelé à proclamer sa foi. Son : « Je crois », toujours personnel, est englobé dans le « Nous croyons » communautaire de l'Église. Car c'est de l'Église qu'il tient sa foi. La foi ecclésiale précède la foi personnelle. En nous présentant son Credo, l'Église nous indique le contenu de notre foi qui est réponse à l'appel d'un Dieu Père, Fils et Saint Esprit, Seigneur du monde et de l'histoire, qui s'est engagé dans le temps des hommes et a fait Alliance avec eux en les rassemblant dans son peuple.

La foi reçue de l'Église nous met en communion avec tous les croyants. C'est en union avec eux et en leur nom à tous que nous sommes appelés à confesser cette foi. Mais c'est aussi parce que nous sommes soutenus par eux tous que nous pouvons témoigner de notre foi personnelle. Le mot de « Symbole » caractérisant le « Credo » souligne cet aspect ecclésial de la confession de foi.

« Chaque homme ne détient la foi que comme `symbole', comme une pièce incomplète et brisée, qui ne saurait trouver son unité et son intégralité qu'en s'unissant aux autres. Pour réaliser l'union (symballein) avec Dieu, il faut nécessairement passer par l'union (symballein) avec les autres hommes. La foi demande l'unité, elle appelle les frères dans la foi, elle est essentiellement orientée vers l'Église. L'Église est partie intégrante de la foi, dont le sens est la confession commune et l'adoration commune.
Cette découverte nous ouvre encore un horizon nouveau : l'Église, dans sa totalité, ne détient, elle aussi, la foi que comme `symbole', comme une moitié brisée, qui n'est vérité que par sa relation à l'infini, à ce qui est tout autre, et à quoi elle vise au-delà d'elle-même. La foi ne peut s'approcher de Dieu qu'à travers cette brisure infinie du symbole, à travers ce dépassement perpétuel de l'homme. » Ratzinger, Foi chrétienne hier et aujourd’hui, pp. 49-50.)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

FIN

Retour haut de page