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Amos


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Franchir la porte de la foi avec la Parole de Dieu

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Prophète AmosParmi les livres prophétiques de l'AT, le livre d'Amos est le plus ancien. Le ministère d'Amos a commencé, dans la première moitié VIIIe siècle avant J-C. Un siècle et demi auparavant, avait eu lieu le schisme transformant l'empire unifié de David en deux royaumes rivaux : le Royaume de Juda au sud avec Jérusalem et son Temple, le Royaume d'Israël au nord avec Samarie.

 

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Originaire du Royaume du Sud, c'est dans le Royaume du Nord qu'Amos exerce son ministère prophétique. Comme celle de tous les prophètes, sa mission est redoutable : il doit avertir le peuple et ses responsables, dénoncer leurs fautes, user de tous les moyens pour ébranler les cœurs endurcis.
Amos ne s'est pas donné à lui-même cette mission. Il a d'abord mené la vie laborieuse mais somme toute paisible d'un éleveur agriculteur. Mais le Seigneur l'a appelé. « Quand le Seigneur Dieu a parlé, qui refuserait d'être prophète ? » dira-t-il (Am 3,8).
Les oracles qu'il proclame dérangent, on veut le faire taire, le chasser du territoire d'Israël. Qu'il retourne dans son pays cet homme aux propos intolérables! Il s'entend dire : « Va-t-en d'ici avec tes visions, enfuis-toi au pays de Juda ; c'est là-bas que tu pourras gagner ta vie en faisant ton métier de prophète. Mais ici, arrête de prophétiser ! » (Am 7,12-13)

 

Mais Amos est fort de sa foi en son Dieu pour le service duquel il a tout sacrifié : son métier, sa sécurité, sa réputation même. Il sait qu'il tient du Seigneur son message lorsqu'il porte à des hommes récalcitrants des paroles de vérité. C'est pourquoi il reste déterminé dans son engagement de prophète et son langage est sans détour pour mettre en lumière les égarements.
Tandis que le Royaume du Nord connaît une période de prospérité et de tranquillité vis-à -vis de ses possibles envahisseurs alentour, une bonne partie de la classe aisée est tombée dans la débauche. C'est dans ce contexte qu'Amos dénonce la corruption, les injustices sociales, les abus commis par les puissants à l'encontre des pauvres:
« ils vendent le juste pour de l'argent, le pauvre pour une paire de sandales, ils écrasent la tête des petites gens dans la poussière » (Am 2,6-7)
« vous dites : nous allons diminuer les mesures, augmenter les prix, et fausser les balances ; nous pourrons acheter les malheureux pour un peu d'argent... » (Am 8,5-6)

 

Amos en est convaincu, défendre les droits des pauvres c'est défendre les droits de Dieu, et l'improbité va de pair avec l'oubli de Dieu. Or Dieu seul peut protéger Israël des agresseurs qui l'entourent. Ceux-ci se préparent silencieusement à l'assaillir mais aucun, parmi ces puissants anesthésiés par la jouissance des plaisirs de ce monde, ne s'en doute, aucun n'a recours au Seigneur.
Amos, qui a le devoir de les avertir, n'use pas de paroles lénifiantes :
« couchés sur des lits d'ivoire, vautrés sur leurs divans, ils mangent les meilleurs agneaux du troupeau, les veaux les plus tendres... ils boivent le vin à même les amphores, ils se frottent avec des parfums de luxe, mais ils ne se tourmentent guère du désastre d'Israël! C'est pourquoi maintenant ils vont être déportés, ils seront les premiers des déportés ; et la bande des vautrés n'existera plus. » (Am 6,4-7)

 

Il est des situations ou les actions des hommes contredisent absolument le plan divin. Le prophète qui entre dans les vues de Dieu doit alors assumer sa part de solitude et de persécution pour délivrer un message de vérité de la part de Dieu.

 

Dans notre monde contemporain, en dénonçant l'hédonisme et le consumérisme qui règnent dans nos sociétés occidentales, avec les injustices et les inégalités qui en découlent, l'Eglise ne relaie-t-elle pas la fonction prophétique qui fut celle d'Amos ? Faut-il alors s'étonner de la voir vilipendée ?



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