Retour Accueil
Retour page précédente

Esquisse d’un parcours pour comprendre
les contenus de la foi et l’acte même de croire

Télécharger au format pdf.

Franchir la porte de la foi avec Porta Fidei

Introduction
Esquisse d’un plan de « Porta fidei »
Théologie de l'Introduction
Le Renouveau de l'Eglise
Confesser la foi : le Credo
Esquisse d’un parcours ...
Le catéchisme de l’Eglise catholique
Parcourir l'histoire de notre foi
Intensifier le témoignage de la charité
Rechercher la foi qui est une compagne de vie

Bordure

Texte de Porta Fidei

Porta Fidei n°10

PentecôteCe paragraphe 10 est d’une importance capitale : il vient préciser ce qui était annoncé aux nos 6 et 7 ; en finale du n°7 , Benoît XVI proposait les écrits de St Augustin pour trouver aujourd’hui encore « le juste parcours pour accéder à la « porte de la foi ». Le début de notre n°10 se raccroche directement ; Benoît XVI commence ainsi :
« Je voudrais, à ce point, esquisser un parcours qui aide à comprendre de façon plus profonde les contenus de la foi et l’acte par lequel nous décidons de nous en remettre totalement à Dieu en pleine liberté. » On peut dégager
deux parties dans ce passage, appuyé sur Rm10,10 :
« La foi du cœur obtient la justice,
Et la confession des lèvres le salut. »

Le logo de l'année de la foi

Logo de la foi
Bordure

L'icône de l'année de la foi

Christ Pantocrator | Année de la foi
Bordure

Chaque mois franchir la porte de la foi avec

La Parole de Dieu
Credo
Porta Fidei
La foi de l'Eglise face aux hérésies

Pour creuser ...

Le Credo
Quizz.: Testez vos connaissance sur la foi.

1. La foi, une affaire de cœur
Relisons Actes 16, 13 à 15 : l’histoire est très vivante et nous présente une certaine Lydie qui écoute attentivement les paroles de Paul ! Luc écrit : « Le Seigneur lui ouvrit le cœur de telle sorte qu’elle s’attacha aux paroles de Paul. »

Nous voyons bien dans ce récit que la connaissance des contenus à croire n’est pas suffisante si ensuite le cœur, «authentique  sanctuaire de la personne, n’est pas ouvert par la grâce… »
Autrement dit, la foi n’est pas d’abord une question intellectuelle, un « savoir » de notre intelligence, des dogmes ou des vérités à connaître et dont on doit pouvoir répondre…

 

La foi, comme la lettre Porta Fidei le dit dès le début, est la Rencontre avec Quelqu’un, avec le Christ vivant, le Seigneur ressuscité ; la foi, « c’est décider d’être avec le Seigneur pour vivre avec lui ».
Nous avons ici une magnifique définition du chrétien ! Ce « être avec Lui » nous fait comprendre les raisons pour lesquelles on croit ! Le témoignage de ceux qui se sont convertis au Christ à l’âge adulte est souvent très fort car Jésus le Christ est vraiment pour eux Quelqu’un qu’ils ont « rencontré», qui est leur meilleur ami et avec qui ils vivent tout au quotidien.
Il faut, par ailleurs comprendre le mot « cœur » au sens biblique : c’est l’homme dans sa plus grande profondeur, c’est sa personne profonde, son intériorité, le lieu intime, au fond de lui-même, où Dieu habite depuis le baptême.

 

Ainsi la vie chrétienne se présente d’abord comme une histoire d’amour : Dieu nous a tellement aimés qu’Il nous a donné son Fils ; Jésus est le Fils de Dieu fait homme, Il est l’unique médiateur entre Dieu le Père et les hommes pécheurs et Il est venu nous dire toute la tendresse de Dieu pour nous ; par son amour et le don de lui-même jusqu’au bout, jusqu’à la mort sur la croix, Il nous a sauvés du mal, du péché, de notre égoïsme foncier, de notre orgueil originel et toujours renaissant, Il nous a sauvés définitivement de la mort spirituelle qui est l’absence de Dieu !
Il est l’Emmanuel, c’est-à-dire « Dieu-avec-nous ». Et notre cœur profond est comme un sanctuaire dans lequel Dieu habite réellement.

 

2. La « confession » ou profession de foi
Dans le langage chrétien courant, le mot « confession » n’évoque le plus souvent que le sacrement de réconciliation et le confessionnal où l’on va avouer ses péchés….Mais ce sens est très limité et dérivé de son sens originel beaucoup plus vaste et intéressant !

 

Dans le Nouveau Testament et dans toute la Tradition chrétienne, depuis ses origines, la « confession de foi » est la proclamation publique et officielle de sa foi dans le Christ sauveur ; c’est ce qui a valu à bien des chrétiens, dans les premiers siècles de persécutions et encore aujourd’hui dans certains pays opposés au Christianisme, de mourir « martyrs », c’est-à-dire, au sens étymologique « témoins » du Christ. Confesser sa foi, c’est proclamer haut et fort les grandeurs de Dieu et de son amour pour les hommes ; on peut dire que le verbe « confesser » rejoint celui de « professer sa foi ».

« L’Eglise au jour de la Pentecôte montre de toute évidence cette dimension publique du croire et du fait d’annoncer sans crainte sa propre foi à toute personne. C’est le don de l’Esprit Saint qui habilite à la mission et fortifie notre témoignage, le rendant franc et courageux ».

 

La profession de foi elle-même est un acte à la fois personnel et communautaire.
La foi est un acte personnel : la réponse libre de l’homme à l’initiative de Dieu qui se révèle. Mais la foi n’est pas un acte isolé. Nul ne peut croire seul, comme nul ne peut vivre seul ! Nul ne s’est donné la foi à lui-même comme nul ne s’est donné la vie à lui-même !
Le croyant a reçu la foi d’autrui, il doit la transmettre à autrui. Notre amour pour Jésus et pour les hommes nous pousse à parler à autrui de notre foi. Chaque croyant est ainsi un maillon dans la grande chaîne des croyants depuis Abraham notre père…Je ne peux croire sans être porté par la foi des autres, et, par ma foi, je contribue à porter la foi des autres.

« Je crois » : c’est la foi de l’Eglise professée personnellement par chaque croyant, principalement lors du baptême.
« Nous croyons » : c’est la foi de l’Eglise confessée par les évêques rassemblés en Concile, ou plus généralement par l’assemblée des croyants réunie pour la liturgie.

« Je crois » : c’est aussi l’Eglise, notre Mère, qui répond à Dieu par sa foi et qui nous apprend à dire : « je crois », « nous croyons ».

 

C’est d’abord l’Eglise qui croit, et ainsi porte, nourrit et soutient ma foi. C’est d’abord l’Eglise qui, partout, confesse le Seigneur ! Dans la prière eucharistique, nous disons : « Regarde, Seigneur, la foi de ton Eglise…. » Avec elle et en elle , nous sommes entraînés et amenés à confesser, nous aussi : « je crois », « nous croyons ».
C’est par l’Eglise que nous recevons la foi et la vie nouvelle dans le Christ, dans le baptême, porte de la foi !
Dans le rituel du baptême, le ministre demande au catéchumène : « Que demandes-tu à l’Eglise de Dieu ? » Et la réponse : « la foi ». « Que te donne la foi ? » réponse : « la vie éternelle ».
C’est ainsi que nous disons que l’Eglise est notre mère et qu’elle nous éduque dans la foi.

 

En effet, la connaissance des contenus de la foi est essentielle pour donner notre propre assentiment, c’est-à-dire adhérer pleinement avec notre intelligence et notre volonté à tout ce qui est proposé par l’Eglise.
La connaissance de la foi introduit à la totalité du mystère salvifique révélé par Dieu. Ainsi, quand on croit, on accepte tout le mystère de la foi, parce que Dieu lui-même qui se révèle et qui nous manifeste un amour immense et mystérieux, est lui-même garant de la vérité de ce qu’il nous dit.

 

Benoît XVI est très soucieux des personnes très nombreuses qui, dans notre société actuelle, sont sincèrement en recherche du sens ultime et de la vérité définitive sur leur existence et sur le monde. Cette recherche est un authentique « préambule » à la foi car elle met les personnes sur le chemin qui conduit au Mystère de Dieu. Cette exigence intérieure est inscrite de façon indélébile dans le cœur de l’homme…et nous cherchons Celui qui est déjà venu à notre rencontre !...

La foi nous invite justement à cette Rencontre et nous y ouvre pleinement.





A suivre ...

Retour haut de page