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La méditation

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Je laisse remonter en ma mémoire des passages de l'Écriture qui vont éclairer ou faire écho à ce texte. Par exemple : je lis le livre de la Genèse. J'arrive au chapitre 16. Il s'agit du récit des démarches de Saraï, stérile, pour obtenir un enfant par le biais d'Agar sa servante. Je remarque alors des analogies avec le récit de Genèse 3 au plan du vocabulaire :
Gn. 16,2 : « Et Abraham écouta la voix de sa femme » // Gn. 3, 17 : « Parce que tu as écouté la voix de ta femme et que tu as mangé de l'arbre dont je t'avais interdit de manger ... »
Gn. 16, 3 : « […] Sa femme, Saraï prit Agar l'Égyptienne, sa servante, et la donna pour femme à son mari Abram » // Gn. 3, 6 : « Elle prit de son fruit et mangea. Elle en donna aussi à son mari [...] »
Gn 16 : le résultat aboutit à une perturbation des relations entre Saraï et Agar et entre Saraï et Abraham : Saraï prend à parti Abraham  : « Que Dieu soit juge entre toi et moi ». // Gn 3 : les relations humaines sont perturbées entre Adam et sa femme, entre l'homme et la nature. Et c'est Dieu qui est juge entre Adam, la femme et le serpent.
Je médite alors sur le sens de ces parallèles (il y en aurait encore d'autres à relever). Je comprends que le récit de Gn 3 est le « type » de tout péché. Gn 16 développe en récit concret le récit symbolique de Gn 3. Gn 16 est une forme du « péché » de Gn 3 : celui de se passer de Dieu, d'agir par soi-même sans Dieu, d'obtenir par soi-même ce que Dieu est censé ne pas vouloir donner : être comme des dieux en Gn 3, avoir un enfant en Gn 16, 2. Dans les deux cas, il y a erreur. Dieu voulait faire des hommes des dieux, la Bible en son entier en témoigne, et Il avait le projet de donner à Abram et Saraï un enfant. Il l'avait promis auparavant à Abram (Gn 13, 16, 15, 4-5).

« L'écriture entière est comme une lyre ; une corde ne produit pas de son harmonieux par elle-même, mais en union avec les autres ; ainsi chaque passage de l'écriture est en relation nécessaire avec un autre, ou plutôt à un passage s'en réfèrent milles autres. » saint Bonaventure, In Hexamaeron, coll. 19, 7. de. Quarrachhi, t.5, p.421.

Ce type de méditation doit se faire dans la prière et l'Esprit-Saint pour qu'elle porte des fruits intérieurs. Il ne s'agit pas d'un jeu intellectuel, ni d'aborder la Bible avec une mentalité de devinettes.
Je peux m'aider des notes marginales de renvoi1 mais elles ne sont pas exhaustives et ne sont pas toujours les plus judicieuses.

 

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1 Les notes marginales sont les références des textes ou versets bibliques parallèles à un passage ou un verset donné auxquels les Bibles renvoient. Elles sont placées dans les marges ou en note de bas de page,