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La prière

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La lectio divina : application d'une méthode ?

Auteurs spirituels

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Ayant goûté la moelle du texte, m'étant imprégné de la Parole, la prière naît spontanément en moi. Rendu réceptif au Seigneur par la Parole, je laisse plus facilement l'Esprit-Saint guider ma prière. J'entre alors dans la louange, dans la prière de demande pour les autres ou pour moi.
M'adressant au Seigneur je peux lui demander le sens d'un verset ou d'un passage. La démarche n'est pas la même que celle que nous avons décrite plus haut et qui consistait à interroger le texte. Quand j'interroge le texte, je cherche dans le texte une réponse, quand j'interroge le Seigneur, je demande une lumière intérieure pour comprendre le verset. L'adoption de l'une ou l'autre façon est dictée par le type même du questionnement. S'il s'agit d'un verset que je trouve obscur, j'interroge le texte. S'il s'agit d'un verset que je cherche à comprendre par rapport à mon vécu, pour le faire passer dans ma vie, j'interroge le Seigneur.
Par exemple, lisant l'évangile de Luc, j'arrive au verset : « Car quiconque s'élève sera abaissé, et celui qui s'abaisse sera élevé » (Lc. 14, 11). A ce moment, j'ai justement  à vivre une situation d'humiliation. Je cherche alors dans ce verset le sens de ce que je vis en ce moment précis. Je m'interroge, de quelle « élévation » Jésus parle-t-il quand il promet à celui qui s'abaisse d'être élevé ? Le Seigneur étant hostile à toute élévation humaine qui n'est que du vent et de l'apparence, il ne peut s'agir d'une élévation aux regards des hommes. Les promesses de Dieu ne vont jamais dans ce sens1. J'interroge alors le Seigneur et je lui demande Sa lumière. Il peut alors m'éclairer et me donner de comprendre que l'élévation en question est d'ordre intérieur et donc bien réelle, contrairement à l'élévation humaine. La formulation « sera élevé » indique que c'est Dieu qui agit, le Christ promet donc une action de Dieu en ma vie pour m'élever. Je comprends que lorsque Dieu élève l'homme, il le glorifie selon le vocabulaire de l'évangile de Jean2. Le Christ sur la croix est abaissé aux yeux des hommes mais en réalité Il est élevé, Il est glorifié par le Père. Vivant une situation d'humiliation, grâce à la force de la Parole de Dieu je peux faire l'expérience d'être élevé, glorifié dans mon être profond, mon être d'éternité. L'humiliation à ce moment peut même ne plus me toucher car je me situe à un autre plan de l'existence, j'« expérimente » ma glorification intérieure. Ceci est un exemple de questionnement qui rejoint l'expérience concrète d'un homme à un moment donné de sa vie. Il reçoit la lumière du Seigneur dans le contact à la Parole et la prière.

Suite

1 Si dans l'Ancien-Testament, le Seigneur promet parfois la richesse, la gloire, le Christ, Lui ne fait jamais cette promesse. De plus dans l'Ancien-Testament, la richesse ou la gloire promise ont toujours un sens spirituel qui dépasse l'aspect strictement « matériel » de la promesse. Elles sont comme une « matérialisation » de la bénédiction de Dieu pour un homme et sa descendance.

2 « Il faut que le Fils de l'homme soit élevé » Jn 3, 15. L'évangile de Jean désigne ainsi la crucifixion. La croix étant dressée, le crucifié était physiquement « élevé », dressé entre ciel et terre. « Lorsque vous aurez élevé le Fils de l'homme, vous connaîtrez que je suis » Jn 8, 28. L'expression « je suis » renvoie à la révélation du nom de Dieu dans le buisson ardent en Ex 3, 14.