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Révélation du Cœur de DIEU

Une lecture du livre d'Osée

Introduction
Osée en son temps
Osée en sa vie privée
La question du mal, du malheur
Face au mal, quelle réaction divine ?
Face au mal, quel désir divin ?
Les trois facettes de l'amour divin
Révélation du Cœur de DIEU
Osée dans l'Ancien testament
Osée et Jésus
JESUS au delà d'Osée
Et nous dans tout cela ?

Le prophète Osée

 


Dans le livre d'Osée, DIEU dévoile son cœur. Approchons nous donc de celui-ci durant ce mois d'avril :

Le cœur de Père : Os 11/1-4

'Quand Israël était enfant, je l’aimai, et de l’Égypte j’appelai mon fils. Mais plus je les ai appelés, plus ils se sont écartés de moi ; ils ont sacrifié aux Baals et fait fumer des offrandes devant les idoles. Moi, pourtant, j’apprenais à marcher à Ephraïm, je les prenais dans mes bras et ils n’ont pas compris que je prenais soin d’eux ! Je les menais avec de douces attaches, avec des liens d’amour ; j’étais pour eux comme celui qui élève un nourrisson tout contre sa joue, je me penchais vers lui et lui donnais à manger.'

 

Israël est ici le Fils, Osée développant Exode 4/22 : 'Alors, Moïse dira à Pharaon : Ainsi parle YAHVE : mon fils premier né, c'est Israël. Je t'avais dis : « Laisse aller mon fils, qu'il me serve. » Puisque tu refuses de le laisser aller, eh bien, moi, je vais faire périr ton fils premier-né.' Pour Osée, Israël est ce jeune Fils appelé par l'amour divin à quitter la terre d'esclavage et de mort, d'où la magnifique description de la geste divine pour Israël (je choisis ici la traduction de Chouraqui) : 'j'ai mis sur pied Ephraïm, je l'ai pris sur mes bras, je les tirais à cordes humaines (DIEU s'abaisse en se mettant à la portée de l'homme, en prenant des moyens humains, en s'adaptant à l'homme), à torsades d'amour, je suis pour eux comme un leveur de joug sur les bajoues (cette traduction appuie sur la libération apportée par DIEU tandis que la traduction de la BJ 'j’étais pour eux comme celui qui élève un nourrisson tout contre sa joue', en gardant l'image d'Israël-enfant, nous met en présence de DIEU qui assume pleinement sa responsabilité de Père), tendu vers lui (superbe vision de ce DIEU penché, tendu vers l'homme), je le nourris.'
Le cœur de DIEU est pleinement paternel, et l'on lit, en ces versets, toute l'attention, la sollicitude qui l'habite, sollicitude paternelle... aux traits quelque peu maternels aussi.


11/7-9 : le cœur vulnérable

'Mon peuple est suspendu de son infidélité ; ils invoquent Baal, mais il ne les relève pas. Comment t’abandonnerais-je, Ephraïm ! te livrerais-je, Israël ? Comment te traiterais-je comme Adama, te rendrais-je semblable à Ceboïm ? Mon cœur en moi se retourne, toutes mes entrailles frémissent. Je ne donnerai pas cours à l’ardeur de ma colère, je ne détruirai plus Ephraïm, car je suis DIEU et non pas homme ; au milieu de toi je suis LE SAINT, et je n’aime pas à détruire.'

"Le peuple est suspendu, accroché à son infidélité, au reniement de DIEU", on lit ici la terrible plainte de DIEU. Celui-ci s'interroge ; il ne dit pas 'Que vais-je lui faire ?' mais 'Comment le faire ?' et ce 'comment' est répété pour nous faire entrer plus avant dans le drame intérieur de DIEU. Ce peuple ressemble, par son apostasie, à Adama et Ceboïm, les villes culbutées, bouleversées, mises en ruine. Le vrai DIEU, comment pourrait-il commettre ce mal : donner, livrer Israël (sous-entendu au bouleversement, à la ruine) comme Adama et Céboïm? 'Mon cœur en moi est bouleversé'. Ce mot est précisément celui qui est employé en Dt 29/22 pour la destruction des cités coupables. Comment bouleverser Israël ? Cette seule pensée retourne, chamboule, bouleverse le cœur de DIEU ; et l'homme, en place de la ruine qui devait l'atteindre, reçoit l'inouïe révélation du cœur maternel de DIEU dont les entrailles frémissent de miséricorde, de ce DIEU qui maîtrise sa colère parce qu'il est le Saint, donc le non violent, tellement différent de l'homme.

DIEU ne vient pas contre l'homme. Cet Être divin qui, sous la plume d'Osée exprime sa haine du mal, son immense colère devant le péché mortifère de l'homme, son ardent désir de l'homme, son espérance folle qu'il revienne, sa passion amoureuse, son indicible miséricorde... ce DIEU est pour l'homme, 'au milieu de lui' (BJ), 'à l'intérieur de lui' (Bible interlinéaire), 'en ses entrailles' (Chouraqui).

'Moi, pourtant, j’apprenais à marcher à Ephraïm, je les prenais dans mes bras... Je les menais avec de douces attaches, avec des liens d’amour' (Osée 11/3-4)

 

j’apprenais à marcher à Ephraïm

 

J'aimerais que la dernière page (d’août) de ces rencontres autour d'Osée reflète vos lumières, joies et découvertes du livre d'Osée.
Si donc vous le souhaitez, pourriez-vous nous envoyer une petite phrase d'Osée que vous avez aimée, et éventuellement quelques lignes d'explications pour mieux nous partager votre enthousiasme.
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