
Dimanche de Pâques — Année A
Pour vivre en profondeur votre liturgie du Dimanche nous vous proposons d’en méditer ci-dessous les textes avec une sœur de Venière
Les lectures :
-1ere lecture : Actes des Apôtres 10,34 a + 37-43
-2eme lecture : Colossiens 3,1-4
-Évangile selon saint Jean 20,1-9
Tout d’abord lire:
Lire plusieurs fois paisiblement. L’idéal serait, comme les moines depuis des siècles, de recopier les textes, à la main bien sûr, pour les faire entrer jusque dans notre corps. Mais bon! …nous n’avons pas toujours le temps.
Puis se poser quelques questions, à propos des textes d’abord:
Pâques !
Les cloches de retour carillonnent à tous les vents : “Ressuscité ! Christ est ressuscité : En vérité il est ressuscité !”.
Inutile de chercher un autre “mot crochet” pour agrafer entre eux les lectures de ce Dimanche des Dimanches. Mais il y a bien d’autres questions à se poser.
Dans la première lecture, celle des Actes des Apôtres :
Pourquoi Pierre résume-t-il toute la vie terrestre de Jésus avant d’annoncer la Résurrection ?
Sur quel mot insiste-t-il ?
Pourquoi Jésus ressuscité ne se montre-t-il pas “à tout le peuple” ?
Dans l’Évangile :
Deux mots, deux verbes, reviennent plusieurs fois. N’allez pas les chercher comme des œufs dans le jardin, nous vous les offrons : “courir” et “voir“.
-“Courir” : Marie-Madeleine, Pierre et son compagnon courent.
Qu’est-ce que peut indiquer cette insistance sur la course ?
L’autre disciple, celui que Jésus aimait” court plus vite que Pierre. pourquoi ?
Ne répondez pas que c’est parce qu’il est plus jeune : c’est possible, mais c’est une réponse trop courte, et pas très respectueuse de la profondeur symbolique de l’Évangile de Jean où tous les détails ont un sens fort.
Mais “il n’entre pas“, et laisse Pierre entrer le premier. Qu’est-ce que cela peut vouloir dire ?
-“Voir” : Qu’est-ce que “voit” Marie-Madeleine et qu’est-ce qu’elle en conclut ?
Qu’est-ce que voit Pierre ? Est-ce qu’il voit seulement en passant ? Est-ce qu’il en conclut quelque chose ?
Et “l’autre disciple” ? Il voit la même chose, mais quel est l’effet sur lui, et pourquoi sur lui ? Pourtant, sur quoi s’appuie la foi des apôtres en la Résurrection, d’après le dernier verset ?
Et dans le dernier verset de la première lecture, sur quoi s’appuyait la foi ?
Y a-t-il un rapport ?
Dans le passage de saint Paul (nous avons choisi le texte des Colossiens) :
Quelle est la perspective particulière par rapport à la Résurrection ?
Enfin, s’interroger soi-même, avec l’Esprit Saint.
PROPOSITIONS DE RÉPONSE
Le passage des Actes des Apôtres.
Pierre rappelle en résumé la vie de Jésus sans doute pour insister sur le fait que c’est bien ce même Jésus, cet homme qui a vécu parmi les hommes, et qui, sur cette terre, “faisait le bien”, c’est le même qui est mort et ressuscité. C’est pourquoi les mots sur lesquels il insiste sont “témoins…témoigner…témoignage”.
Les Apôtres sont d’abord “témoins de tout ce qu’il a fait dans le pays des Juifs et à Jérusalem” , ils ont été ses compagnons, ont entendu ses enseignements et vu ses miracles. Puis il leur est apparu “après sa résurrection d’entre les morts”, à eux, en tant que les “témoins que Dieu avait choisis d’avance” de cette résurrection. Enfin, ils doivent maintenant “témoigner que Dieu l’a choisi comme Juge des vivants et des morts”. Triple témoignage qui porte sur le passé, le présent et un avenir qui est celui de la fin des temps, donc un témoignage de foi. Triple témoignage qui n’en fait qu’un car il condense la totalité du Mystère du Christ, et la totalité du Mystère du salut que Dieu donne aux hommes. Mais il faut le compléter par le dernier”témoignage” de ce texte, celui que rendent “les prophètes” : “Tout homme qui croit en lui reçoit par lui le pardon des péchés“.
Pourquoi le Ressuscité ne se montre-t-il pas “à tout le peuple”, mais seulement aux femmes et aux Apôtres, à ses amis qui l’ont suivi sur les routes de Judée et de Galilée ?
Nous avons déjà répondu en partie, puisque nous venons de voir qu’ils doivent témoigner que Jésus est le même avant et après sa résurrection. mais cela ne suffit pas et il faut aller plus loin. Jésus se montre à ses amis, oui, et non à ses ennemis, à ceux qui l’ont fait mettre à mort. On peut en conclure deux choses :
- Jésus ne cherche pas le triomphe, le “je vous l’avais bien dit”, le “happy end”, il ne se montre pas pour se montrer, mais pour montrer la puissance de la Vie, l’amour de Père.
- Seuls peuvent le voir ceux qui l’aiment, qui le pleurent, et qui ont le cœur assez ouvert et assez brûlant pour le reconnaître (rappelez-vous les pèlerins d’Emmaüs qui ont du mal à l’identifier, ou, pour rester dans saint Jean, le chapitre 21, les disciples au bord du lac), ceux qui croient en Lui.
Le passage évangélique :
–Courir :
“Elle court donc trouver Pierre…” Elle est soudain poussée par l’urgence : “On a enlevé le Seigneur de son tombeau et nous ne savons pas où on l’a mis…” Urgence de l’inquiétude, de la stupéfaction, et urgence de la recherche, car Jésus, malgré l’échec apparent de la crucifixion, reste pour elle, “le Seigneur”, le Maître bien-aimé. Urgence de l’amour. mais peut-être aussi urgence née d’une obscure espérance, encore informulée. Il s’est passé quelque chose, elle ne formule qu’une hypothèse d’enlèvement, mais “elle court”, comme s’il y avait quelque chose à faire – à espérer ?
“Ils couraient tous les deux ensemble…” Ce sont des hommes, et déjà comme les responsables de la petite communauté des disciples, ils doivent vérifier ces dires féminins – mais ils pourraient en rire, ou aller voir posément. Là encore, espérance informulée ? Et urgence de l’amour pour ce Maître qu’ils ont abandonné, renié ? A Pâques, tout le monde court, parce que quelque chose de nouveau, d’incroyable, est en train de se produire. Et qu’on ne peut rester assis dans le deuil et les larmes. L'”autre disciple, celui que Jésus aimait” court plus vite. Quelle que soit son identité personnelle, il est ici la figure de tout disciple “que Jésus aime”, de celui qui est lié au Christ par le lien de l’amour le plus fort, et que cette urgence de l’amour le pousse plus vite, que le Seigneur l’attire à tout vitesse. Non pas que Pierre soit exclu de cet amour, bien au contraire, mais il a une autre fonction dans l’Église (voir le chapitre 21 de Jean là encore), il est Pierre, le pasteur ; “l’autre disciple” est le symbole de tout disciple aimé et aimant, qui court au-devant de Jésus. Il est la figure de chacun de nous dans sa quête du Seigneur., et nous pouvons dire, comme la Fiancée du Cantique des
Cantiques à son Bien-Aimé : “Attire-moi sur tes pas, courons…”
Mais “il n’entre pas”, il s’efface pour laisser entrer Pierre le premier. Quel que soit le lien personnel de tout chrétien avec le Seigneur, demeure toujours la médiation de l’Église, de la communauté entière des baptisés autour de Pierre. Il ne s’agit d’ailleurs pas ici tant de primauté que de responsabilité dans le témoignage : “Il entre dans le tombeau, et il regarde…” C’est lui qui devra ensuite, au nom de tous les Apôtres, prendre la parole et raconter ; nous rejoignons ici al 1ère lecture.
– Voir :
Que voit Marie-Madeleine ? “Elle voit que la pierre a été enlevée du tombeau” : elle voit un tombeau ouvert, pas même un tombeau vide, du moins on ne nous dit pas qu’elle y est entrée pour voir. Elle a deviné, soupçonné, elle a craint, et cela a suffi à la mettre en mouvement pour aller chercher des frères. Un tombeau ouvert, ce n’est pas un signe clair, et cela ne suffit pas pour croire, mais peut-être déjà pour espérer, sans le savoir, que quelque chose de neuf a commencé, que la pierre de la mort a été roulée du destin de l’humanité.
Que voit Pierre ? A peine plus, mais lui, il “regarde”, il fait attention, il dresse un constat :”le linceul resté là, et le linge qui avait recouvert la tête, non pas posé avec le linceul, mais roulé à part à sa place” . Autrement dit : l’absence du corps, les signes de la mort abandonnés sur place, mais en bon ordre, en paix, et non comme après un enlèvement. Des indices étranges, mais dont il ne tire aucune conclusion, on pourrait dire avec les mots de l’Évangile de Luc lors de la Vigile Pascale , qu'”il s’en retourna chez lui, tout étonné de ce qui était arrivé”
Que voit l’autre disciple. Rien d’autre, mais lui : “il vit et il crut”. Sa foi ne vient pas uniquement de ces signes, ceux-ci en sont le déclencheur, mais sa foi vient de l’intérieur, et de cet amour qui le relie à Jésus – et elle va lui permettre, à lui et à tous les disciples de “voir” “que, d’après l’Écriture, il fallait que Jésus ressuscite d’entre les morts”.
Double regard et double témoignage, qui rejoignent la fin de la 1ère lecture. car c’est “l’Écriture”, l’Ancien Testament, qui permet de comprendre, de lire les signes de la vie, de la mort et de la résurrection de Jésus. Nous sommes ici devant une structure fondamentale de la transmission de la foi en christianisme : autorité de l’Ancien Testament perçu comme annonçant le Christ, autorité du Nouveau Testament comme témoignage des Apôtres sur Jésus, et grâce de la foi qui fait tout relire, relier et voir.
Le passage de la Lettre aux Colossiens :
Sa perspective particulière est de parler de notre propre résurrection, qu’il affirme comme étant déjà effective “avec le Christ”, en lui. La Résurrection de Jésus est présentée comme entraînant déjà la nôtre, mais nous sommes dans la situation bien connue du “déjà là” et “pas encore”. Baptisés, nous sommes “morts avec le Christ”, nous avons été plongés dans sa mort, pour renaître dans sa vie, mais notre vie “reste cachée avec lui en Dieu” et nous ne vivrons dans la plénitude de sa gloire que lorsqu’il reviendra.
En attendant, Paul tire quelques conséquences pratiques pour notre vie présente en nous exhortant à rechercher “les réalités d’en-haut”, à tendre “vers les réalités d’en-haut, et non pas vers celles de la terre” Ce qui ne signifie pas que nous devons marcher les yeux fixés au ciel, vers le “spirituel” sans regarder où nous mettons les pieds de notre vie quotidienne, au risque de piétiner les plates-bandes des voisins – mais que nous devons rechercher l’essentiel et non l’accessoire ou le superflu, que le désir profond de notre cœur doit être de tendre, non vers les biens de consommation, ou l’ambition, ou le pouvoir… mais vers notre cœur profond où Dieu habite, car “c’est là qu’est le Christ, assis à la droite de Dieu”
Avec l’aide du Saint-Esprit, se poser des questions sur soi en face de ces textes
“Christ est ressuscité” !
Est-ce que j’y crois vraiment ?
Est-ce que cela change quelque chose dans ma vie ?
Est-ce une source de joie ?
Je suis ressuscité avec le Christ, moi ? C’est vrai ? Est-ce que j’y crois ?
Qu’est-ce que cela change dans ma vie ?
Et mon prochain, ma voisine, mon époux, mon épouse, mon patron, ma belle-mère, le boulanger, le percepteur, … ils sont ressuscités avec le Christ. Est-ce que j’y crois ? etc.
Joyeuses Pâques à tous !
Année 2026
5-6 Mars : visite de Frère José-Maria de La Bouenza, Congo Brazzaville, en séjour à la Pierre-Qui-Vire où il est venu pour suivre la session d’ « Ananie ».
C’est la joie des sœurs de notre fondation, « Notre Dame de l’Eau Vive », de le retrouver après tant d’années.
Frère José–Maria est témoin d’une histoire partagée.
En effet de 1989 à 1998 notre communauté s’était lancée dans l’aventure de la fondation d’un monastère à 3 km de celui des frères de la Pierre qui-Vire à La Bouenza.
Neuf années d’un élan généreux et plein d’espérance pour la transmission de la vie monastique dans ce pays, où nous avons fait « sortir de terre » un petit monastère et accueilli les premières vocations dans le souffle de l’Esprit…
Hélas les violences et destructions, dues aux crises politiques et guerres civiles, nous ont obligé à quitter le pays en urgence. Le monastère fut saccagé et irrécupérable.
Mais les semences de vie de « Notre Dame de l’Eau Vive » demeurent fécondes dans le mystère de l’Église.
Les frères ont pu y retourner 10 ans après et Frère José-Maria nous a présenté la communauté actuelle de La Bouenza, d’une quinzaine de frères, avec quatre novices qui se forment à Dzobegan (Togo) et trois postulants.
Il nous a partagé ensuite, avec simplicité, son expérience de la session et ce qui l’a touché profondément.
Les sœurs travaillent!
Le 26 février, l’après-midi nous réunit à nouveau avec Stéphane Delbecque et Clotilde, nièce de Sr Dominique, pour un atelier, toujours interactif, qui nous a mises en mouvement : ce fut un voyage au cœur de la motivation, qui a permis à chacune de mieux se connaître et comprendre pourquoi elle réagit de telle et telle manière ; mais aussi de mieux saisir pourquoi les autres réagissent parfois différemment, ce qui est irritant ! Nous avons reçu les clés d’une communication plus ajustée, en étudiant les six moteurs qui font agir tout un chacun. Excellent pour la construction de notre vie commune.





« Le samedi 14 février,
Sr. Elisabeth, Sr. Marie-Elie et Sr. Marie-Astrid se sont rendues au sanctuaire de l’Enfant Jésus à Beaune pour préparer avec nos sœurs Carmélites de l’Enfant Jésus, une exposition/vente de nos produits artisanaux ainsi que ceux d’autres communautés religieuses.
Cette exposition aura lieu au sanctuaire les 8-9-10 mai prochain. Inaugurant ainsi un « marché de Pâques » qui ferait pendant à celui de « marché de Noël » !
La journée fut très constructive et fraternelle.
Mère Uberta nous a fait découvrir le sanctuaire, trésor caché de Beaune !
Nous confions ce projet au Petit-Roi de Grâce ainsi qu’à vos prières. “
Ce 20 janvier : Nous accueillons à Béthel la rencontre œcuménique organisée par Jean-Louis Hivernat, diacre permanent, délégué diocésain à l’œcuménisme.
Après l’office de None chanté avec nos hôtes, nous écoutons le témoignage de Franck Beaudet, paroissien de St Marcel : très marqué par son expérience familiale, puis, depuis l’adolescence, par la communauté de Taizé, il a découvert l’Église universelle avec les jeunes de tous pays et de toutes confessions. Heureux d’avoir rencontré des frères protestants qui l’ont ouvert à une lecture personnelle de la Bible, pour aller aux sources de la foi, il continue d’aller régulièrement à Taizé et de prier avec la communauté dont il apprécie la grande ouverture sur le monde.
Il fait partie de la chorale œcuménique créée à Chalon-sur-Saône en 2000, lieu de rencontre très fraternelle entre catholiques, protestants et orthodoxes.
Chères familles, chers amis,
Nous pouvons méditer ensemble ces paroles fortes de Léon XIV : « Dieu nous veut du bien, Dieu vous aime tous et le mal ne triomphera pas ! ». Cela rejoint cette citation célèbre de Benoît XVI : « Chacun de nous est le fruit d’une pensée de Dieu, chacun de nous est voulu, aimé, chacun de nous est nécessaire ». Dieu vient habiter parmi nous par amour, Il est le Dieu de la Vie. Avec Lui nous pouvons inventer des chemins créatifs porteurs de sens pour répondre aux défis de ce monde.
Je vous souhaite, dans la lumière de Noël, une année de grâces remplie de beauté, une vie ouverte à l’Autre, une vie en faveur des autres.
Avec notre fidèle prière, recevez nos voeux les meilleurs.
Mère Abbesse Françoise Emmanuel
Année 2025 à Venière
Le 27 novembre : visite « éclair » de Mère Benoît, abbesse émérite de l’abbaye Sainte Marie de Maumont, accompagnée de Sr Marie-Bénédicte de Friguiagbé ; elles ont participé toutes les deux à la formation « Ananie » qui vient de se terminer à l’abbaye de Citeaux.
Sur le chemin du retour en Charente, elles font une halte fraternelle à Venière, conduites par Laurence, oblate de l’abbaye de Maumont.
En réunion du soir, elles nous partagent ce qu’elles ont vécu pendant ces trois mois d’Ananie : de la Pierre-Qui-Vire à Citeaux, en passant par Echourgnac et Maumont, vingt-cinq jeunes moines et moniales, tous de pays étrangers, ont reçu une formation humaine et spirituelle forte, de grande qualité, au sein d’une vie de groupe qui s’est construite dans l’unité et la fraternité.
22-23 novembre :
Week-End “pause Monastique“, pour les jeunes de 18 à 35 ans .
Trois inscrites qui repartiront enchantées de ce qu’elles ont vécu.
Le thème était : “le regard”.
Le regard que nous avons sur la vie et sur le Christ et le regard que Jésus porte sur nous.
Dans une alternance de « capsules spirituelles », d’écoute et d’échanges coeur à cœur, de lectio spirituelle avec la communauté sur un beau texte de J. Corbon, de participation active à la liturgie des heures depuis Vigiles, sans oublier un peu de travail manuel, elles ont goûté la fraternité et le soutien de la communauté.
Elles se sont senties « connectées » avec nous et emportent dans leur coeur, visages et paroles qui les accompagneront au long des jours!
Du 23 au 31 octobre, nous accueillons Mgr Paul Desfarges, archevêque émérite d’Alger, qui vient nous prêcher notre retraite annuelle. Depuis 50 ans en Algérie, il a obtenu la nationalité algérienne et s’est maintenant retiré chez les Petites Sœurs des Pauvres.
Le thème qu’il a choisi est : « J’aime mon Eglise.»
Nous vous partageons les grandes lignes de sa méditation :
l’Eglise dans le dessein de Dieu, signe de la Présence de Dieu dans notre monde ; notre Dieu n’est pas lointain, il est « Dieu dedans et avec ». L’Eglise, « hôpital de campagne » selon le mot du Pape François : nous sommes des pécheurs pardonnés ; l’Eglise est Mère de miséricorde.
L’Eglise est témoin de la Bonne Nouvelle de la grâce. L’Eglise rend le nom de Jésus présent dans nos vies. Dieu s’est donné à voir en Jésus ; pour voir Dieu, il suffit de regarder Jésus de Nazareth ; en Lui habite la plénitude de la divinité. L’Eglise est servante de la volonté de Dieu : « Qu’il me soit fait selon ta parole » ; que Ta volonté soit faite. Nous méditons la prière de St Charles de Foucauld. L’Eglise, témoin de la venue du Royaume. A Cana, c’est l’Heure de passer à la fête ! Et tout au long de l’évangile retentit le désir de Dieu pour nous: « heureux… » « Prenez et mangez, ceci est mon Corps » : L’Eglise fait l’eucharistie parce que l’eucharistie fait l’Eglise. L’Eglise est sacrement : elle est la visibilité du don de Dieu à l’humanité.
L’Eglise a la vocation du martyre, c’est-à-dire de l’amour jusqu’au bout, jusqu’à l’extrême. Le modèle est Jésus dans sa Passion. Notre sainteté est toute ordinaire, c’est la sainteté du quotidien.
Enfin une Eglise témoin du Ressuscité : il nous faut vivre en Sa Présence et de Sa Présence. Marie est notre modèle : il faut relire et méditer la préface de la fête de « Marie, Mère de l’Eglise ».
La retraite est un temps de repos, de paix, de ressourcement, un cœur à cœur avec le Christ qui nous aime ; celle-ci fut un véritable « tsunami » d’amour divin déferlant sur la communauté et sur chacune d’entre nous ; elle a duré jusqu’au soir du 31 octobre.
Sr Anne-Marie, Geneviève DIJOU,est retournée à Dieu le vendredi 3 octobre 2025.
Geneviève Dijou est née à St Germain en Laye le 17 septembre 1928 ; elle est baptisée le 18 novembre. Deux ans après naîtra, dans cette famille très chrétienne,Thérèse, à Migennes le 27 mai 1930.
Ses parents sont oblats de la Pierre-qui-Vire. Sa vocation naît en cette abbaye. Elle y fait la connaissance du Père Bernard qui l’accompagnera dans sa vocation. Avant son entrée au monastère, Geneviève va demander la bénédiction de Monseigneur Lebrun, alors évêque d’Autun.
Elle arrive à La Loyère le 19 novembre 1950 et un an après reçoit l’habit monastique.
Sr Anne -Marie fait profession perpétuelle le 11 octobre 1956 et sa sœur Thérèse entrera au monastère le 21 novembre de la même année.
Sr Anne-Marie sera nommée au vestiaire à la confection de nos robes, avec sr Bernadette. Très bonne dessinatrice, elle sera longtemps à la peinture des saints patrons, à l’écriture des prénoms sur les plaquettes. Maîtresse de choeur pendant vingt ans, elle accomplit un énorme travail lors du passage du latin au français à partir de 1971.
Toujours souriante, elle savait faire preuve d’un grand dévouement fraternel, toujours prête à rendre service.
Notre sœur était une vraie encyclopédie vivante, très vive d’esprit, passionnée de sciences. Aux multiples cordes à son arc s’ajoutait son talent d’apicultrice, s’occupant des ruches avec Mère Marie. Elle alimentait sa vie spirituelle des grands auteurs de l’Ecole française.
Était-ce un autre talent…elle nous emmenait souvent dans son cher passé revisiter des souvenirs bien lointains.
Le grand âge lui apporta quelques infirmités.
Une de ses grandes joies fut de participer avec nous au pèlerinage à Autun le I septembre en une belle démarche jubilaire.
Elle s’endormit paisiblement en ce matin du 3 octobre, veillée toute la nuit par sr Marie-Noël. Mère abbesse avait pu la voir la veille avec sr Danielle, son infirmière attentionnée et sr Marie-Pascal.
Les obsèques auront lieu lundi 6 octobre, à 14h30, en l’église de notre abbaye.
Nous la confions à votre prière.
Mère Abbesse et la communauté
1er Septembre : St Lazare, titulaire de la cathédrale d’Autun et patron de notre diocèse. Nous avons choisi cette fête pour faire notre démarche jubilaire en devenant « pèlerines d’espérance ».
Six voitures ont quitté Venière à 8h du matin, après les Laudes, pour être à 10h devant le tympan de la cathédrale où nous attendait Monseigneur Benoît RIVIERE, notre évêque et toute la communauté des Bénédictines de la Compassion, dont le monastère se trouve juste derrière la cathédrale.
C’est notre évêque qui a conduit ce « jubilé des bénédictines », avec toute sa sollicitude pastorale et l’attention particulière qu’il a pour la vie monastique. Après un temps de prière et d’explications des sculptures du tympan de « Gislebertus », les grandes portes de la cathédrale se sont ouvertes. En entrant, nous nous sommes signées avec l’eau bénite et sous la conduite de Monseigneur Rivière, nous avons renouvelé les promesses de notre baptême : renonciation à Satan et profession de foi, selon un rite espagnol, un peu plus développé que celui de la Vigile pascale ; cette démarche nous a touchées ; puis nous sommes entrées dans la cathédrale, marchant vers la lumière du Christ en chantant notre baptême.
Assises dans les premiers rangs, devant le chœur tout rénové et lumineux, nous avons fait silence pour un bon temps d’oraison. Puis par groupes, nous avons visité le trésor de la cathédrale et à l’étage, nous avons pu admirer les chapiteaux authentiques de la cathédrale.
A 11h, messe solennelle de St Lazare présidée par Monseigneur Rivière, assisté du Père Francis Manukian, curé de la cathédrale. Nos sœurs d’Autun avaient préparé un petit livret avec tous les chants, appris par les deux communautés. Une très belle homélie de notre évêque en trois « chapiteaux : « celui que tu aimes est malade », « Lazare notre ami s’est endormi, je vais aller le réveiller » et « Lazare, viens dehors », nous invitait à nous savoir aimées par le Christ, à aller vers le Christ au commencement de tout ; et il définissait la prière monastique comme « une veille persévérante pour que le monde soit sauvé », car le monde est malade.
A la fin de la célébration, nous avons pu vénérer les reliques de Saint Lazare qui avaient été placées devant l’autel à notre intention. Ensemble nous avons dit la prière du jubilé et pour finir, nous avons « salué Notre Dame, Vierge Sainte que drape le soleil… » par un dernier chant, dans la lumière éclatante des vitraux, en ce milieu du jour.
Nos sœurs bénédictines nous ont ensuite accueillies dans leur monastère : un repas froid, préparé par les deux communautés, nous a rassemblées en deux salles dont les tables étaient magnifiquement parées. L’ambiance fut chaleureuse, gaie, fraternelle. A 15h nous avons chanté None dans leur chapelle, puis ce fut l’heure d’une rencontre des deux communautés rassemblées où chacune a pu se présenter. A la découverte les unes des autres, cette belle journée a créé de nouveaux liens entre deux communautés qui ont choisi la même Règle de vie. Nos sœurs ont eu la gentillesse de nous ouvrir leurs lieux de vie et de nous faire visiter l’atelier où elles confectionnent les pains d’autel. Toutes les pièces sont magnifiquement ornées d’icônes écrites par les sœurs, selon la pure tradition. Nous avons été émerveillées de tant de beauté et de fraternité simple.
Autour d’un dernier jus de fruit qu’elles nous ont offert avant de reprendre la route, nous avons fait le projet de les inviter à Venière l’an prochain !








29 juillet : cette année, c’est le centenaire de la canonisation du Saint Curé d’Ars et le désir nous est venu de faire un pèlerinage auprès de lui ! Départ après Laudes, la communauté répartie dans sept voitures avec des chauffeurs amies de la communauté qui ont vécu cette journée avec nous. Nous avons été accueillies par nos sœurs Bénédictines (de Montmartre) qui animent le Sanctuaire d’Ars depuis 1994. Pour nous plonger dans l’esprit de Jean-Marie Vianney, à notre arrivée, nous avons regardé un film sur sa vie. Puis messe à la Basilique avec tout le peuple des pèlerins de ce jour, suivie de l’office de Sexte, chanté avec nos soeurs. Pique-nique dans une salle où toute la communauté des Bénédictines a rejoint notre groupe à l’heure du café, pour une rencontre très fraternelle. A 14h15, visite guidée du Sanctuaire par une soeur bénédictine ; ensuite nous sommes allées jusqu’au Foyer Sacerdotal rencontrer Mgr Bagnard qui a résidé sept ans chez nous et qui était heureux de nous revoir. Il nous a parlé de Jean-Marie Vianney d’une façon très simple et profonde, son engagement dans l’évangélisation de sa paroisse, c’est-à-dire de tous les habitants du village, son humour, son bon discernement, ses paroles vraies, sans oublier la source où il a puisé son apostolat : son amour fou pour Dieu, le Christ ; ce fut un temps fort…Enfin, nous avons repris notre chemin de pèlerines jusqu’au monument de la Rencontre : c’est là que nous avons chanté les Vêpres en plein air, avant de reprendre la route de Venière.
Les 11,12,13 juillet, nous avons eu un beau week-end prolongé avec nos oblats.(Cf. onglet réalités associées)
Le 11 juillet nous avons célébré la saint Benoît; ces quelques photos, ci-contre, résument la journée passée ensemble très fraternellement.
12-13 juillet : c’est le W.E. de rencontre des oblat et oblates, animé par Sr. Claire-Marie.
Le thème d’année, les psaumes dans la Règle de Saint Benoît , se poursuit ; le samedi après-midi, c’est un partage du travail que chacun, chacune a fait sur un psaume de son choix. Après les Vêpres, une célébration à l’oratoire de Béthel les réunit pour l’entrée en oblature de Sandrine, que la communauté a rencontrée jeudi soir pour nous connaître mieux.
Dimanche : après l’eucharistie, enseignement de Sr. Claire-Marie sur « la Liturgie et la place des psaumes dans la R.B. ».
L’après-midi, c’est Sr. Marie-Noël qui présente le psaume 102.
La réunion se termine par un goûter festif très joyeux.
Dimanche 6 juillet, nous avons célébré le jubilé d’or de Sœur Marie-Bernard.
Père Damase, qui, il y a 50 ans, avait reçu sa profession monastique, a présidé l’eucharistie avec Mgr. Wattebled et Père Cyprien de l’Abbaye de la Pierre Qui Vire.
Sa famille était venue nombreuse l’accompagner.
Son témoignage d’amour du Christ et de fraternité dans la vie monastique nous a beaucoup émues.
Nous reproduisons ici son action de grâce :
« Seigneur JÉSUS, joie de ma vie,
Dans ta tendresse inépuisable, dès mon jeune âge, par une communion intense, Tu t’es attaché à mon cœur à jamais. J’ai tout quitté pour Toi et Tu m’as comblée au-delà de ce que je pouvais imaginer.
Tu m’as conduite jusqu’à ce petit « paradis », l’Abbaye Notre Dame de Venière.
Le 6 juillet 1975, dans la simplicité et la joie de mon cœur, je T’ai donné toute ma vie.
J’ai promis, devant Dieu et l’Église, stabilité, obéissance et conversion de vie, sous la règle de Saint Benoît. Cette Charte est le témoin.
Aujourd’hui, 6 juillet 2025,
je veux Te rendre grâce et témoigner de Ton amour ; garde-moi fidèle et enthousiaste jusqu’au bout de la route. »
Oui la vie monastique est vraiment un chemin de Bonheur…
Le 28 juin nous fêtions les 30 ans du groupe Foi et lumière de Chalon en présence du Père Jean-François Arnoux qui a beaucoup œuvré pour le groupe.
Marie-Rose Muzeau raconte:
“En 1993 de retour de Lourdes plusieurs familles accompagnant une personne handicapée demandent s’il serait possible de mettre en place un groupe de rencontre, dans l’Église, adapté à la personne fragile et porteuse d’un handicap mental.
Avec Jean-François et accompagnés d’Alice Renaudin, nous rencontrons alors Sœur Marguerite Marie sensible au problème du handicap à l’Abbaye de Venière pour demander le soutien par la prière de la Communauté des Moniales afin que le groupe grandisse et puisse porter du fruit.
En 1995 c’est la reconnaissance officielle du mouvement.
Depuis 30 ans il y eut des temps de grandes joies, de partage et d’amitié mais aussi des moments plus difficiles, de tristesse, de peines mais toujours avec une grande unité et une grande compassion de chacun de ses membres…
Merci à tous pour ces 30 merveilleuses années .”
Mère Abbesse retraçait ces 30 ans dans une belle action de grâce.
“Chers amis,
je dirais plutôt, chère Famille de cœur! merci de nous inviter à Fêter vos 30ans d’existence!
Nous avons partagé au fil des années, vos peines , vos joies, vos projets, vos espérances.
Merci à marie-Rose , Jean-François et Emmanuel d’avoir croisé notre route.
Le Seigneur voulait ce cheminement qui se poursuit fidèlement entre nos deux communautés.
Votre joie rayonnante est une Force pour nous, votre Fraternité un exemple.
Nous partageons votre belle action de grâces, merci pour votre courage souriant et bel anniversaire!”






Ce 24 juin : solennité de Saint Jean-Baptiste : Jubilé de diamant de profession, soixante ans de fidélité de notre Sr. Marie-Odile, 95 ans.
Durant la célébration, Sr. Marie-Odile a confirmé solennellement son engagement à la suite du Christ et demandé la grâce pour les mois ou années à venir ; toute la communauté a chanté avec elle le « suscipe » et le Père Wattebled l’a bénie avec une grande oraison qui se termine ainsi : « qu’elle garde sa lampe ardente dans l’espérance de la résurrection, et quand paraîtra l’Étoile du matin, Ton Fils unique Notre Seigneur, donne-lui part à la fête éternelle de l’amour auprès de Marie, notre Mère, et de l’assemblée des saints qui te louent, Père, Fils et Saint-Esprit, pour les siècles des siècles. »
Ce jubilé s’inscrit dans le grand Jubilé de l’Église !
Et en action de grâce, nous avons chanté au Cœur de Jésus :
« Dieu de vie et de tendresse, reçois notre esprit ! »
Le 25 mai : nous fêtons l’anniversaire exceptionnel de notre doyenne, Sr Agnès : 105 ans !
Elle a soufflé quelques bougies d’un immense gâteau très décoré, dont toute la communauté a joyeusement profité !
Le soir une petite fête nous a réunies autour d’elle, retraçant quelques épisodes de sa longue vie : son attachement au scoutisme, son désir ardent de prier pour les missions et particulièrement pour la Papouasie, son entrée à Dourgne, puis sa venue à Venière…(Cf. Diaporama ci-contre)
Nous lui avons offert un « classeur » préparé par toute la communauté, où sont égrenés, page après page, les événements importants depuis 1920.
Cette belle fidélité de 83 ans de vie monastique nous stimule toutes dans un fervent amour pour le Christ qui nous a appelées à sa suite!
Le 17 mai : Sr Madeleine et Sr Marie-Noël , parties hier avant l’aube, nous représentent à la bénédiction abbatiale de Père Maximilien PIETRZAK, nouvel abbé de l’Abbaye Saint Benoît d’En Calcat. Nous sommes en communion de prière avec toute la communauté et toute la famille Subiaco-Mont Cassin.
Nos sœurs sont revenues enthousiastes de toutes les belles rencontres qu’elles ont pu faire en ce jour de grande fête. La célébration a été très solennelle, avec nombre d’évêques, et abbés présents ; c’est le Père Abbé Président Ignasi Maria Fossas I Colet qui a béni le nouvel Abbé et Mgr Jean-Louis Balsa, archevêque d’Albi, a présidé l’Eucharistie. Dans l’assistance nos sœurs ont remarqué des moines Orthodoxes, des Protestants, des moines bouddhistes, deux musulmans soufis, et bien entendu des moines et moniales de toutes les congrégations bénédictines. Beau témoignage de la grande ouverture de nos frères.
Sr Marie-Bernard
Ce 11 mai : Dimanche du Bon Pasteur!
Traditionnellement l’Église prie en ce jour pour les vocations sacerdotales et religieuses ;
c’est ce jour qui a été choisi pour la Journée de la Vie Consacrée dans notre diocèse.
Elle s’est déroulée à Autun sur le thème : « Le Credo, trésor d’espérance ».
Sr. Marie-Bernard, Sr. Marie-David et Sr. Marie-Thérèse y participent.
-Après un petit café d’accueil à l’arrivée, nous nous réunissons pour des échanges en petits groupes. Des questions avaient été préparées par notre évêque, autour d’une réflexion sur le concile de Nicée-Constantinople, dont c’est le 1700e anniversaire.
-A 11h, Eucharistie dans la cathédrale, avec la participation des religieuses d’autres continents, bien présentes dans notre diocèse : offertoire chanté et dansé en Malgache ; chant d’action de grâce après la communion en Vietnamien et chant d’envoi en kinyarwanda accompagné par un tam-tam bien rythmé, applaudi par les fidèles.
–Pique-nique dans le jardin de l’évêché, sous un magnifique soleil , lieu de détente et de rencontres joyeuses et très fraternelles.
-A 14h30 : deux regards croisés sur la cathédrale :
le P. Bernard Binon (notre curé) nous rejoint pour nous expliquer en détail le tympan de la cathédrale et le chapiteau des pèlerins d’Emmaüs, une vraie catéchèse.
Et le Père Francis Manoukian, curé de la paroisse Saint Lazare d’Autun, nous conduit dans la démarche du Jubilé, tel qu’elle est proposée à tous les fidèles dans la cathédrale.
Ce temps fort spirituel s’est achevé par l’office des Vêpres chanté dans la cathédrale.
Sr. Marie-Bernard
Quelques images et témoignages sur ces 28 heures,
regardez les deux vidéos ci-dessous:
« 28h pour se connecter autrement ».
Les 28-29 mars : Nous avons vécu, à l’initiative de notre évêque Mgr Benoît Rivière, une première édition d’immersion des jeunes dans notre vie monastique.
L’idée est de proposer une expérience spirituelle : expérimenter notre rythme de vie, par rapport au temps ; comment nos lieux de vie façonnent notre vivre-ensemble pour Dieu, rapport à l’espace, avec des temps d’échange.
La question posée aux jeunes : « chercher en cette vie monastique les valeurs et façons de vivre qui peuvent enrichir ma vie d’aujourd’hui ou de demain. »
Ils sont 8 filles et garçons, accompagnés par Sœur Blandine, Sœur apostolique de St Jean et Frère Francis de Taizé, représentant la vie consacrée dans notre diocèse ; ils dorment à l’hôtellerie, mais passent toute la journée avec nous en clôture : offices dans les stalles entre les moniales, repas au réfectoire en silence, avec lecture comme d’habitude, temps de travail dans le parc , lectio en commun, oraison silencieuse à l’église; belle expérience d’une réunion au chapitre, à partir d’un texte de Zundel, sous le mode de la « conversation spirituelle », avec toute la communauté, menée par Mère Abbesse ; visite des lieux réguliers avec explications de ce qui s’y vit et visite des ateliers pour comprendre notre travail : ORA et LABORA, « prie et travaille ».
Après Vêpres une dernière rencontre pour faire le bilan de cette expérience : les jeunes ont tous remercié abondamment de l’accueil de la communauté ; ils ont été touchés : « Merci d’avoir ouvert votre cœur et votre chœur ! ».
Ils ont perçu quelque chose de profond sur la communauté, un amour fraternel tout simple en acte. Ils ont été impressionnés par notre amour « incroyable » de Jésus. « Votre foi nous donne de la force ».
Ils ont senti notre joie d’être ensemble. Plusieurs ont été interpellés par la demande de pardon le soir « avant le coucher du soleil ».
Ce fut un temps fort aussi pour la communauté : nous avons constaté qu’ils étaient dans la trentaine et certains étaient des «recommençants », en chemin de foi vers la 1ère communion ou la confirmation.
Ils ont fait cette expérience dans le désir de s’approcher de Dieu.
Notre formation permanente !
Ce mois de mars a été riche en rencontres et formations.
Oui les sœurs de Venière se forment aussi ! Et en voici deux beaux exemples.
Le 13 mars : après-midi animé par Stéphane Delbecque, sur le thème : « écouter et se faire entendre ». Comment écouter l’autre avec respect ? Et comment se faire entendre ? Nous avons essayé de comprendre où se trouve le juste équilibre entre la bienveillance pour l’autre dans sa vérité et la bienveillance pour nous-même dans notre vérité ; après-midi riche et profond où les apports théoriques étaient présentés de façon ludique avec une belle participation de la communauté.
Du 17 au 20 mars : session d’hébreu avec Danielle ELLUL, bien connue par ses cours universitaires et son livre : « Apprendre l’hébreu biblique par les textes », Ed. Cerf Pendant quatre après-midi, elle nous fait découvrir la richesse d’un mot-à-mot sur l’hébreu, en nous offrant le vrai sens des mots grâce à des liens très riches avec divers passages de l’Ancien Testament qui éclairent leur signification.
Elle nous a fait lire des textes fondateurs : Genèse 1 et 2, Exode 3 : Moïse au buisson ardent et pour finir le psaume 102, longue action de grâce pour l’amour et la tendresse de Dieu. Lire dans le texte original nous ouvre des horizons insoupçonnés et creuse le désir de faire sa lectio avec un minimum d’hébreu !
Nous avons approché autrement notre Dieu, en « retirant » nos sandales car nous avons éprouvé que « cette terre était sainte », cette langue est sainte par laquelle Dieu nous a parlé.
Ce 2 février, fête de la présentation de Notre Seigneur et fête de la vie consacrée en Église, nous avons accueilli 25 sœurs de 8 communautés apostoliques proches de notre monastère dans notre diocèse.
Une journée qui nous a fortifiées dans la fraternité et émerveillées de la diversité des charismes de chacune.
Les vœux de Mère Abbesse
Chères Familles, chers Amis,
Que s’ouvrent pour vous des chemins nouveaux,
emplis de beauté, de paix, de fraternité, en cette
année 2025 , sous le signe de l’espérance.
Faisons nôtres ces paroles d’Éloi Leclerc :
« Ils se rencontrent ainsi de loin en loin de ces êtres qui,
par leur simplicité même, tracent à l’humanité des
routes nouvelles, là où précisément tous les autres
hommes voyaient se dresser une chaîne de montagnes
infranchissables. Des routes qui vont droit à relier les
hommes entre eux …leur regard ne s’arrête pas aux
remous de surface ; ils ne voient pas la vague ni
l’écume, mais l’océan. »
Avec notre fidèle prière, tous nos vœux les meilleurs,
Mère Abbesse Françoise Emmanuel
Année 2024 à Venière
lES évènements importants à l'Abbaye
Après les bourrasques et tempêtes de fin novembre, notre courageuse cellérière a eu fort à faire…
Des tuiles se sont envolées et des gouttières se sont installées!
Il faut tout vérifier et tout réparer!
La tâche est rude mais du haut des toits de beaux horizons s’ouvrent!
“Dieu pourvoit comme toujours…”
Les 7 et 8 septembre : notre expérience de chant Grégorien dans une chapelle romane !
Tout près de notre monastère se trouve Chapaize, une église romane de la première moitié du XI ème siècle.
Dès que vous entrez, vous êtes saisis par la beauté de l’architecture !
Des piliers massifs donnant l’impression de stabilité et de force traversant le temps.
L’harmonie des voutes, de l’espace, vous entoure d’une atmosphère d’intimité où le Souffle passe…
Marie Mottet, notre professeur de chant, nous initie au mystère des églises romanes et du chant grégorien : « Il nous faut d’abord « réveiller les pierres », nous dit-elle !
Sur cette étrange injonction nous commençons à chanter dans la nef.
Au début, rien d’extraordinaire.
Puis nous avançons dans le chœur où Marie nous montre trois espaces.
Le premier se situait à l’entrée du chœur où s’élevait à la verticale la plus haute coupole.
Nous chantions et nous avions l’impression d’être littéralement aspirées vers le haut.
Nous pouvions chanter à pleine voix, sans pour autant couvrir la voix des autres sœurs comme si la voute absorbait juste ce qu’il fallait pour garder l’harmonie.
Nous sentions une grande ouverture intérieure, nos voix sortaient des profondeurs pour s’élever vers le créateur…c’était immense !
Le deuxième espace se situait au milieu du chœur, il avait une coupole plus basse et plus arrondie…Nous ressentions davantage d’intimité, de rondeur et douceur dans l’harmonie de la pièce grégorienne.
Le troisième espace se trouvait au fond, dans l’abside principale, là où se tenait l’autel et d’où le prêtre célébrait et chantait les paroles du Mystère Eucharistique.
En chantant face au mur un incroyable écho se déployait partout dans l’église. On distinguait parfaitement les paroles et elles emplissaient complètement l’espace, incarnant ainsi la « Présence de la Parole-sacrée » proclamée. Tout notre être était saisi.
Le plus surprenant de cette expérience fut, qu’au bout d’une heure de chant, les pierres s’étaient effectivement « réveillées », elles vibraient et très distinctement elles faisaient résonner en écho la note de la corde de récitation de la pièce grégorienne que nous chantions.
Si bien qu’il nous était facile de chanter avec justesse, nous faisions évoluer avec légèreté la neumatique riche et florissante en arabesque sonore le long de cette corde tenue par les « pierres enchantées » !
La vibration des pierres, littéralement, « jouait » avec nous et réciproquement faisait vibrer notre corps.
Cela nous donnait une impression de liberté mais aussi de joie profonde de chanter dans cette harmonie cosmique faite à la gloire de Dieu.
De retour chez nous, pour l’office de vêpres, nous avons éprouvé une grande nostalgie en l’absence de cet écho complice des pierres, que tous les micros du monde ne sauraient remplacer !
Quelle platitude ! Nos pauvres sons n’arrivaient plus à s’envoler !
Mais c’est le défi que s’est donné Marie : nous apprendre à retrouver les joies du jeu sonore de l’architecture romane en travaillant nos propres voutes intérieures afin de les faire résonner entre nous et dans les hauteurs…C’est un beau challenge à vivre…Venez nous écouter !
Ces groupes qui nous réjouissent…
Parmi les nombreux groupes, venus passer un temps au monastère, celui de trente jeunes venant de Grèce nous a particulièrement interpellées.
Ces jeunes avaient participé aux JMJ de Lisbonne l’année dernière et ont décidé de poursuivre l’élan de cette grande rencontre internationale en organisant un pèlerinage à Lourdes avec étapes à Venière et Taizé.
En effet, ils avaient été particulièrement touchés, à Lisbonne, par les chants de Taizé lors des animations liturgiques et voulaient donc faire connaissance de cette communauté.
Dans ce but ils ont fait halte chez nous. Nous avons eu des rencontres fructueuses : une Eucharistie entièrement en grec où les plus initiées n’ont reconnu que quelques mots. Nos familiers en ont été heureux et ont souligné la joie de sentir la dimension universelle de l’Église.
Un soir, un échange chaleureux et joyeux nous a tous rassemblés dans la cour de l’hôtellerie. Ils nous ont appris qu’ en Grèce les catholiques sont très minoritaires mais dans les familles et la vie courante, ils vivent un vrai œcuménisme avec les orthodoxes ; beaucoup de familles sont mixtes, si bien que les catholiques ont accepté de fêter Pâques à la même date que les orthodoxes. Ce fut aussi, pour eux, l’occasion de nous poser de multiples questions sur la vie monastique Bénédictine qu’ils ne connaissent pas en Grèce.
Toucher à l’universalité de l’Église c’est toujours goûter au feu de l’Esprit Saint et la joie qu’Il répand en nos cœurs.
Nous rendons grâce à Dieu pour ces belles rencontres d’été !
Le 1er juillet : Nous avons eu une journée d’accueil de nos frères Prêtres : tous ceux qui sont venus très régulièrement célébrer l’eucharistie pendant les longs mois où nous étions sans aumônier. Des liens se sont tissés qui ne demandent qu’à s’approfondir.
Nous sommes heureuses de leur offrir une journée de fête en nos murs, à la rencontre de la communauté :
Nous avons commencé comme il se doit par la célébration de l’eucharistie où nous avons fait mémoire des prêtres qui n’ont pu venir, du jubilé sacerdotal de Mgr. Wattebled et de l’anniversaire du P. Arnoux 80 ans ;
puis visite des lieux réguliers, avec explications plus profondes de notre vie de moniales selon la règle de St Benoît,
pique-nique sous le cloître, suivi par un « divertissement” offert par les sœurs dans notre salle de communauté : « Quelques facéties du monde monastique », des apophtegmes des Pères du désert et trois poèmes pleins d’humour de notre Sr Marie-Madeleine, tradition locale.
Chacun des prêtres a pu ensuite nous partager quelques souvenirs de son ministère qui nous ont bien émues et d’autres qui nous ont bien fait rire !
Une journée pleine d’amitié et de témoignage de notre amour du Seigneur !
Il est bon de vivre ensemble en frères et sœurs !
Reportage: “Entre chien et chat”!
Diapo. N°1 : Souvent les animaux ont beaucoup à nous apprendre à nous les humains!
Les dictons sont parfois trompeurs et « entre chiens et chats » ne signifie pas toujours « tension extrême » dans les disputes.
La preuve !
Diapo.N°2 Nous aimerions avoir cette belle bienveillance pour ceux qui sont plus petits et différents de nous .
Diapo N°3 Parfois courageusement les « minuscules » prennent la défense des géants…L’amour fait de grande chose !
Diapo.N°4-5-6 Alors pourquoi ne pas vivre ensemble dans la bienveillance et la concorde comme eux ?
Sommes-nous si « bêtes » pour nous disputer et nous nuire sans cesse ?
(merci à Mélinda et Sybille pour ces merveilleuses photos)
Le 15 mai 2024, jubilé du Sacré-Cœur…
Nôtre pèlerinage monastique !
Nous partîmes sous la pluie…
Le 15 mai la communauté des moines bénédictins de l’Abbaye Sainte Marie de la Pierre qui vire, et celle des moniales bénédictines de l’Abbaye Notre Dame de Venière se sont retrouvées à Paray le Monial pour le Jubilé.
En effet nos fondateurs respectifs ont été marqués par la dévotion au cœur de Jésus (cf. notre rubrique histoire) et nous avons tenu à renouveler la consécration de notre monastère à l’occasion de ce pèlerinage.
Ce fut une journée magnifique, toute en délicatesses fraternelles dans une belle communion des cœurs.
A notre arrivée l’accueil chaleureux des frères, puis le chemin ensemble jusqu’à la visitation pour passer la porte du Jubilé et vivre l’eucharistie présidée par Mgr. Rivière.
Après nos dévotion, le repas où les échanges comme les mets furent bien copieux et savoureux.
En début d’après-midi accueil du Père Étienne Kern, recteur du sanctuaire et présentation du message.
Puis nous avons eu une visite de la basilique clunisienne, guidée par notre Sr. Marguerite -Marie.
Le « timing » était parfait pour vivre tous ces évènements au rythme de rencontres et de partages pleins de sagesse d’expérience de vie monastique mais aussi beaucoup d’humour…
Nous revînmes les cœurs ensoleillés et tout brulants de charité…
Ce 8 février : A l’occasion du 4e centenaire de la fondation de leur monastère, Mère Abbesse Clotilde et les Moniales Bénédictines de l’Abbaye Notre Dame de Protection de Valognes ont invité les Frères et Sœurs de la famille Subiaco-Mont Cassin France, à participer à la clôture de ce Jubilé ; ce fut un temps fraternel très riche auquel a participé Sr. Marie-Bernard pour représenter notre communauté de Venière.
En ce jour de rencontre, deux conférences ont été proposées : le matin, Sr. Michèle-Marie a présenté les premières abbesses. Les moniales nous ont montré la Charte de fondation de l’Abbaye Notre-Dame de Protection, de 1623, ainsi que des livres de prières utilisés par les moniales au XVIIe et XVIIe siècles, des chasubles entièrement brodées à la main par les Bénédictines de l’Abbaye Royale.
Après le repas festif tous ensemble dans le réfectoire des moniales, Monsieur Julien Deshayes directeur du Pays d’art et d’histoire du Cotentin a présenté une pierre d’autel du VIIe siècle, portant le nom de l’évêque, la date de consécration, 15 août 679 et faisant mention d’un premier monastère féminin de la région !
Enfin, il y eut la visite commentée de l’ancienne abbaye des Bénédictines, devenue aujourd’hui l’hôpital.
Le lendemain, 9 février : la fête de la Dédicace de leur église a été célébrée très solennellement, avec les abbés et abbesses présents.
Le 2 février 2024, se déroula le Jubilé de la vie consacrée à Paray-Le-Monial.
A l’initiative de Mgr Benoît Rivière, évêque d’Autun, Chalon et Mâcon, un jubilé a été ouvert le 27 décembre 2023 pour commémorer le 350e anniversaire de la première apparition du Cœur de Jésus à sœur Marguerite-Marie Alacoque,
Nos sœurs Madeleine, Marie-Noël et Sr. Emmanuel, ont rejoint les 200 consacrés, originaires de 28 pays et de 4 continents, à la basilique du Sacré-Cœur : « Le monde entier ou presque est là …Ce qui nous dit quelque chose de l’universalité, de la catholicité de notre Église. La vie religieuse, presque par définition, est sans frontière …ce qui traduit la disponibilité de ceux qui consacrent leur vie au Seigneur!» s’exclamait Mgr.Hérouard en introduisant sa conférence.
« Ce pèlerinage nous a permis de manifester notre joie de consacrés, notre bonheur à répondre à l’appel du Seigneur ! »
Les activités ont été riches, eucharisties, offices solennels, conférences spirituelles et rencontres fraternelles qui nous faisaient gouter à la diversité des vocations. »
Nous avons particulièrement été touchées par la conférence du père Étienne Kern, recteur du sanctuaire du Sacré-Cœur, qui nous a partagé les cinq point importants du message du Sacré-Cœur :
–Se reposer sur le cœur de Jésus:
Marguerite-Marie y fut invitée…nous pouvons à notre tour y déposer nos fardeaux et nous laisser envahir par cet amour.
–La Grâce de la Miséricorde:
Dieu est Là, Il nous aime et nous pouvons le laisser nous purifier afin de nous convertir à son amour.
–Le Cœur Brûlant :
L’Amour du Seigneur est un feu qui brûle, une fournaise ardente nous sommes invitées à plonger notre cœur dans son cœur pour bruler de son Amour pour le Seigneur et pour nos frères.
–La grâce de la fraternité.
En Jésus, en son cœur, nous nous reconnaissons frères et sœurs et nous nous portons les uns les autres dans une communion que seul l’Esprit peut tisser.
-Mission : La grâce de feu qui nous rend missionnaire. Prendre feu, rayonner de cet amour et témoigner de ce cœur qui nous a tant aimé !
Le feu est contagieux, découvrez-le !
Nous avons eu la joie d’avoir parmi nous Sr. Emmanuel du monastère de la Bonne Nouvelle de Bouaké Côte d’Ivoire.
Durant trois semaines nous avons eu de beaux partages et vécu des moments privilégiés comme le jubilé de la vie consacrée à Paray-le-Monial le 2 février. (Cf. reportage ci-dessus)
Sr. Emmanuel est maitresse de Chœur dans sa communauté depuis 2013 et c’est une fonction fondamentale pour la vie liturgique des Bénédictines. Cela demande un fort investissement de soi-même pour que la liturgie soit vivante et afin que chacune se sente bien épanouie pour chanter et glorifier le Seigneur, mais aussi pour que le chant soit harmonieux et unit à l’image de la communion fraternelle.
En effet les bénédictines se rassemblent pour chanter les offices 7 fois par jour, ce qui représente 6 à 7 heures d’offices chantés.
L’étude du chant est donc fondamentale et Sr. Emmanuel est venue faire un parcours de formation en France ces prochains mois.
Elle nous partageait que la particularité de l’Afrique c’est qu’en plus de l’étude classique du solfège, de la direction de chœur, de l’étude et l’enseignement des pièces, du soutien de la psalmodie, du choix du répertoire il y a l’étude du rythme et des divers instruments qui soutiennent le chant : La Kora, le Balafon, la cithare…
Il faut aussi savoir que chaque pays d’Afrique et même chaque région de Côte d’Ivoire a son propre rythme et pas seulement sa propre langue et son propre chant.
Au monastère de la Bonne Nouvelle Sr. Emmanuel s’attache à faire apprendre les chants avec le rythme car c’est aussi important que la langue.
A la Bonne Nouvelle il y a des sœurs de différents pays et régions et un moment particulièrement important pour souder la communion fraternelle est celui où Sr. Emmanuel permet à toutes les sœurs de se retrouver et de s’exprimer dans une composition de chants et rythmes qu’elle a créé pour que toutes s’expriment dans leur culture.
Cela permet un vrai échange, une reconnaissance de l’identité de l’autre, qui touche l’être au-delà des mots.
Les sœurs font alors l’expérience d’une joie profonde et d’une communion fraternelle qui s’instaure simplement avec le chant et la danse!
Souvent ces moments de chants ont brisé des murs d’incompréhension culturelles et de silences, nous témoigne-t-elle.
Nous remercions Sr. Emmanuel de ces belles leçons d’art de vivre fraternel et monastique, et avec joie en lui disant au-revoir nous lui avons « donné la moitié du chemin… ».
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Nos artisans ont de l’humour!
Alors qu’ils nettoyaient les chéneaux des toitures en face de notre chapelle,
nous entendant chanter durant un de nos offices,
ils ont laissé joyeusement leurs signes de louange sur nos toits!
Cela fait notre ravissement à la sortie de nos bâtiments…
Toutes les louanges plaisent au Seigneur!
Meilleurs vœux pour 2024
Chères familles, chers amis,
Les évènements si tragiques de l’actualité pourraient éteindre notre espérance et pourtant, la lumière de Noël, si fragile soit-elle, éclaire ce monde enténébré.
A chaque naissance, quelque chose de nouveau est mis au monde !
Jésus, Nouveau-Né, ouvre en nous des possibles que nous pensions inaccessibles,
il ouvre des chemins de vie là où nous ne voyions que des impasses.
A chacun, Paix, Force et Espérance pour faire grandir notre humanité.
Que le meilleur vous advienne en cette année 2024.
Mère Abbesse








































































































