« Afin qu’en tout Dieu soit glorifié ! »
Règle de Saint Benoît 57,9

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Les événements de l’année

Les activités de ces événements dépendent des consignes sanitaires gérant la pandémie du covid-19 et des mesures de sécurité mises en place par nos soins.

19 ème dimanche du temps ordinaire année C

Pour vivre en profondeur votre liturgie du Dimanche nous vous proposons d’en méditer ci-dessous les textes avec une sœur de Venière:

Les lectures
1ere lecture : Sagesse 18,6-9
2eme lecture : Lettre aux Hébreux 11,1-2 et 8-19
Évangile selon saint Luc 12,35-40
Tout d’abord lire
Lire plusieurs fois paisiblement. L’idéal serait, comme les moines depuis des siècles, de recopier les textes, à la main bien sûr, pour les faire entrer jusque dans notre corps. Mais bon ! …nous n’avons pas toujours le temps.

Puis se poser quelques questions, à propos des textes d’abord
La 1ère lecture parle de la nuit de Pâques, où les Hébreux sont sortis d’Égypte. Vous pouvez aller lire Exode 12 (regardez en particulier le verset 42).
En quoi cela peut-il être une figure prophétique de ce qu’annonce l’Évangile de ce dimanche ?
De quoi parle cet Évangile, au fait ?
Il y a dans la 1ère lecture une phrase très belle qui insiste sur la dimension communautaire.
Laquelle ? En quoi peut-on retrouver quelque chose d’approchant dans cet Évangile?
Nous commençons ce dimanche à lire l’Épître aux Hébreux, en 2ème lecture. Le passage de ce dimanche est centré sur “la foi”. En quoi peut-on retrouver l’importance de la foi dans la 1ère lecture et l’Évangile.
 Quel mot, quel verbe en fait, dans l’Évangile, sous-entend cette foi ? Et réciproquement quel est le thème commun à la 1ère lecture et au passage évangélique, que l’on peut retrouver dans la 2ème lecture ?

Enfin, s’interroger soi-même, avec l’Esprit Saint.

PROPOSITIONS DE LECTURE

 “La nuit de la délivrance pascale”, où les Hébreux “veillent” (Exode 12,42) en attendant le moment de se mettre en route, puis quittent l’Égypte en hâte, est commémorée, ou mieux, revécue, par les Juifs, chaque année, dans le repas pascal, le seder. Chaque famille y veille et prie, entonnant “les chants de louange des Pères.”Dès l’Ancien Testament, la sortie d’Égypte et le passage de la Mer Rouge sont devenus la figure, le “type” de toute libération par Dieu.
Dans le Nouveau Testament, la nuit de Pâques (du Samedi Saint au dimanche) est la nuit de la Résurrection, où sont donnés la libération et le salut, prophétisés et commencés lors de la sortie d’Égypte. Mais l’accomplissement plénier et définitif de ce salut n’aura lieu qu’ à la fin des temps, au retour du Christ, quand “le Fils de l’homme viendra”. L’Évangile l’exprime avec la parabole de la nuit où les serviteurs “attendent leur maître à son retour des noces”, puis par l’image du “voleur” qui vient à l’improviste. Luc veut en effet insister sur l’attente fervente et sur la préparation constante à ce retour : “Vous aussi, tenez-vous prêts ; c’est à l’heure où vous n’y penserez pas que le Fils de l’homme viendra.”
Nuit de la sortie d’Égypte, nuit de la Pâque de Jésus, de son passage de la mort à la vie, nuit où nous sommes actuellement dans l’attente du retour de notre “Soleil de justice” – ce ne sont pas des nuits de ténèbres et de menaces, mais des nuits de lumière et de libération, car, si “petit troupeau” que nous soyons, notre Père a d’ores et déjà “trouvé bon de nous donner le Royaume”.

Dans ce beau passage du Livre de la Sagesse, on trouve cette phrase : “ils consacrèrent d’un commun accord cette loi divine : que les saints partageraient aussi bien le meilleur que le pire.” Les “saints“, ce sont les membres du peuple de Dieu, saint Paul se servira aussi de ce mot pour désigner les baptisés. Et la formule “pour le meilleur et pour le pire” évoque le mariage ! Disons : l’Alliance. Alliance avec Dieu, qui rejaillit en alliance entre les membres de son peuple : on n’est pas libéré tout seul, c’est une communauté qui se constitue par la sortie d’Égypte. Et cela ne peut que se retrouver dans l’Église – et dans ce passage d’Évangile, sous la forme du partage, de la solidarité et du service : “Vendez tout ce que vous avez et donnez-le en aumône…l’intendant fidèle et sensé à qui le maître confiera la charge de ses domestiques pour leur donner, en temps voulu, leur part de blé…” Un service dont le Maître, Dieu lui-même, donnera l’exemple dans le Royaume, comme le plus haut signe de l’amour : “il prendra la tenue de service, les fera passer à table et les servira chacun à son tour…
 “La foi”, qui est au centre du passage de la lettre aux Hébreux, est aussi à la base de l’espérance de la “délivrance pascale” dans la 1ère lecture : “assurés des promesses auxquelles ils avaient cru, ils étaient dans la joie…” Une foi qui est donc une attitude d’attente confiante, ce que l’Évangile résume, ici et ailleurs, dans le verbe : “veiller.” “Heureux les serviteurs que le maître à son retour trouvera en train de veiller”
Cette vigilance n’est pas une attente passive et immobile , mais une activité conforme à la volonté de Dieu : “restez en tenue de service…”tenez-vous prêts”. A la fois se tenir prêt dans la certitude confiante que le Seigneur reviendra, et dans la présence totale aux tâches quotidiennes, en même temps que tendre de tout son être vers l’avenir que Dieu donnera : “Faites-vous…un trésor inépuisable dans les cieux… Car là où est votre trésor, là aussi sera votre cœur.”
Attente confiante, espérance, tension vers l’avenir, et vigilance dans l’accomplissement de la volonté de Dieu, ainsi s’exprime aussi la foi d’Abraham, selon ce passage de la Lettre aux Hébreux : “Abraham obéit à l’appel de Dieu…il attendait la cité qui aurait de vraies fondations, celle dont Dieu lui-même est le bâtisseur et l’architecte…” Ainsi s’exprime la foi de tous les patriarches, et des prophètes : “ils sont morts sans avoir connu la réalisation des promesses, mais ils l’avaient vue et saluée de loin…”
Paradoxe de la vie chrétienne : s’investir à fond dans les devoirs d’ici-bas, en particulier dans le service du prochain, car c’est cela que Dieu veut pour nous – et savoir en même temps que nous ne sommes sur cette terre que “des étrangers et des voyageurs”, car Dieu prépare pour nous, pour tous les hommes, “une patrie meilleure…une cité céleste”. La foi d’Abraham en Dieu qui “peut aller jusqu’à ressusciter les morts”, est en effet “prophétique”, car le Père a déjà ressuscité Jésus, le “Fils de l’homme” . Et celui-ci viendra un jour “comme un voleur” , pour nous kidnapper et nous emmener avec lui dans son Royaume.

Avec l’aide du Saint-Esprit, se poser des questions sur soi en face de ces textes

M’interroger : est-ce que j’attends vraiment le Seigneur, ou est-ce que j’ai une peur bleue de la “fin du monde“, ou bien est-ce totalement hors de mes perspectives ?
Surtout rendre grâce : déjà a eu lieu “la nuit de la délivrance pascale“, déjà Dieu m’ a donné la foi et l’espérance, et mon chemin a du sens parce qu’il va à la rencontre du Christ.

A la semaine prochaine!

Les grandes célébrations liturgiques 2022 à Venière

La semaine Sainte 2022

Le 10 avril: dimanche des Rameaux: procession et messe 9h30

Triduum Pascal

Le 14 avril: jeudi saint: messe de la sainte cène: 17h20
Le 15 avril: vendredi saint: office de la passion: 16h30
Le 16 avril: samedi saint: vigile pascale: 21h45
Le 17 avril: dimanche de la résurrection: messe 10h

 

Noël 2022

Le 24 décembre : Vigile à 22h et messe de minuit
Le 25 décembre : Messe de Noël 10h

Autres évènements importants à l'Abbaye

En ce 6 Août, fête de la Transfiguration, la communauté des moniales bénédictines de Venière a élu Mère Françoise-Emmanuel Vauchot, Abbesse de l’Abbaye Notre Dame de Venière, en présence de Monseigneur Benoit Rivière évêque du diocèse d’Autun, Châlon et Mâcon, de Mère Geneviève Barrière, abbesse émérite de l’abbaye de Jouarre et du Père Luc Cornuau, abbé de l’abbaye de la Pierre qui vire.
Nous vous invitons à vous joindre à notre joie et notre action de grâces.

Le jeudi 26 mai 2022, en la solennité de l’ As c e n s i o n du Seigneur, Mère Marie-Joseph Roduit, a fêté son J u b i l é d e 60 a n s de vie monastique
en l’ Abbaye Notre Dame de Venière.
Une célébration qui nous a rempli de bonheur.
Elle est grande la fidélité du Seigneur et il si est beau d’y répondre!

Le 22 février 2022 à la demande de 15 monastères de l’ordre de Saint Benoit, la Congrégation pour les Instituts de vie consacrée et les Sociétés de vie apostolique a approuvé les statuts présentés et décidé la création de la Fédération « Notre-Dame de la Rencontre ».

A savoir : l’Abbaye Saint Vincent de Chantelle, l’Abbaye Sainte Marie de Maumont (et sa maison dépendante de Friguiagbé. en Guinée Conakry), l’Abbaye Saint Joseph et Saint Pierre de Pradines, l’Abbaye Notre Dame de Protection de Valognes, le  Monastère Sainte Scholastique d’Urt, l’Abbaye Notre-Dame de Venière, le Monastère La Paix Notre-Dame de Flée, l’Abbaye Saint Joseph de la Rochette, l’Abbaye Notre-Dame de Jouarre, l’Abbaye Sainte Scholastique de Dourgne, l’Abbaye Sainte Croix de Poitiers, l’Abbaye Saint Louis du Temple de Limon, en France, l’Abbaye de l’Assomption de Dzogbegan Togo, le Monastère de la Bonne Nouvelle de Bouaké, Cote d’Ivoire, et le Monastère Notre-Dame de Koubri, Burkina Faso.

Le 2 Mars 2022, faisant suite à la création de cette fédération, , le Président Guillermo L.Arboleda T. instituait, par décret, l’association de la Fédération «Notre-Dame de la Rencontre» avec la Congrégation de Subiaco Mont-Cassin de l’Ordre de Saint Benoît.

Ce 2 février 2022, notre sœur Marie-Élie a fait Profession Monastique, en la fête de la présentation du Seigneur au Temple, fête de la lumière, journée des consacrés.
Nous remercions tous ceux et celles qui ont participé à la cérémonie, Père Abbé Luc, les prêtres, nos amis, oblates et sœurs consacrées du Diocèse ainsi que tous ceux qui se sont unis à nous par la prière.
Témoignage de Soeur Marie-Elie : https://rcf.fr/vie-spirituelle/visages-diocesains