« Afin qu’en tout Dieu soit glorifié ! »
Règle de Saint Benoît 57,9

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Les événements de l’année

5ème dimanche ordinaire année A

Pour vivre en profondeur votre liturgie du Dimanche nous vous proposons d’en méditer ci-dessous les textes avec une sœur de Venièr

Les lectures
1ere lecture : Isaïe 58,7-10
2eme lecture : Lettre aux Corinthiens 2,1-5
Évangile selon saint Matthieu 5,13-16

Tout d’abord lire
Lire plusieurs fois paisiblement. L’idéal serait, comme les moines depuis des siècles, de recopier les textes, à la main bien sûr, pour les faire entrer jusque dans notre corps. Mais bon! …nous n’avons pas toujours le temps.

Puis se poser quelques questions, à propos des textes d’abord
-Quel est le mot crochet entre la 1ère lecture et l’Évangile ?
A partir de lui, deux questions :
-quels points communs entre ces deux textes ? Comment s’éclairent-ils (c’est le cas de le dire !) l’un l’autre ?
-mais quelles différences ?
On retrouve le mot crochet et diverses autres choses dans le Psaume graduel : quels rapprochements possibles ?
La 2ème lecture n’a aucun rapport, et nous n’en chercherons pas. Mais à l’intérieur de ce passage de la Première aux Corinthiens, quel rapport peut-on trouver entre :
 – le message de Paul, le “mystère de Dieu”, – et la façon dont il l’annonce ?

Enfin, s’interroger soi-même, avec l’Esprit Saint.

PROPOSITIONS DE LECTURE

A/-“…ta lumière jaillira comme l’aurore… ta lumière se lèvera dans les ténèbres et ton obscurité sera comme la lumière de midi…”
Vous êtes la lumière du monde…que votre lumière brille devant les hommes...”

Qu’est-ce qui produit cette “lumière” ?
C’est “ce que vous faites de bien”, ce qui est développé et précisé dans la 1ère lecture : “partage ton pain avec celui qui a faim, recueille chez toi le malheureux sans abri, couvre celui que tu verras sans vêtement, ne te dérobe pas à ton semblable.” Cela dit, il y a des différences entre les deux textes.
Dans le passage d’Isaïe, cette “lumière” est nettement plus “conditionnée” par la conduite des fidèles : “Si tu fais disparaître… si tu donnes de bon cœur… et si tu combles les désirs du malheureux, ta lumière se lèvera…” Alors que Jésus affirme de but en blanc : “Vous êtes la lumière du monde…” Les Chrétiens, tous ensemble, sont “lumière”. Certes, ils peuvent empêcher ce rayonnement, le cacher “sous le boisseau”, en se “dénaturant” comme du vieux sel, mais ce rayonnement n’est pas aussi conditionné que dans Isaïe. On pourrait plutôt dire qu’il est une participation, par la foi et le baptême, à la vraie “lumière du monde” qu’est Jésus.
En outre, en Isaïe, on a l’impression que la lumière est pour le fidèle (“ta lumière”): il récolte avec elle ce que sème sa charité – et ce n’est déjà pas mal. Mais dans l’Évangile, tout est tourné vers autrui : “Une ville située sur une montagne ne peut être cachée. et l’on n’allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau…elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison. De même que votre lumière brille devant les hommes…” Et c’est la même chose pour la comparaison avec le sel. le sel pour lui-même ne produit rien. Ou il donne du goût aux aliments, ou il les conserve, ou il dégèle les routes. Totalement altruiste, le sel !!
Enfin, peut-être aviez-vous remarqué un autre mot crochet ? “…la gloire du Seigneur t’accompagnera…ils rendront gloire à votre Père…” Le rapprochement met en valeur la différence. D’un côté, un “accompagnement”, qui est une grande joie. De l’autre, un témoignage “devant les hommes” : la “lumière” que sont (ou devraient être !) les chrétiens ne les éclaire pas eux-mêmes, elle est le faisceau d’un projecteur qui dirige le regard vers Dieu.

B/Le Psaume graduel est plus proche de l’Évangile que d’Isaïe, sur les points que nous venons de soulever. Celui “qui craint le Seigneur”, c’est-à-dire qui est avec lui dans une relation de respect, de confiance et de fidélité, celui-là est “lumière des cœurs droits” ; il éclaire les hommes de bonne volonté. Ensuite sont évoquées son action juste et charitable, et sa solidité fondée sur la confiance en Dieu. Le deuxième mot crochet, la “gloire”, apparaît aussi, à la fin, mais il s’agit de “sa gloire”. Y a-t-il contradiction avec la “gloire du Seigneur” ? Non, car cet homme “de justice, de tendresse et de pitié” , en tout ce qu’il fait “s’appuie sur le Seigneur”. “La gloire de Dieu, selon la formule célèbre de saint Irénée de Lyon, c’est l’homme vivant” . on pourrait dire que la “gloire de l’homme”, c’est de rendre gloire à Dieu, son “Père qui est aux cieux”, en faisant “le bien”.

C/Avec la 2ème lecture, on change de sujet.
Le message de Paul est ici résumé en quelques mots : “je n’ai rien voulu connaître d’autre que Jésus-Christ, le Messie crucifié.” Ce n’est pas qu’il oublie la Résurrection, bien entendu, mais il fait porter l’accent sur la Croix, ce qui est le plus opposé à “la sagesse des hommes”. Les humains rêvent toujours de pouvoir, de puissance, de manifestations extraordinaires, et ils projettent ces rêves sur Dieu. Mais Lui se révèle dans la Croix du Christ, manifestation de faiblesse extrême, en apparence, mais révélation d’un Amour infini, plus puissant que la mort.
Ce message, le “mystère de Dieu”, Paul le martèle dans toutes ses lettres. Mais il insiste en outre sur le fait que le messager et sa prédication sont assortis au message : “…c’est dans la faiblesse, craintif et tout tremblant que je suis arrivé chez vous.” Pourquoi ? Pour que l’on considère le message et non le messager, que celui-ci s’efface derrière ce qu’il a à dire et ne prenne pas toute la place, avec ses dons d’orateur : “pour que votre foi ne repose pas sur la sagesse des hommes…” Pour qua les moyens d’annoncer l’Évangile de l’Amour de Dieu ne soient pas des moyens “triomphants”, séducteurs, et contraignants pour la liberté humaine : “Mon langage, ma proclamation de l’Évangile, n’avaient rien à voir avec le langage d’un sagesse qui veut convaincre ; mais c’est l’Esprit et sa puissance qui se manifestaient.” L’Esprit Saint ne force pas, ne viole jamais, il respecte notre liberté, tout en nous transformant de l’intérieur, si nous nous ouvrons à sa douceur.

Avec l’aide du Saint-Esprit, se poser des questions sur soi en face de ces textes
Je ne vais pas me demander si je suis bien “salé” ou “lumineux” !
Mais peut-être simplement si je “ne me dérobe pas à mon semblable” – et il y a tant de manière de le faire ou de ne pas le faire !
Et je me mets dans la lumière de Jésus, en lui demandant de me donner de la refléter un peu…

A la semaine prochaine!

 

 

 

lES évènements importants à l'Abbaye

Le 1er Octobre Monseigneur Benoit Rivière évêque du diocèse d’Autun, Châlon et Mâcon a conféré la Bénédiction Abbatiale à Mère Françoise-Emmanuel Vauchot.
Une importante assemblée composée de nombreux Abbés, Abbesses, frères et sœurs de monastères  ainsi que de communautés religieuses, consacrées, prêtres,  proches, fidèles et amis, ont accompagné notre communauté pour célébrer cet heureux évènement.
Nous vous invitons à vous joindre à notre joie et notre action de grâces.

Le jeudi 26 mai 2022, en la solennité de l’ As c e n s i o n du Seigneur, Mère Marie-Joseph Roduit, a fêté son J u b i l é d e 60 a n s de vie monastique
en l’ Abbaye Notre Dame de Venière.
Une célébration qui nous a rempli de bonheur.
Elle est grande la fidélité du Seigneur et il si est beau d’y répondre!

Le 22 février 2022 à la demande de 15 monastères de l’ordre de Saint Benoit, la Congrégation pour les Instituts de vie consacrée et les Sociétés de vie apostolique a approuvé les statuts présentés et décidé la création de la Fédération « Notre-Dame de la Rencontre ».

A savoir : l’Abbaye Saint Vincent de Chantelle, l’Abbaye Sainte Marie de Maumont (et sa maison dépendante de Friguiagbé. en Guinée Conakry), l’Abbaye Saint Joseph et Saint Pierre de Pradines, l’Abbaye Notre Dame de Protection de Valognes, le  Monastère Sainte Scholastique d’Urt, l’Abbaye Notre-Dame de Venière, le Monastère La Paix Notre-Dame de Flée, l’Abbaye Saint Joseph de la Rochette, l’Abbaye Notre-Dame de Jouarre, l’Abbaye Sainte Scholastique de Dourgne, l’Abbaye Sainte Croix de Poitiers, l’Abbaye Saint Louis du Temple de Limon, en France, l’Abbaye de l’Assomption de Dzogbegan Togo, le Monastère de la Bonne Nouvelle de Bouaké, Cote d’Ivoire, et le Monastère Notre-Dame de Koubri, Burkina Faso.

Le 2 Mars 2022, faisant suite à la création de cette fédération, , le Président Guillermo L.Arboleda T. instituait, par décret, l’association de la Fédération «Notre-Dame de la Rencontre» avec la Congrégation de Subiaco Mont-Cassin de l’Ordre de Saint Benoît.

Ce 2 février 2022, notre sœur Marie-Élie a fait Profession Monastique, en la fête de la présentation du Seigneur au Temple, fête de la lumière, journée des consacrés.
Nous remercions tous ceux et celles qui ont participé à la cérémonie, Père Abbé Luc, les prêtres, nos amis, oblates et sœurs consacrées du Diocèse ainsi que tous ceux qui se sont unis à nous par la prière.
Témoignage de Soeur Marie-Elie : https://rcf.fr/vie-spirituelle/visages-diocesains