« Afin qu’en tout Dieu soit glorifié ! »
Règle de Saint Benoît 57,9

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Les événements de l’année

Les activités de ces événements dépendent des consignes sanitaires gérant la pandémie du covid-19 et des mesures de sécurité mises en place par nos soins.
 

 Célébrer la Résurrection!

Pour vivre en profondeur votre liturgie du Dimanche nous vous proposons d’en méditer les textes avec une sœur de Venière:

Les lectures

1ère lecture : Jérémie 33,14-16
2ème lecture : Épitre aux Thessaloniciens 3,12-4,2
Évangile : Luc 21,25-28 et 34-36

Tout d’abord lire:
Lire plusieurs fois paisiblement. L’idéal serait, comme les vieux moines, de recopier les textes, à la main bien sûr, pour les faire entrer jusque dans notre corps. Mais bon! …nous n’avons pas toujours le temps.

Puis se poser quelques questions, à propos des textes d’abord (nous vous proposons des réponses, voir plus bas, mais cherchez d’abord…) Laissons de côté pour l’instant le texte de saint Paul, et mettons en rapport les deux autres:
-Quel(s) mot(s) « crochet(s) » permet(permettent) d’accrocher ces deux textes entre eux ?
-Quels sont les points de vue de chacun par rapport à ce « jour » ?
-Le même ?
-Différents ?
-Qu’y a-t-il de commun ?
-Quelles sont les autres différences entre les deux textes ?
A quoi vous font penser les « images » employées par Luc ?
-Qu’est-ce que le passage que Luc ajoute en plus ?
-Peut-on faire un rapprochement avec la deuxième lecture, le passage de la 1ère lettre aux Thessaloniciens ?
-Est-ce que celui-ci peut éclairer l’Évangile, ou vice versa ?

Enfin, s’interroger soi-même.
 Après tout ce que nous avons découvert à propos des textes, s’interroger en face des textes, se les approprier :
Est-ce que nous attendons la venue du Seigneur ?
Dans quelles dispositions ?
Quelle « image » de Dieu avons-nous ?
Est-ce que ça change quelque chose dans notre vie ? A quelle conversion nous poussent ces textes ?

Voici notre proposition de réponse :
Mais attention ! Il ne s’agit pas de « bonnes réponses », comme dans un jeu télévisé ou les pages jeux des journaux, il s’agit seulement d’une proposition de lecture, en sachant que l’Écriture est toujours assez riche pour en avoir plusieurs.
Le mot-crochet est « jours » : « voici venir des jours…En ces jours-là…que ce jour-là » – on le retrouve aussi dans la 2ème lecture. Il est bien évident qu’il s’agit du « Jour du Seigneur », de l’irruption des derniers temps, ce qu’on appelle les temps « eschatologiques », c’est-à-dire de la fin.
Bonus : voici quelques références dans l’Ancien Testament. Si vous allez les voir, vous verrez que les perspectives ne sont pas toujours les mêmes : Isaïe, 13,6-13 ou chapitre 25 à 27, Zacharie, chapitre 12 à 14…
Paradoxalement, le point de vue de l’Ancien Testament semble très positif par rapport à celui de Jésus ici dans ce texte de Luc.

Relevons le vocabulaire :
Jérémie : « j’accomplirai la promesse de bonheur…justice…droit…délivré…sécurité…Le Seigneur est-notre-Justice. »
Luc : « nations affolées…fracas…tempêtes…mourront de peur…malheurs…ébranlées…comme un filet… »
Le prophète voit le Jour du Seigneur comme un jour de bonheur, l’évangéliste semble évoquer des catastrophes.
Mais Jésus dit aussi à ses disciples : « redressez-vous et relevez la tête, car votre rédemption approche ». Autrement dit, ce « jour », terrifiant au premier abord, est aussi un jour de salut. Et c’est là que le rapprochement avec Jérémie est essentiel, car il nous permet de comprendre que derrière les images utilisées par Luc, se « cache » la justice de Dieu qui est en réalité une « promesse de bonheur ». D’ailleurs, d’où viennent ces « images » ? Elles font penser à ce qu’on appelle habituellement une « apocalypse », et effectivement, on les trouve dans l’Apocalypse de Jean, mais elles étaient déjà employées dans certains textes de l’Ancien Testament qui évoquent la fin du monde par exemple Joël 2,1-2 ou 4,15. Quel intérêt cela peut-il avoir pour nous ? Eh bien, si Luc utilise des « images » traditionnelles, cela signifie qu’elles ne sont pas à prendre au pied de la lettre, elles ne sont pas un reportage sur ce qui se passera à la fin des temps, ce ne sont que des éléments concrets pour nous permettre de comprendre quelque chose de plus profond. Quoi ? Que ce « jour » est d’abord un jour de jugement, c’est-à-dire de séparation entre le bien et le mal, et que le mal qui est sur la terre doit disparaître.
Dans le passage de Jérémie, le prophète annonce la venue du Messie, comme un descendant de David, un roi qui sera un « Germe de Justice », qui apportera la Justice de Dieu, c’est-à-dire son Salut. Dans le texte évangélique, Jésus annonce sa venue à lui, son retour. Il est, lui, le Messie annoncé, mais il est aussi le Seigneur-notre-Justice, il est le salut, la rédemption. Celui qui vient, c’est Dieu lui-même, en Jésus, le Verbe incarné. Il faut ajouter quelque chose : nous sommes le 1er dimanche de l’Avent, nous attendons Noël, la venue de ce Verbe dans la chair, dans le monde. Alors de quelle venue parlons-nous ? La prophétie de Jérémie annonce-t-elle a naissance de Jésus ? Ou sa seconde venue, son retour à la fin des temps, dont lui-même parle dans l’Évangile ? En fait, l’église nous fait réunir ces deux venues en une seule, en quelque sorte ; nous sommes situés entre la première et la deuxième venue du Christ, nous sommes déjà dans les derniers temps, car ces venues n’en font qu’une seule en fait. La première s’est faite dans l’obscurité de l’étable de Bethléem, dans l’humilité, dans la faiblesse d’un petit enfant, la deuxième se fera dans la gloire, dans la puissance du juge, mais c’est le même Jésus qui est venu et qui vient, sa gloire est celle du Crucifié Ressuscité, le « Fils de l’homme » qui nous a donné le salut. Ce que le passage de l’Évangile ajoute, c’est une exhortation aux disciples, pour leur comportement durant ce temps d’attente : « Tenez-vous sur vos gardes, de crainte que votre cœur ne s’alourdisse dans la débauche, l’ivrognerie et les soucis de la vie… » Il demande deux choses : d’une part la vigilance (se tenir sur ses gardes, rester éveillés…)
d’autre part une « bonne conduite », pas de « débauche, d’ivrognerie », mais il ne s’agit pas seulement de morale, il s’agit de ne pas laisser son cœur s’alourdir, s’endormir. C’est pourquoi Jésus mentionne aussi les « soucis de la vie », qui ne sont pas des vices, mais qui peuvent endormir la vigilance, nous enfermer dans ce qui n’est pas essentiel, nous détourner de Dieu.
Il faut compléter en rapprochant de la deuxième lecture : saint Paul parle aussi de « s’établir fermement dans une sainteté sans reproche pour le jour où notre Seigneur Jésus-Christ viendra… » Qu’est-ce que cette « sainteté » ? La perfection morale, la « bonne conduite » ?
Plutôt ce que l’Apôtre vient de dire : « que le Seigneur vous donne, entre vous et à l’égard de tous les hommes, un amour de plus en plus intense et débordant… » Il s’agit de l’amour, du « commandement de l’amour » que Jésus nous a donné. C’est en cela que consiste en fait la vigilance, qui va être souvent évoquée tout au long de l’Avent.: l’amour pour tous les hommes et la prière. La prière, car c’est Dieu qui peut nous donner d’avoir « un amour de plus en plus débordant … » Et c’est cela seul qui rend « dignes d’échapper à tout ce qui vient, et de paraître debout devant le Fils de l’homme », comme dit la fin du passage de Luc Il ne s’agit pas, en vue de la fin du monde, de se creuser un abri antiatomique dans le jardin pour échapper à une catastrophe, pendant que les « méchants » seront éliminés. Il y aura, il y a un combat entre les forces du mal et celles du bien, nous le voyons tous les jours dans le journal. Notre monde est plein de souffrance, et il aura un jour une destruction des forces de mal, de mort, de souffrances, par la puissance d’amour de Dieu. Pour se tenir debout, ce jour-là, comme des êtres humains dignes de de ce nom devant le Seigneur, il faut dès aujourd’hui participer à cet amour – c’est aussi ce que nous dit l’Évangile de Matthieu au chapitre 25, 21-46.

Pour la dernière série de question, à chacun d’y répondre pour soi…A bientôt.

 2eme lecture : 1ère aux Thessaloniciens 3,12-42
*Une seule question : quel est le rapport entre cette lecture et l’Avent ? Ou, si vous préférez : qu’est-ce que ce texte peut apporter dans notre façon de vivre l’Avent ?
La proposition de lecture est placée ci-dessous, mais cherchez un peu en laissant passer l’ange.

Proposition de lecture
* La première Lettre de saint Paul aux Thessaloniciens est le premier écrit chrétien qui nous soit resté, c’est dire son ancienneté ! Il n’y a pas à s’étonner que ce passage reflète la foi de la 1ère communauté dans le retour imminent du Christ : « qu’il vous établisse fermement dans une sainteté sans reproche…pour le jour où notre Seigneur Jésus-Christ viendra avec tous les saints. » Cela doit nous rappeler que l’Avent, s’il prépare le mémorial de la première venue de Jésus, à Noël, est tourné aussi vers l’attente de son retour (d’où l’aspect « apocalyptique » de l’Évangile de ce dimanche).
Cette « seconde venue » du Christ, dans la gloire de sa Résurrection, annonce la fin des temps. La fin du monde qui fait peur ? Mais Jésus, venu dans la petitesse et l’humilité de la crèche, dans la faiblesse de la Croix, ne va pas revenir pour exterminer toute l’humanité ! Il jugera les hommes, certes, mais c’est lui qui nous établira « dans une sainteté sans reproche, devant Dieu notre Père », à l’image de « tous les saints » avec qui il « viendra ».
Pour autant, en attendant, nous sommes toujours ici-bas. Et Paul ne l’oublie pas. Il souhaite à ses Thessaloniciens (et à nous, par la même occasion), le plus beau des cadeaux pour notre vie en ce monde : « Que le Seigneur vous donne entre vous et à l’égard de tous les hommes un amour de plus en plus intense et débordant, comme celui que nous avons pour vous. »
L’attente du retour de Jésus ne doit pas nous démobiliser, en particulier de progresser dans la charité : « de plus en plus…Faites donc des progrès… »
Nous savons, nous aussi, « quelles instructions nous vous avons données de la part du Seigneur Jésus », en particulier le « commandement de l’amour » évoqué au début de ce texte. Nous avons là un condensé de la vie chrétienne, entièrement tournée vers le Seigneur, et entièrement tournée vers le prochain.

Les grandes célébrations liturgiques 2021 à Venière

La semaine Sainte 2021

Le 28 mars: dimanche des Rameaux: procession et messe 9h30

Triduum Pascal

Le 1er avril: jeudi saint: messe de la sainte cène: 17h20
Le 2 avril: vendredi saint: office de la passion: 16h30
Le 3 avril: samedi saint: vigile pascale: 21h45
Le 4 avril: dimanche de la résurrection: messe 10h

 

Noël 2021

Le 24 décembre : Vigile à 22h et messe de minuit
Le 25 décembre : Messe de Noël 10h

 

 

 

 

Les anniversaires, autres fêtes et évènements…

Ce 6 Novembre, nous faisons notre la prière de Sr Véronique Margron (Présidente de la CORREF), prononcée à Lourdes durant le Temps pénitentiel:
« Mon Dieu, des hommes, des femmes, ont commis non seulement l’injustifiable mais surtout l’intolérable. Ton Église a été, est, le lieu de crimes contre l’humanité du sujet. Te supplier, toi mon Dieu, paraît alors presque trop petit, trop peu. Supplier alors aussi chacune des personnes dont la vie a été, est plongée dans les abîmes des enfers, car vous êtes, elles sont, ton visage, mon Dieu, toi le Dieu humilié, méprisé, crucifié.
Être pris en pitié, implorer tes entrailles mon Dieu, promettant de faire œuvre de justice. Supplier que nous soyons pris en pitié en demeurant au pied de la Croix. Nous ne pouvons descendre dans les enfers où chaque vie d’enfant, d’adulte rendu vulnérable, a été précipitée. Mais demander la force autant que la grâce de nous tenir à la porte, au bord du tombeau et là te supplier toi Dieu très bas, qui seul peut descendre dans ces ténèbres et en fracasser la porte. Toi qui seul peux nous délivrer, nous aussi, du mal que nous avons commis contre la vie, l’intégrité, la dignité, la confiance, la foi de chaque existence, meurtrie, une par une, l’une après l’autre, visage défiguré après visage défiguré. Nous en arracher, de ce mal commis, et fortifier notre pauvre courage pour un jour peut-être entendre cette parole de grâce, que Joseph, après avoir enterré son père Jacob offrit à ses frères qui l’avaient pourtant vendu comme esclave, réduit comme un objet : « Vous aviez voulu me faire du mal, Dieu a voulu le changer en bien, afin d’accomplir ce qui se réalise aujourd’hui : préserver la vie d’un peuple nombreux. » (Gn 50, 20)

Le 15 septembre nous avons accueilli, à Venière, notre nouvel aumônier, Monseigneur Wattebled, évêque émérite de Nîmes.

Le 23 Mai en la solennité de Pentecôte notre sœur Anne Devos a célébré son jubilé d’or: 50 années de profession monastique.