« Afin qu’en tout Dieu soit glorifié ! »
Règle de Saint Benoît 57,9

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Temps Pascal année C
L’ASCENSION DE NOTRE SEIGNEUR

Pour vivre en profondeur votre liturgie du Dimanche nous vous proposons d’en méditer ci-dessous les textes avec une sœur de Venière:

L’ASCENSION DE NOTRE SEIGNEUR

Les lectures :
1ere lecture : Actes 1,1-11
2eme lecture : Lettre aux Hébreux 9,24-28 et 10,19-23
Évangile selon saint Luc 24,46-53

Tout d’abord lire

Lire plusieurs fois paisiblement. L’idéal serait, comme les moines depuis des siècles, de recopier les textes, à la main bien sûr, pour les faire entrer jusque dans notre corps. Mais bon! …nous n’avons pas toujours le temps.
Puis se poser quelques questions, à propos des textes d’abord
Nous allons profiter des lectures de cette fête pour faire un exercice un peu différent : l’étude comparée. En effet, la 1ère lecture, c’est-à-dire le commencement des Actes des Apôtres, et le passage évangélique, c’est-à-dire la fin de l’Évangile de Luc, racontent tous les deux l’Ascension, mais chacun à sa manière, sans contradiction mais avec des éléments différents.
Qu’est-ce qui est commun ? Qu’est-ce qui est différent ?
La 2ème lecture, la Lettre aux Hébreux, raconte aussi cet événement, à sa façon, avec d’autres images. Dans quels versets ? En quoi nous permettent-ils de mieux comprendre ce que représente le “Ciel”, dans les deux autres textes ? Vous avez saisi sans aucun doute que Jésus n’est pas monté dans la stratosphère, et que cette “ascension” veut nous faire comprendre autre chose qu’une montée physique au-dessus des nuages.
Dans la 1ère et dans la 2ème lecture, il y a l’annonce d’un autre événement, d’un autre “mouvement” du Christ. Lequel ? Qu’est-ce que cela change pour la vie de l’Église ?

Enfin, s’interroger soi-même, avec l’Esprit Saint.

PROPOSITIONS DE LECTURE

Les récits de l’Ascension, dans les Actes et l’Évangile :

* Qu’est-ce qui est commun ?
-l’événement proprement dit, bien sûr, la disparition de Jésus – le commandement de rester à Jérusalem :
Actes : “il leur donna l’ordre de ne pas quitter Jérusalem…”
Évangile : ” quant à vous, demeurez dans la ville…” – et pour la même raison :
Actes “…d’y attendre ce que le Père avait promis…c’est dans l’Esprit Saint que vous serez baptisés dans quelques jours…vous allez recevoir une force, celle de l’Esprit Saint qui viendra sur vous.”
Évangile : ” je vais envoyer sur vous ce que mon Père a promis…demeurez dans la ville jusqu’à ce que vous soyez revêtus d’une force venue d’en-haut”
Quasiment les mêmes mots, pour annoncer la venue de l’Esprit à la Pentecôte, promis par le Père, envoyé par le Père et le Fils.
-Pourquoi à Jérusalem ? Les deux textes répondent :
Actes : ” vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre.”
Évangiles :”… proclamée en son nom pour le pardon des péchés, à toutes les nations, à commencer par Jérusalem. C’est vous qui en êtes les témoins.”
Jérusalem ‘est la Cité de Dieu, celle du Premier Testament, celle de la Passion et Résurrection dont les Apôtres sont les “témoins” C’est de là que tout va rayonner, vers tous les peuples, à partir de la Première Alliance et du Mystère Pascal.

* Qu’est-ce qui est différent ?
-on a l’impression que l’Ascension ne se passe pas au même endroit, puisque les Actes ne précisent pas, eux, qu'”il les emmena jusque vers Béthanie”, et que la séparation semble se passer à la fin du repas. Mais il peut s’agir d’une simple ellipse, pour ne pas redire une chose déjà connue.
-les paroles : les Actes développent plus la promesse de l’Esprit, et mentionnent une question des Apôtres, révélant qu’ils n’ont pas encore compris que Jésus n’est pas venu “rétablir la royauté en Israël”
 – ce qui montre qu’ils ont bien besoin du Saint Esprit ! Dans l’ Évangile, Jésus insiste sur l’essentiel de la Passion et de la Résurrection, comme accomplissement des Écritures, puis sur ce qu’ils auront à prêcher, la conversion et le pardon des péchés.
-la façon de raconter l’Ascension :
Actes : ” ils le virent s’élever et disparaître à leurs yeux dans une nuée…” C’est très visuel, et il y a la présence de la “nuée”, qui, dans l’Ancien Testament, signifie la Présence de Dieu
Évangile : “il se sépara d’eux et fut emporté au ciel” On ne voit rien, et l’accent est mis sur la séparation, mais le verbe “emporter” rapproche l’événement d’autres “enlèvements au ciel” dans la Bible, comme celui d’Elie au 2ème Livre des Rois (chap.2). Ce qui est ajouté par rapport aux Actes, c’est le fait que “levant les mains , il les bénit” , et qu’il disparaît “tandis qu’il les bénissait” : autrement dit, Jésus, là où il est, continue à les bénir, à nous bénir, il reste éternellement “bénissant”.
-A la place, dans les Actes, on a l’apparition soudaine des ” deux hommes en vêtements blancs” et leur parole : “Galiléens, pourquoi restez-vous à regarder le ciel?” Les Anges renvoient les Apôtres à leur mission. C’est normal, nous sommes au commencement des Actes. Tandis que pour l’Évangile, c’est la fin, la conclusion : les Apôtres retournent à Jérusalem, là où l’Évangile avait commencé, c’est-à-dire dans le “Temple”, mais aussi dans la “joie” et la bénédiction, celles de Zacharie à la naissance de Jean-Baptiste, celles de Marie dans son Magnificat.

L’Ascension dans la Lettre aux Hébreux :

” …il est entré dans le ciel même, afin de se tenir maintenant pour nous devant la face de Dieu… au-delà du rideau du sanctuaire, c’est-à-dire de sa condition humaine”
L’auteur de la Lettre utilise l’image du “ciel”, mais en la doublant de l’image du “sanctuaire”, c’est-adire le Saint des Saints dans le Temple de Jérusalem, là où Dieu se manifestait. Ces images spatiales veulent exprimer la réalité inexprimable : que Jésus est passé tout entier en Dieu, avec son corps glorifié. Il est au-delà des limites de temps et d’espace inhérentes à la “condition humaine” ; il est donc présent, contemporain à tous les lieux et à toutes les époques, plus près de nous qu’il ne l’était aux Apôtres en Galilée. Et, totalement en Dieu, il nous ouvre une “voie nouvelle et vivante”, il est lui-même cette voie, ce chemin vers le Père : en lui, “nous pouvons entrer au sanctuaire du ciel avec pleine assurance”, et nous avancer “vers Dieu… dans la certitude que donne la foi…”

Le passage des Actes et celui de la Lettre aux Hébreux
Ils ne se contentent pas d’évoquer l’Ascension, mais ils annoncent aussi le retour de Jésus à la fin des temps :
“Jésus, qui a été enlevé du milieu de vous, reviendra de la même manière que vous l’avez vu s’en aller vers le ciel…”
“Le Christ apparaîtra une seconde fois, non plus à cause du péché, mais pour le salut de ceux qui l’attendent…”
Les Actes reprennent la même image du “ciel” pour dire le retour du Christ, image traditionnelle, qui vient du Livre de Daniel, celle du “Fils de l’Homme venant sur les nuées du ciel”. Comment décrire autrement qu’en images approximatives un événement qui n’a pas encore eu lieu, qui dépasse nos sens et tout ce que nous connaissons ? La Lettre aux Hébreux traduit dans un langage plus abstrait, plus théologique, en insistant sur les deux points essentiels : “Le Christ apparaîtra”, c’est sa venue qui inaugurera les temps nouveaux, le Royaume de Dieu – et il viendra “pour le salut”, l’accomplissement définitif de tout le dessein de Dieu.
En attendant, nous sommes dans le temps de l’Église, nous vivons de cette espérance, et nous sommes “ceux qui l’attendent”. Mais les Anges de l’Ascension nous disent de ne pas rester les yeux au ciel, regrettant le départ de Jésus, et oubliant la terre. Ils suggèrent que nous devons travailler à nos tâches humaines, pour témoigner du Ressuscité, et annoncer l’Évangile, dans sa Présence invisible mais réelle.

Avec l’aide du Saint-Esprit, se poser des questions sur soi en face de ces textes
Est-ce que Jésus, pour moi, plane dans le ciel, bien au-dessus de ma vie quotidienne, de mes problèmes concrets ?
Ou est-ce qu’il est présent, auprès de moi, depuis toujours et pour toujours ?
Suis-je un annonceur d’Évangile, un témoin du Ressuscité ?

Les grandes célébrations liturgiques 2022 à Venière

La semaine Sainte 2022

Le 10 avril: dimanche des Rameaux: procession et messe 9h30

Triduum Pascal

Le 14 avril: jeudi saint: messe de la sainte cène: 17h20
Le 15 avril: vendredi saint: office de la passion: 16h30
Le 16 avril: samedi saint: vigile pascale: 21h45
Le 17 avril: dimanche de la résurrection: messe 10h

 

Noël 2022

Le 24 décembre : Vigile à 22h et messe de minuit
Le 25 décembre : Messe de Noël 10h

Autres évènements importants à l'Abbaye

Le jeudi 26 mai 2022, en la solennité de l’ As c e n s i o n du Seigneur,
Mère Marie-Joseph Roduit,
fêtera son J u b i l é d e 60 a n s de vie monastique
en l’ Abbaye Notre Dame de Venière.
Elle vous invite à vous unir, de près ou de loin, à sa prière et à son action de grâces.
L’Eucharistie sera célébrée à 10h

Le 22 février 2022 à la demande de 15 monastères de l’ordre de Saint Benoit, la Congrégation pour les Instituts de vie consacrée et les Sociétés de vie apostolique a approuvé les statuts présentés et décidé la création de la Fédération « Notre-Dame de la Rencontre ».

A savoir : l’Abbaye Saint Vincent de Chantelle, l’Abbaye Sainte Marie de Maumont (et sa maison dépendante de Friguiagbé. en Guinée Conakry), l’Abbaye Saint Joseph et Saint Pierre de Pradines, l’Abbaye Notre Dame de Protection de Valognes, le  Monastère Sainte Scholastique d’Urt, l’Abbaye Notre-Dame de Venière, le Monastère La Paix Notre-Dame de Flée, l’Abbaye Saint Joseph de la Rochette, l’Abbaye Notre-Dame de Jouarre, l’Abbaye Sainte Scholastique de Dourgne, l’Abbaye Sainte Croix de Poitiers, l’Abbaye Saint Louis du Temple de Limon, en France, l’Abbaye de l’Assomption de Dzogbegan Togo, le Monastère de la Bonne Nouvelle de Bouaké, Cote d’Ivoire, et le Monastère Notre-Dame de Koubri, Burkina Faso.

Le 2 Mars 2022, faisant suite à la création de cette fédération, , le Président Guillermo L.Arboleda T. instituait, par décret, l’association de la Fédération «Notre-Dame de la Rencontre» avec la Congrégation de Subiaco Mont-Cassin de l’Ordre de Saint Benoît.

Ce 2 février 2022, notre sœur Marie-Élie a fait Profession Monastique, en la fête de la présentation du Seigneur au Temple, fête de la lumière, journée des consacrés.
Nous remercions tous ceux et celles qui ont participé à la cérémonie, Père Abbé Luc, les prêtres, nos amis, oblates et sœurs consacrées du Diocèse ainsi que tous ceux qui se sont unis à nous par la prière.
Témoignage de Soeur Marie-Elie : https://rcf.fr/vie-spirituelle/visages-diocesains