« Ils seront vraiment moines s’ils vivent du travail de leurs mains.  »
Règle de Saint Benoit 48,8

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Vie de travail et de services

Le travail pour Saint Benoît a une dimension fondamentale pour structurer l’être et faire du moine une personne responsable en subvenant aux besoins de la communauté et en collaborant par son travail à l’oeuvre du Créateur. Mais le moine doit éviter de s’enorgueillir de sa «fonction». Le chapitre 57, 2-3 nous montre  «que si l’un d’eux venait à s’enorgueillir de ce qu’il sait faire…on lui interdira l’exercice de son métier». Le monastère est avant tout une école d’humilité et  le travail peut devenir un lieu de vanité et d’orgueil si l’on n’y prend garde!

Concrètement quel est notre travail à Venière :

Travail artisanal  de l’atelier « Travail et Joie » .

Cet atelier nous permet de transmettre notre joie de croire par la représentation sur bois des Saints Patrons, d’offrir une catéchèse en images : cartes, signets etc., ainsi que de chanter un hymne à la vie par des tableaux figuratifs ou abstraits.

 

Services de maison : ils occupent une bonne partie d’entre nous. Comme tout un chacun, il nous faut préparer les repas pour la communauté et pour nos hôtes, faire la lessive, le ménage, confectionner nos vêtements, nous occuper de notre bibliothèque et des archives, entretenir la maison,

le  jardin. Le travail ne manque pas !

  

Services d’administration et de gestion pour la communauté et notre entreprise Travail et Joie.

Services d’infirmerie  Plusieurs d’entre nous s’occupent de nos sœurs âgées  pour les repas, les soins… Dans la mesure du possible, nous les soignons et les gardons avec nous jusqu’à leur entrée dans la vie éternelle.

Services liturgiques :

La liturgie est au cœur de notre vie bénédictine. Des sœurs sont chargées de la sacristie, des bouquets de fleurs pour l’église, et de toute la préparation des offices et des Eucharisties tout au long de l’année … sans oublier la musique et le chant.

Services d’accueil Monastique :
Des sœurs gèrent l’hôtellerie où nous recevons nos familles et les personnes qui souhaitent venir prendre un temps de prière chez nous. Tandis que nos sœurs portières accueillent tous ceux qui se présentent à la porte du monastère quels qu’ils soient.

En choisissant de répondre à l’appel d’une vie de prière, de louange et d’intercession, nous avons opté du même coup pour une vie pauvre, simple et sobre. En effet, six heures de notre journée sont consacrées à la prière liturgique et personnelle. En dehors des temps de repos, des repas et rencontres fraternelles, il  ne reste que cinq heures pour gagner notre vie et gérer les services de la maison. (voir l’horaire) Autant dire que ces temps sont bien pleins !

Devant l’ampleur de la tâche, nous devons faire appel à des salariés dans divers secteurs.

        Le travail fait partie intégrante de notre vie bénédictine, il n’est pas un « à côté » de notre vie de prière, mais il est lui aussi imprégné de la recherche de Dieu. Quel que soit notre travail nous le vivons sous le regard de Dieu et autant que possible en silence.

           Au monastère, nous ne cherchons pas à « faire carrière ». Mère Abbesse donne les emplois à chacune en fonction de ses aptitudes, de son tempérament et des besoins de la communauté. Ce n’est pas toujours facile de concilier ces différents critères. Les emplois de chacune peuvent varier au long des années, nous apprenant que l’essentiel demeure:  le Christ pour qui nous sommes là.