21 ème dimanche du temps ordinaire — Année A
Pour vivre en profondeur votre liturgie du Dimanche nous vous proposons d’en méditer ci-dessous les textes avec une sœur de Venière
Les lectures:
1ere lecture : Isaïe 22,19-23
2eme lecture : Lettre aux Romains 11,33-36
Évangile selon saint Matthieu 16,13-20
Tout d’abord lire
Lire plusieurs fois paisiblement. L’idéal serait, comme les moines depuis des siècles, de recopier les textes, à la main bien sûr, pour les faire entrer jusque dans notre corps. Mais bon! …nous n’avons pas toujours le temps.
Puis se poser quelques questions, à propos des textes d’abord
–Au premier abord, on voit mal le lien entre cette triste histoire de limogeage d’un haut fonctionnaire, remplacé par un autre – et la solennelle intronisation de Pierre comme fondement de l’Église du Christ. Et en même temps le rapprochement saute aux yeux, et vous allez trouver vite fait le mot crochet, et le symbolisme qu’il représente, d’un côté comme de l’autre. Oui ?
–Le nommé Eliakim, fils de Hilkias, n’est pas au niveau de Simon, le premier pape ! Mais dans la description de ses fonctions, toutes humaines qu’elles soient, il y des éléments qui préparent le rôle de Simon-Pierre, chef de l’Église. Lesquels ?
–Enfin, regardons le début de l’Évangile. Un début en « cascade ». En cascade ?
Ne regardez pas seulement ce qui est dit de Jésus, mais qui parle.
En quoi Jésus peut-il s’appuyer sur la fin de cette « cascade » pour dire à Pierre « tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirai mon Église… »
Enfin, s’interroger soi-même, avec l’Esprit Saint.
PROPOSITION DE LECTURE
1/ Une histoire de « clefs », n’est-ce pas ?
En fait il est fort possible que ce soit le texte d’Isaïe qui ait inspiré celui de Matthieu. La clef mise « sur l’épaule » est un insigne d’autorité, dans l’Ancien Testament – évidemment il s’agit de pouvoir politique ou économique Jésus, lui, confie à Pierre « les clefs du Royaume des Cieux. »
C’est aussi une image, qui veut exprimer l’entrée, ou non, dans la proximité de Dieu, dans sa Vie.
Mais Jésus donne également à Pierre le pouvoir de lier et de délier, dès ici-bas : « tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux. »
Dans les deux passages, il s’agit d’ouvrir ou de fermer, au nom de Dieu, qui confie ses prérogatives, sa miséricorde, ou son jugement à un homme : ce gouverneur, figure et annonce du Messie – et Pierre, vicaire du Christ, son représentant sur terre, pierre de fondation de l’Église.
2/ « …il sera un père pour le habitants de Jérusalem et pour la maison de Juda… » Cette petite phrase toute simple peut être « reportée » sur la mission que reçoit Pierre : pas seulement lier/délier, ouvrir/fermer, mais « être un père« , veiller sur le troupeau qui lui est confié, et le garder avec la tendresse de Dieu.
Autre élément chez Isaïe : « Je le rendrai stable comme un piquet qu’on enfonce dans un sol ferme... » Stabilité, solidité, fermeté…On retrouve cela dans l’image différente mais semblable, de la « pierre », avec sa solidité, sa permanence : »et la puissance de la Mort ne l’emportera pas sur elle… » C’est la Vie même de Dieu plus forte que la Mort.
? Cascade ? Vous avez dit « cascade » ? Drôle d’idée. Mais regardez bien :
- 1ère question : « Le Fils de l’homme, qui est-il, d’après ce que disent les hommes? » Nous sommes dans le terrestre, et dans l’anonymat – et les réponses sont traditionnelles dans le judaïsme de ce temps, mais quand même un peu fantaisistes.
- 2ème question, plus personnelle, plus engageante pour les disciples, et pour Jésus: « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? »
- C’est Pierre, l’impulsif, qui répond : « Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant« .
Sauf que… ce n’est pas lui en réalité, c’est Quelqu’un qui parle en lui : « Heureux es-tu, Simon, fils de Yonas ; ce n’est pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux. »
Sommet de la révélation christologique, sommet du Révélateur, le Père lui-même –
euh oui… cette cascade n’est pas très logique : elle fonctionne à l’envers, mais bon, tout le monde aura compris !
Et c’est sur cette révélation que Jésus va s’appuyer pour faire de Simon la « pierre » : « et sur cette Pierre je bâtirai mon Église. »
Avec l’aide du Saint-Esprit, se poser des questions sur soi en face de ces textes
–Pour moi, qui est Jésus ?
-Est-il « le Messie, le Fils du Dieu vivant » ?
-Suis-je à l’écoute de la voix du Père qui est aux cieux, et qui me révèle son Fils ?
A tous et toutes bel été ressourçant et régénérateur de force et de vie !
Année 2026
Les belles rencontres de l’été…à Venière avec les frères de la Pierre Qui Vire.
Le 18 août : jour mémorable, magnifique, fraternel, heureux…avec un temps devenu plus clément !
Nos frères sont arrivés en voiture vers 9h30, apportant une abondante participation au repas : légumes de leur jardin permaculture, gougères et apéritif surprise !
A 10h : célébration de l’Eucharistie, présidée par le Père Abbé, tous dans notre chœur, les moniales d’un côté et les frères de l’autre. Nous avons rendu grâce pour notre vie monastique et prié notre Père du ciel de susciter de nouvelles vocations.
Après la messe, les frères, pilotés par quelques sœurs, ont pu visiter le magasin, les lieux de notre vie commune, notamment la nouvelle cuisine toute refaite aux normes, puis nos ateliers Travail et Joie où une petite exposition et les explications de nos sœurs leur ont fait découvrir la diversité de nos créations et productions dans une belle continuité de la tradition de nos collections.
12h15 : office de Sexte chanté au chœur, en alternance moniales et moines ; nous avons admiré la rapidité de nos frères à reprendre nos tons de psalmodie !
Ensuite le repas s’est déroulé par tables de six moines et moniales, échelonnées, à l’ombre, sous le cloître, permettant des rencontres simples et fraternelles.
Après la célébration de l’office de None, nous nous sommes tous réunis au chapitre, et nous avons partagé une « conversation spirituelle », selon la « méthode » employée au synode.
A partir d’un texte de Frère Christophe de Tibhirine méditant la prière de Jésus : « Père, entre tes mains, je me remets » (Lc. 23,46). Frère Christophe propose une interprétation originale dont voici un extrait: « la maison du Père, c’est : « entre ses mains . Maison de prière ouverte. Maison de solidarité pour des frères…Là, Jésus habite : à demeure…il y a place pour chacun… »
Après lecture du texte, chacun exprime ce qui le touche, dans une belle écoute de toute la communauté ; puis en un deuxième temps, on retient et développe éventuellement ce qui nous a interpellés dans ce que les autres ont dit. Cela conduit à un échange très profond et venu du plus vrai du cœur de chaque participant.
Un goûter sous le cloître, avec des rafraîchissements bienvenus, a permis encore des rencontres spontanées des uns avec les autres.
La journée s’est conclue par le chant des Vêpres, tous ensemble dans l’action de grâces et la louange du Père, nous avons chanté le psaume 132 : « Qu’il est doux pour des frères de vivre ensemble dans l’unité » : c’est ce que cette journée inoubliable nous a donné d’expérimenter.
Les belles rencontres de l’été…à Taizé…
Le 24 juillet, un événement longuement préparé par Sr Marie-Noël et Frère Francis : toute la communauté est accueillie par la communauté de Taizé : une grande « première », rencontre très fraternelle, chaleureuse qui en appelle d’autres…
Nous sommes arrivées en voiture en deux groupes : une dizaine de sœurs était dans l’église de la Réconciliation pour la prière de 8h du matin, avec environ 2500 jeunes. Les frères compatissants nous avaient préparé une rangée de chaises sur le côté, car nous n’avons plus, pour la plupart, la souplesse pour nous asseoir par terre et surtout pour nous relever ! Belle expérience de prière dans de nombreuses langues, y compris l’Ukrainien, car il y avait un groupe de jeunes d’Ukraine cette semaine. Dans les allées et venues, nous avons rencontré très peu de jeunes parlant français : de quoi nous dépayser pour de bon !
Cette ouverture concrète à l’universalité de l’Église nous a fait du bien. Ainsi, nous avons participé à 10h, à l’introduction biblique donnée aux jeunes par frère Émile : il disait une phrase en français, puis la même en anglais et deux personnes traduisaient en Lituanien et Ukrainien. Une belle lectio sur l’épisode des vendeurs chassés du Temple en Jn 2 : pour découvrir qui est Jésus.
A 11h30 arrivée de nos anciennes et du Père Wattebled, y compris notre centenaire, Sr Agnès pour qui nous louons une voiture spéciale dans laquelle monte son fauteuil roulant. Nous nous sommes toutes retrouvées à la petite église romane et au cimetière attenant, où reposent Frère Roger et Frère François que nous avons très bien connus. C’est là que Frère Matthew, prieur de la communauté de Taizé nous a accueillies très fraternellement, heureux de notre visite. Nous avons prié ensemble et rendu grâce pour nos frères déjà dans le Royaume. Entrées dans ce petit bijou d’église romane, nous avons chanté un Salve Regina et sommes restées un temps en prière avec nos frères.
Puis nous sommes remontées à l’église de la Réconciliation pour la prière de 12h30 , Mère Abbesse , dans l’espace de la communauté, à côté de Frère Mattew ; elle en a été très émue.
Pour le repas de midi, les frères nous ont ouvert leur espace communautaire et nous les avons rejoints sur leur terrasse pour une immense tablée de plus de 80 couverts, où nous étions tous mélangés, frères et moniales, dans une simple et joyeuse convivialité.
Après le café, toutes celles qui le souhaitaient ont pu visiter les ateliers des émaux, de la poterie et le jardin aux mille plantes . En milieu d’après-midi, une belle rencontre nous a rassemblées avec une grande partie des frères : après une brève présentation de chacun et chacune, les échanges nous ont permis de mieux connaître leur vie et leur organisation communautaire. L’échange de petits cadeaux a traduit concrètement la reconnaissance mutuelle pour ce moment si fraternel et Mère Abbesse a lancé l’invitation aux frères de venir à Venière !
Vers 17h30, ; départ des premières sœurs et du Père Wattebled, les autres restant pour la prière du soir, à 20h.
Nous avons pris le repas du soir dans leur jardin, avec Frère Matthew et quelques frères qui nous ont témoigné une grande délicatesse dans leur service et leur accueil.
La grande prière du vendredi soir, dans une église pleine de jeunes, nous a touchées ; les chants invitent peu à peu à l’intériorité, jusqu’à un long temps de silence où chacun peut rejoindre personnellement dans son cœur le Christ présent. Puis les frères apportent une grande croix qui est déposée au milieu à terre : la communauté des frères s’approche par petits groupes auxquels nous nous sommes jointes pour adorer la croix, poser son front sur elle et lui remettre toutes les douleurs du monde ; ensuite les frères se retirent et ce sont les jeunes qui viennent faire ce geste d’adoration et de rencontre avec Jésus ; c’est un moment très fort dans la semaine et Frère Matthew témoigne que les jeunes y vivent des conversions ou bouleversement de leur vie. Des frères restent encore tard le soir à l’écoute des jeunes qui le souhaitent. C’est un accueil vraiment magnifique des frères, pour lequel ils donnent une bonne part de leur vie.
Retour à l’abbaye après 22h, pour une nuit réparatrice, après une journée d’une grande beauté et profondeur. Des liens forts se sont tissés entre nos communautés qui vont durer, selon le désir exprimé par Frère Matthew.
Le 9 Avril : Visitation des Sœurs apostoliques de Saint Jean, communauté de Semur en Brionnais : elles arrivent pour l’eucharistie que nous vivons ensemble, toutes dans nos stalles, enfin remplies !
Après un accueil fraternel au chapitre, nos soeurs visitent le monastère en deux groupes, accompagnées de quelques moniales qui expliquent ce que nous vivons dans les différents lieux. Elles vont jusqu’à l’hôtellerie et s’arrêtent au magasin. Puis, nous nous rassemblons pour l’office de Sexte, suivi du repas pris dans notre réfectoire, agrandi pour l’occasion, de deux grandes tables. Les échanges nous permettent de faire connaissance. Il reste peu de temps pour tout ranger ou faire un petit tour de jardin car le temps est magnifique et c’est l’office de None.
Ensuite, nous nous réunissons pour l’après-midi dans notre salle de communauté ; nous prenons le temps : chacune se présente en offrant à l’assemblée le cadeau d’un verset de psaume ou d’un passage d’évangile qu’elle aime ou d’une phrase qui la fait vivre, une note toute personnelle qui enrichit le tour. La réunion se poursuit sur le thème choisi à l’avance : notre expérience du pardon dans notre vie commune bénédictine, avec les moyens que nous donne St Benoît : la réconciliation au chapitre, le soir, avant Complies et le chapitre des coulpes chaque semaine. Plusieurs donnent des témoignages et peu à peu le dialogue jaillit, les questions viennent et le partage s’approfondit, dans une grande vérité et confiance mutuelle. Avant l’heure de se quitter, car Semur est loin de Venière, une bonne glace détend et réjouit tout le monde ; les effusions de départ sont pleines de joie et de « mercis » pour cette journée.
Le 4 avril : nuit de la Pâque : la veillée pascale débute par le feu nouveau dehors, devant le Calvaire : la nuit étoilée est magnifique et nous chantons Celui qui est l’Alpha et l’Omega, « le centre du cosmos et de l’Histoire », selon la parole de Jean-Paul II.
Nuit d’écoute, veillée de lectures traversant les Ecritures, nuit de chants de louange et d’action de grâce, depuis « l’Exultet » qui lance la veillée jusqu’à l’alleluia pascal qui nous ouvre à l’exultation, qui exprime toute la joie du salut ! Nous sommes en communion avec tous les baptisés de cette nuit et nous renouvelons nos promesses baptismales et nos vœux monastiques. Une vie nouvelle nous est donnée en cette sainte nuit de la résurrection. En cette année A, c’est l’évangile de Matthieu que nous écoutons ; et c’est lui que nous allons chanter toute la semaine de l’octave dans les antiennes grégoriennes de Laudes et Vêpres.
Le soleil de ce beau printemps accompagne notre procession du matin de Pâques, avec les chants d’oiseaux comme nous le chantons dans le « Salve festa dies… » Nous saluons ce Jour qu’a fait le Seigneur, jour de fête et jour de joie, sommet de notre année liturgique et de notre vie chrétienne. « Christ est ressuscité ! Alleluia ! »
5-6 Mars : visite de Frère José-Maria de La Bouenza, Congo Brazzaville, en séjour à la Pierre-Qui-Vire où il est venu pour suivre la session d’ « Ananie ».
C’est la joie des sœurs de notre fondation, « Notre Dame de l’Eau Vive », de le retrouver après tant d’années.
Frère José–Maria est témoin d’une histoire partagée.
En effet de 1989 à 1998 notre communauté s’était lancée dans l’aventure de la fondation d’un monastère à 3 km de celui des frères de la Pierre qui-Vire à La Bouenza.
Neuf années d’un élan généreux et plein d’espérance pour la transmission de la vie monastique dans ce pays, où nous avons fait « sortir de terre » un petit monastère et accueilli les premières vocations dans le souffle de l’Esprit…
Hélas les violences et destructions, dues aux crises politiques et guerres civiles, nous ont obligé à quitter le pays en urgence. Le monastère fut saccagé et irrécupérable.
Mais les semences de vie de « Notre Dame de l’Eau Vive » demeurent fécondes dans le mystère de l’Église.
Les frères ont pu y retourner 10 ans après et Frère José-Maria nous a présenté la communauté actuelle de La Bouenza, d’une quinzaine de frères, avec quatre novices qui se forment à Dzobegan (Togo) et trois postulants.
Il nous a partagé ensuite, avec simplicité, son expérience de la session et ce qui l’a touché profondément.
Les sœurs travaillent!
Le 26 février, l’après-midi nous réunit à nouveau avec Stéphane Delbecque et Clotilde, nièce de Sr Dominique, pour un atelier, toujours interactif, qui nous a mises en mouvement : ce fut un voyage au cœur de la motivation, qui a permis à chacune de mieux se connaître et comprendre pourquoi elle réagit de telle et telle manière ; mais aussi de mieux saisir pourquoi les autres réagissent parfois différemment, ce qui est irritant ! Nous avons reçu les clés d’une communication plus ajustée, en étudiant les six moteurs qui font agir tout un chacun. Excellent pour la construction de notre vie commune.





« Le samedi 14 février,
Sr. Elisabeth, Sr. Marie-Elie et Sr. Marie-Astrid se sont rendues au sanctuaire de l’Enfant Jésus à Beaune pour préparer avec nos sœurs Carmélites de l’Enfant Jésus, une exposition/vente de nos produits artisanaux ainsi que ceux d’autres communautés religieuses.
Cette exposition aura lieu au sanctuaire les 8-9-10 mai prochain. Inaugurant ainsi un « marché de Pâques » qui ferait pendant à celui de « marché de Noël » !
La journée fut très constructive et fraternelle.
Mère Uberta nous a fait découvrir le sanctuaire, trésor caché de Beaune !
Nous confions ce projet au Petit-Roi de Grâce ainsi qu’à vos prières. «
Ce 20 janvier : Nous accueillons à Béthel la rencontre œcuménique organisée par Jean-Louis Hivernat, diacre permanent, délégué diocésain à l’œcuménisme.
Après l’office de None chanté avec nos hôtes, nous écoutons le témoignage de Franck Beaudet, paroissien de St Marcel : très marqué par son expérience familiale, puis, depuis l’adolescence, par la communauté de Taizé, il a découvert l’Église universelle avec les jeunes de tous pays et de toutes confessions. Heureux d’avoir rencontré des frères protestants qui l’ont ouvert à une lecture personnelle de la Bible, pour aller aux sources de la foi, il continue d’aller régulièrement à Taizé et de prier avec la communauté dont il apprécie la grande ouverture sur le monde.
Il fait partie de la chorale œcuménique créée à Chalon-sur-Saône en 2000, lieu de rencontre très fraternelle entre catholiques, protestants et orthodoxes.
Chères familles, chers amis,
Nous pouvons méditer ensemble ces paroles fortes de Léon XIV : « Dieu nous veut du bien, Dieu vous aime tous et le mal ne triomphera pas ! ». Cela rejoint cette citation célèbre de Benoît XVI : « Chacun de nous est le fruit d’une pensée de Dieu, chacun de nous est voulu, aimé, chacun de nous est nécessaire ». Dieu vient habiter parmi nous par amour, Il est le Dieu de la Vie. Avec Lui nous pouvons inventer des chemins créatifs porteurs de sens pour répondre aux défis de ce monde.
Je vous souhaite, dans la lumière de Noël, une année de grâces remplie de beauté, une vie ouverte à l’Autre, une vie en faveur des autres.
Avec notre fidèle prière, recevez nos voeux les meilleurs.
Mère Abbesse Françoise Emmanuel
Année 2025 à Venière
Le 27 novembre : visite « éclair » de Mère Benoît, abbesse émérite de l’abbaye Sainte Marie de Maumont, accompagnée de Sr Marie-Bénédicte de Friguiagbé ; elles ont participé toutes les deux à la formation « Ananie » qui vient de se terminer à l’abbaye de Citeaux.
Sur le chemin du retour en Charente, elles font une halte fraternelle à Venière, conduites par Laurence, oblate de l’abbaye de Maumont.
En réunion du soir, elles nous partagent ce qu’elles ont vécu pendant ces trois mois d’Ananie : de la Pierre-Qui-Vire à Citeaux, en passant par Echourgnac et Maumont, vingt-cinq jeunes moines et moniales, tous de pays étrangers, ont reçu une formation humaine et spirituelle forte, de grande qualité, au sein d’une vie de groupe qui s’est construite dans l’unité et la fraternité.
22-23 novembre :
Week-End « pause Monastique« , pour les jeunes de 18 à 35 ans .
Trois inscrites qui repartiront enchantées de ce qu’elles ont vécu.
Le thème était : « le regard ».
Le regard que nous avons sur la vie et sur le Christ et le regard que Jésus porte sur nous.
Dans une alternance de « capsules spirituelles », d’écoute et d’échanges coeur à cœur, de lectio spirituelle avec la communauté sur un beau texte de J. Corbon, de participation active à la liturgie des heures depuis Vigiles, sans oublier un peu de travail manuel, elles ont goûté la fraternité et le soutien de la communauté.
Elles se sont senties « connectées » avec nous et emportent dans leur coeur, visages et paroles qui les accompagneront au long des jours!
Du 23 au 31 octobre, nous accueillons Mgr Paul Desfarges, archevêque émérite d’Alger, qui vient nous prêcher notre retraite annuelle. Depuis 50 ans en Algérie, il a obtenu la nationalité algérienne et s’est maintenant retiré chez les Petites Sœurs des Pauvres.
Le thème qu’il a choisi est : « J’aime mon Eglise.»
Nous vous partageons les grandes lignes de sa méditation :
l’Eglise dans le dessein de Dieu, signe de la Présence de Dieu dans notre monde ; notre Dieu n’est pas lointain, il est « Dieu dedans et avec ». L’Eglise, « hôpital de campagne » selon le mot du Pape François : nous sommes des pécheurs pardonnés ; l’Eglise est Mère de miséricorde.
L’Eglise est témoin de la Bonne Nouvelle de la grâce. L’Eglise rend le nom de Jésus présent dans nos vies. Dieu s’est donné à voir en Jésus ; pour voir Dieu, il suffit de regarder Jésus de Nazareth ; en Lui habite la plénitude de la divinité. L’Eglise est servante de la volonté de Dieu : « Qu’il me soit fait selon ta parole » ; que Ta volonté soit faite. Nous méditons la prière de St Charles de Foucauld. L’Eglise, témoin de la venue du Royaume. A Cana, c’est l’Heure de passer à la fête ! Et tout au long de l’évangile retentit le désir de Dieu pour nous: « heureux… » « Prenez et mangez, ceci est mon Corps » : L’Eglise fait l’eucharistie parce que l’eucharistie fait l’Eglise. L’Eglise est sacrement : elle est la visibilité du don de Dieu à l’humanité.
L’Eglise a la vocation du martyre, c’est-à-dire de l’amour jusqu’au bout, jusqu’à l’extrême. Le modèle est Jésus dans sa Passion. Notre sainteté est toute ordinaire, c’est la sainteté du quotidien.
Enfin une Eglise témoin du Ressuscité : il nous faut vivre en Sa Présence et de Sa Présence. Marie est notre modèle : il faut relire et méditer la préface de la fête de « Marie, Mère de l’Eglise ».
La retraite est un temps de repos, de paix, de ressourcement, un cœur à cœur avec le Christ qui nous aime ; celle-ci fut un véritable « tsunami » d’amour divin déferlant sur la communauté et sur chacune d’entre nous ; elle a duré jusqu’au soir du 31 octobre.
Sr Anne-Marie, Geneviève DIJOU,est retournée à Dieu le vendredi 3 octobre 2025.
Geneviève Dijou est née à St Germain en Laye le 17 septembre 1928 ; elle est baptisée le 18 novembre. Deux ans après naîtra, dans cette famille très chrétienne,Thérèse, à Migennes le 27 mai 1930.
Ses parents sont oblats de la Pierre-qui-Vire. Sa vocation naît en cette abbaye. Elle y fait la connaissance du Père Bernard qui l’accompagnera dans sa vocation. Avant son entrée au monastère, Geneviève va demander la bénédiction de Monseigneur Lebrun, alors évêque d’Autun.
Elle arrive à La Loyère le 19 novembre 1950 et un an après reçoit l’habit monastique.
Sr Anne -Marie fait profession perpétuelle le 11 octobre 1956 et sa sœur Thérèse entrera au monastère le 21 novembre de la même année.
Sr Anne-Marie sera nommée au vestiaire à la confection de nos robes, avec sr Bernadette. Très bonne dessinatrice, elle sera longtemps à la peinture des saints patrons, à l’écriture des prénoms sur les plaquettes. Maîtresse de choeur pendant vingt ans, elle accomplit un énorme travail lors du passage du latin au français à partir de 1971.
Toujours souriante, elle savait faire preuve d’un grand dévouement fraternel, toujours prête à rendre service.
Notre sœur était une vraie encyclopédie vivante, très vive d’esprit, passionnée de sciences. Aux multiples cordes à son arc s’ajoutait son talent d’apicultrice, s’occupant des ruches avec Mère Marie. Elle alimentait sa vie spirituelle des grands auteurs de l’Ecole française.
Était-ce un autre talent…elle nous emmenait souvent dans son cher passé revisiter des souvenirs bien lointains.
Le grand âge lui apporta quelques infirmités.
Une de ses grandes joies fut de participer avec nous au pèlerinage à Autun le I septembre en une belle démarche jubilaire.
Elle s’endormit paisiblement en ce matin du 3 octobre, veillée toute la nuit par sr Marie-Noël. Mère abbesse avait pu la voir la veille avec sr Danielle, son infirmière attentionnée et sr Marie-Pascal.
Les obsèques auront lieu lundi 6 octobre, à 14h30, en l’église de notre abbaye.
Nous la confions à votre prière.
Mère Abbesse et la communauté
1er Septembre : St Lazare, titulaire de la cathédrale d’Autun et patron de notre diocèse. Nous avons choisi cette fête pour faire notre démarche jubilaire en devenant « pèlerines d’espérance ».
Six voitures ont quitté Venière à 8h du matin, après les Laudes, pour être à 10h devant le tympan de la cathédrale où nous attendait Monseigneur Benoît RIVIERE, notre évêque et toute la communauté des Bénédictines de la Compassion, dont le monastère se trouve juste derrière la cathédrale.
C’est notre évêque qui a conduit ce « jubilé des bénédictines », avec toute sa sollicitude pastorale et l’attention particulière qu’il a pour la vie monastique. Après un temps de prière et d’explications des sculptures du tympan de « Gislebertus », les grandes portes de la cathédrale se sont ouvertes. En entrant, nous nous sommes signées avec l’eau bénite et sous la conduite de Monseigneur Rivière, nous avons renouvelé les promesses de notre baptême : renonciation à Satan et profession de foi, selon un rite espagnol, un peu plus développé que celui de la Vigile pascale ; cette démarche nous a touchées ; puis nous sommes entrées dans la cathédrale, marchant vers la lumière du Christ en chantant notre baptême.
Assises dans les premiers rangs, devant le chœur tout rénové et lumineux, nous avons fait silence pour un bon temps d’oraison. Puis par groupes, nous avons visité le trésor de la cathédrale et à l’étage, nous avons pu admirer les chapiteaux authentiques de la cathédrale.
A 11h, messe solennelle de St Lazare présidée par Monseigneur Rivière, assisté du Père Francis Manukian, curé de la cathédrale. Nos sœurs d’Autun avaient préparé un petit livret avec tous les chants, appris par les deux communautés. Une très belle homélie de notre évêque en trois « chapiteaux : « celui que tu aimes est malade », « Lazare notre ami s’est endormi, je vais aller le réveiller » et « Lazare, viens dehors », nous invitait à nous savoir aimées par le Christ, à aller vers le Christ au commencement de tout ; et il définissait la prière monastique comme « une veille persévérante pour que le monde soit sauvé », car le monde est malade.
A la fin de la célébration, nous avons pu vénérer les reliques de Saint Lazare qui avaient été placées devant l’autel à notre intention. Ensemble nous avons dit la prière du jubilé et pour finir, nous avons « salué Notre Dame, Vierge Sainte que drape le soleil… » par un dernier chant, dans la lumière éclatante des vitraux, en ce milieu du jour.
Nos sœurs bénédictines nous ont ensuite accueillies dans leur monastère : un repas froid, préparé par les deux communautés, nous a rassemblées en deux salles dont les tables étaient magnifiquement parées. L’ambiance fut chaleureuse, gaie, fraternelle. A 15h nous avons chanté None dans leur chapelle, puis ce fut l’heure d’une rencontre des deux communautés rassemblées où chacune a pu se présenter. A la découverte les unes des autres, cette belle journée a créé de nouveaux liens entre deux communautés qui ont choisi la même Règle de vie. Nos sœurs ont eu la gentillesse de nous ouvrir leurs lieux de vie et de nous faire visiter l’atelier où elles confectionnent les pains d’autel. Toutes les pièces sont magnifiquement ornées d’icônes écrites par les sœurs, selon la pure tradition. Nous avons été émerveillées de tant de beauté et de fraternité simple.
Autour d’un dernier jus de fruit qu’elles nous ont offert avant de reprendre la route, nous avons fait le projet de les inviter à Venière l’an prochain !








29 juillet : cette année, c’est le centenaire de la canonisation du Saint Curé d’Ars et le désir nous est venu de faire un pèlerinage auprès de lui ! Départ après Laudes, la communauté répartie dans sept voitures avec des chauffeurs amies de la communauté qui ont vécu cette journée avec nous. Nous avons été accueillies par nos sœurs Bénédictines (de Montmartre) qui animent le Sanctuaire d’Ars depuis 1994. Pour nous plonger dans l’esprit de Jean-Marie Vianney, à notre arrivée, nous avons regardé un film sur sa vie. Puis messe à la Basilique avec tout le peuple des pèlerins de ce jour, suivie de l’office de Sexte, chanté avec nos soeurs. Pique-nique dans une salle où toute la communauté des Bénédictines a rejoint notre groupe à l’heure du café, pour une rencontre très fraternelle. A 14h15, visite guidée du Sanctuaire par une soeur bénédictine ; ensuite nous sommes allées jusqu’au Foyer Sacerdotal rencontrer Mgr Bagnard qui a résidé sept ans chez nous et qui était heureux de nous revoir. Il nous a parlé de Jean-Marie Vianney d’une façon très simple et profonde, son engagement dans l’évangélisation de sa paroisse, c’est-à-dire de tous les habitants du village, son humour, son bon discernement, ses paroles vraies, sans oublier la source où il a puisé son apostolat : son amour fou pour Dieu, le Christ ; ce fut un temps fort…Enfin, nous avons repris notre chemin de pèlerines jusqu’au monument de la Rencontre : c’est là que nous avons chanté les Vêpres en plein air, avant de reprendre la route de Venière.
Les 11,12,13 juillet, nous avons eu un beau week-end prolongé avec nos oblats.(Cf. onglet réalités associées)
Le 11 juillet nous avons célébré la saint Benoît; ces quelques photos, ci-contre, résument la journée passée ensemble très fraternellement.
12-13 juillet : c’est le W.E. de rencontre des oblat et oblates, animé par Sr. Claire-Marie.
Le thème d’année, les psaumes dans la Règle de Saint Benoît , se poursuit ; le samedi après-midi, c’est un partage du travail que chacun, chacune a fait sur un psaume de son choix. Après les Vêpres, une célébration à l’oratoire de Béthel les réunit pour l’entrée en oblature de Sandrine, que la communauté a rencontrée jeudi soir pour nous connaître mieux.
Dimanche : après l’eucharistie, enseignement de Sr. Claire-Marie sur « la Liturgie et la place des psaumes dans la R.B. ».
L’après-midi, c’est Sr. Marie-Noël qui présente le psaume 102.
La réunion se termine par un goûter festif très joyeux.
Dimanche 6 juillet, nous avons célébré le jubilé d’or de Sœur Marie-Bernard.
Père Damase, qui, il y a 50 ans, avait reçu sa profession monastique, a présidé l’eucharistie avec Mgr. Wattebled et Père Cyprien de l’Abbaye de la Pierre Qui Vire.
Sa famille était venue nombreuse l’accompagner.
Son témoignage d’amour du Christ et de fraternité dans la vie monastique nous a beaucoup émues.
Nous reproduisons ici son action de grâce :
« Seigneur JÉSUS, joie de ma vie,
Dans ta tendresse inépuisable, dès mon jeune âge, par une communion intense, Tu t’es attaché à mon cœur à jamais. J’ai tout quitté pour Toi et Tu m’as comblée au-delà de ce que je pouvais imaginer.
Tu m’as conduite jusqu’à ce petit « paradis », l’Abbaye Notre Dame de Venière.
Le 6 juillet 1975, dans la simplicité et la joie de mon cœur, je T’ai donné toute ma vie.
J’ai promis, devant Dieu et l’Église, stabilité, obéissance et conversion de vie, sous la règle de Saint Benoît. Cette Charte est le témoin.
Aujourd’hui, 6 juillet 2025,
je veux Te rendre grâce et témoigner de Ton amour ; garde-moi fidèle et enthousiaste jusqu’au bout de la route. »
Oui la vie monastique est vraiment un chemin de Bonheur…
Le 28 juin nous fêtions les 30 ans du groupe Foi et lumière de Chalon en présence du Père Jean-François Arnoux qui a beaucoup œuvré pour le groupe.
Marie-Rose Muzeau raconte:
« En 1993 de retour de Lourdes plusieurs familles accompagnant une personne handicapée demandent s’il serait possible de mettre en place un groupe de rencontre, dans l’Église, adapté à la personne fragile et porteuse d’un handicap mental.
Avec Jean-François et accompagnés d’Alice Renaudin, nous rencontrons alors Sœur Marguerite Marie sensible au problème du handicap à l’Abbaye de Venière pour demander le soutien par la prière de la Communauté des Moniales afin que le groupe grandisse et puisse porter du fruit.
En 1995 c’est la reconnaissance officielle du mouvement.
Depuis 30 ans il y eut des temps de grandes joies, de partage et d’amitié mais aussi des moments plus difficiles, de tristesse, de peines mais toujours avec une grande unité et une grande compassion de chacun de ses membres…
Merci à tous pour ces 30 merveilleuses années . »
Mère Abbesse retraçait ces 30 ans dans une belle action de grâce.
« Chers amis,
je dirais plutôt, chère Famille de cœur! merci de nous inviter à Fêter vos 30ans d’existence!
Nous avons partagé au fil des années, vos peines , vos joies, vos projets, vos espérances.
Merci à marie-Rose , Jean-François et Emmanuel d’avoir croisé notre route.
Le Seigneur voulait ce cheminement qui se poursuit fidèlement entre nos deux communautés.
Votre joie rayonnante est une Force pour nous, votre Fraternité un exemple.
Nous partageons votre belle action de grâces, merci pour votre courage souriant et bel anniversaire! »






Ce 24 juin : solennité de Saint Jean-Baptiste : Jubilé de diamant de profession, soixante ans de fidélité de notre Sr. Marie-Odile, 95 ans.
Durant la célébration, Sr. Marie-Odile a confirmé solennellement son engagement à la suite du Christ et demandé la grâce pour les mois ou années à venir ; toute la communauté a chanté avec elle le « suscipe » et le Père Wattebled l’a bénie avec une grande oraison qui se termine ainsi : « qu’elle garde sa lampe ardente dans l’espérance de la résurrection, et quand paraîtra l’Étoile du matin, Ton Fils unique Notre Seigneur, donne-lui part à la fête éternelle de l’amour auprès de Marie, notre Mère, et de l’assemblée des saints qui te louent, Père, Fils et Saint-Esprit, pour les siècles des siècles. »
Ce jubilé s’inscrit dans le grand Jubilé de l’Église !
Et en action de grâce, nous avons chanté au Cœur de Jésus :
« Dieu de vie et de tendresse, reçois notre esprit ! »
Le 25 mai : nous fêtons l’anniversaire exceptionnel de notre doyenne, Sr Agnès : 105 ans !
Elle a soufflé quelques bougies d’un immense gâteau très décoré, dont toute la communauté a joyeusement profité !
Le soir une petite fête nous a réunies autour d’elle, retraçant quelques épisodes de sa longue vie : son attachement au scoutisme, son désir ardent de prier pour les missions et particulièrement pour la Papouasie, son entrée à Dourgne, puis sa venue à Venière…(Cf. Diaporama ci-contre)
Nous lui avons offert un « classeur » préparé par toute la communauté, où sont égrenés, page après page, les événements importants depuis 1920.
Cette belle fidélité de 83 ans de vie monastique nous stimule toutes dans un fervent amour pour le Christ qui nous a appelées à sa suite!
Le 17 mai : Sr Madeleine et Sr Marie-Noël , parties hier avant l’aube, nous représentent à la bénédiction abbatiale de Père Maximilien PIETRZAK, nouvel abbé de l’Abbaye Saint Benoît d’En Calcat. Nous sommes en communion de prière avec toute la communauté et toute la famille Subiaco-Mont Cassin.
Nos sœurs sont revenues enthousiastes de toutes les belles rencontres qu’elles ont pu faire en ce jour de grande fête. La célébration a été très solennelle, avec nombre d’évêques, et abbés présents ; c’est le Père Abbé Président Ignasi Maria Fossas I Colet qui a béni le nouvel Abbé et Mgr Jean-Louis Balsa, archevêque d’Albi, a présidé l’Eucharistie. Dans l’assistance nos sœurs ont remarqué des moines Orthodoxes, des Protestants, des moines bouddhistes, deux musulmans soufis, et bien entendu des moines et moniales de toutes les congrégations bénédictines. Beau témoignage de la grande ouverture de nos frères.
Sr Marie-Bernard
Ce 11 mai : Dimanche du Bon Pasteur!
Traditionnellement l’Église prie en ce jour pour les vocations sacerdotales et religieuses ;
c’est ce jour qui a été choisi pour la Journée de la Vie Consacrée dans notre diocèse.
Elle s’est déroulée à Autun sur le thème : « Le Credo, trésor d’espérance ».
Sr. Marie-Bernard, Sr. Marie-David et Sr. Marie-Thérèse y participent.
-Après un petit café d’accueil à l’arrivée, nous nous réunissons pour des échanges en petits groupes. Des questions avaient été préparées par notre évêque, autour d’une réflexion sur le concile de Nicée-Constantinople, dont c’est le 1700e anniversaire.
-A 11h, Eucharistie dans la cathédrale, avec la participation des religieuses d’autres continents, bien présentes dans notre diocèse : offertoire chanté et dansé en Malgache ; chant d’action de grâce après la communion en Vietnamien et chant d’envoi en kinyarwanda accompagné par un tam-tam bien rythmé, applaudi par les fidèles.
–Pique-nique dans le jardin de l’évêché, sous un magnifique soleil , lieu de détente et de rencontres joyeuses et très fraternelles.
-A 14h30 : deux regards croisés sur la cathédrale :
le P. Bernard Binon (notre curé) nous rejoint pour nous expliquer en détail le tympan de la cathédrale et le chapiteau des pèlerins d’Emmaüs, une vraie catéchèse.
Et le Père Francis Manoukian, curé de la paroisse Saint Lazare d’Autun, nous conduit dans la démarche du Jubilé, tel qu’elle est proposée à tous les fidèles dans la cathédrale.
Ce temps fort spirituel s’est achevé par l’office des Vêpres chanté dans la cathédrale.
Sr. Marie-Bernard
Quelques images et témoignages sur ces 28 heures,
regardez les deux vidéos ci-dessous:
« 28h pour se connecter autrement ».
Les 28-29 mars : Nous avons vécu, à l’initiative de notre évêque Mgr Benoît Rivière, une première édition d’immersion des jeunes dans notre vie monastique.
L’idée est de proposer une expérience spirituelle : expérimenter notre rythme de vie, par rapport au temps ; comment nos lieux de vie façonnent notre vivre-ensemble pour Dieu, rapport à l’espace, avec des temps d’échange.
La question posée aux jeunes : « chercher en cette vie monastique les valeurs et façons de vivre qui peuvent enrichir ma vie d’aujourd’hui ou de demain. »
Ils sont 8 filles et garçons, accompagnés par Sœur Blandine, Sœur apostolique de St Jean et Frère Francis de Taizé, représentant la vie consacrée dans notre diocèse ; ils dorment à l’hôtellerie, mais passent toute la journée avec nous en clôture : offices dans les stalles entre les moniales, repas au réfectoire en silence, avec lecture comme d’habitude, temps de travail dans le parc , lectio en commun, oraison silencieuse à l’église; belle expérience d’une réunion au chapitre, à partir d’un texte de Zundel, sous le mode de la « conversation spirituelle », avec toute la communauté, menée par Mère Abbesse ; visite des lieux réguliers avec explications de ce qui s’y vit et visite des ateliers pour comprendre notre travail : ORA et LABORA, « prie et travaille ».
Après Vêpres une dernière rencontre pour faire le bilan de cette expérience : les jeunes ont tous remercié abondamment de l’accueil de la communauté ; ils ont été touchés : « Merci d’avoir ouvert votre cœur et votre chœur ! ».
Ils ont perçu quelque chose de profond sur la communauté, un amour fraternel tout simple en acte. Ils ont été impressionnés par notre amour « incroyable » de Jésus. « Votre foi nous donne de la force ».
Ils ont senti notre joie d’être ensemble. Plusieurs ont été interpellés par la demande de pardon le soir « avant le coucher du soleil ».
Ce fut un temps fort aussi pour la communauté : nous avons constaté qu’ils étaient dans la trentaine et certains étaient des «recommençants », en chemin de foi vers la 1ère communion ou la confirmation.
Ils ont fait cette expérience dans le désir de s’approcher de Dieu.
Notre formation permanente !
Ce mois de mars a été riche en rencontres et formations.
Oui les sœurs de Venière se forment aussi ! Et en voici deux beaux exemples.
Le 13 mars : après-midi animé par Stéphane Delbecque, sur le thème : « écouter et se faire entendre ». Comment écouter l’autre avec respect ? Et comment se faire entendre ? Nous avons essayé de comprendre où se trouve le juste équilibre entre la bienveillance pour l’autre dans sa vérité et la bienveillance pour nous-même dans notre vérité ; après-midi riche et profond où les apports théoriques étaient présentés de façon ludique avec une belle participation de la communauté.
Du 17 au 20 mars : session d’hébreu avec Danielle ELLUL, bien connue par ses cours universitaires et son livre : « Apprendre l’hébreu biblique par les textes », Ed. Cerf Pendant quatre après-midi, elle nous fait découvrir la richesse d’un mot-à-mot sur l’hébreu, en nous offrant le vrai sens des mots grâce à des liens très riches avec divers passages de l’Ancien Testament qui éclairent leur signification.
Elle nous a fait lire des textes fondateurs : Genèse 1 et 2, Exode 3 : Moïse au buisson ardent et pour finir le psaume 102, longue action de grâce pour l’amour et la tendresse de Dieu. Lire dans le texte original nous ouvre des horizons insoupçonnés et creuse le désir de faire sa lectio avec un minimum d’hébreu !
Nous avons approché autrement notre Dieu, en « retirant » nos sandales car nous avons éprouvé que « cette terre était sainte », cette langue est sainte par laquelle Dieu nous a parlé.
Ce 2 février, fête de la présentation de Notre Seigneur et fête de la vie consacrée en Église, nous avons accueilli 25 sœurs de 8 communautés apostoliques proches de notre monastère dans notre diocèse.
Une journée qui nous a fortifiées dans la fraternité et émerveillées de la diversité des charismes de chacune.
Les vœux de Mère Abbesse
Chères Familles, chers Amis,
Que s’ouvrent pour vous des chemins nouveaux,
emplis de beauté, de paix, de fraternité, en cette
année 2025 , sous le signe de l’espérance.
Faisons nôtres ces paroles d’Éloi Leclerc :
« Ils se rencontrent ainsi de loin en loin de ces êtres qui,
par leur simplicité même, tracent à l’humanité des
routes nouvelles, là où précisément tous les autres
hommes voyaient se dresser une chaîne de montagnes
infranchissables. Des routes qui vont droit à relier les
hommes entre eux …leur regard ne s’arrête pas aux
remous de surface ; ils ne voient pas la vague ni
l’écume, mais l’océan. »
Avec notre fidèle prière, tous nos vœux les meilleurs,
Mère Abbesse Françoise Emmanuel
Année 2024 à Venière
lES évènements importants à l'Abbaye
Après les bourrasques et tempêtes de fin novembre, notre courageuse cellérière a eu fort à faire…
Des tuiles se sont envolées et des gouttières se sont installées!
Il faut tout vérifier et tout réparer!
La tâche est rude mais du haut des toits de beaux horizons s’ouvrent!
« Dieu pourvoit comme toujours… »
Les 7 et 8 septembre : notre expérience de chant Grégorien dans une chapelle romane !
Tout près de notre monastère se trouve Chapaize, une église romane de la première moitié du XI ème siècle.
Dès que vous entrez, vous êtes saisis par la beauté de l’architecture !
Des piliers massifs donnant l’impression de stabilité et de force traversant le temps.
L’harmonie des voutes, de l’espace, vous entoure d’une atmosphère d’intimité où le Souffle passe…
Marie Mottet, notre professeur de chant, nous initie au mystère des églises romanes et du chant grégorien : « Il nous faut d’abord « réveiller les pierres », nous dit-elle !
Sur cette étrange injonction nous commençons à chanter dans la nef.
Au début, rien d’extraordinaire.
Puis nous avançons dans le chœur où Marie nous montre trois espaces.
Le premier se situait à l’entrée du chœur où s’élevait à la verticale la plus haute coupole.
Nous chantions et nous avions l’impression d’être littéralement aspirées vers le haut.
Nous pouvions chanter à pleine voix, sans pour autant couvrir la voix des autres sœurs comme si la voute absorbait juste ce qu’il fallait pour garder l’harmonie.
Nous sentions une grande ouverture intérieure, nos voix sortaient des profondeurs pour s’élever vers le créateur…c’était immense !
Le deuxième espace se situait au milieu du chœur, il avait une coupole plus basse et plus arrondie…Nous ressentions davantage d’intimité, de rondeur et douceur dans l’harmonie de la pièce grégorienne.
Le troisième espace se trouvait au fond, dans l’abside principale, là où se tenait l’autel et d’où le prêtre célébrait et chantait les paroles du Mystère Eucharistique.
En chantant face au mur un incroyable écho se déployait partout dans l’église. On distinguait parfaitement les paroles et elles emplissaient complètement l’espace, incarnant ainsi la « Présence de la Parole-sacrée » proclamée. Tout notre être était saisi.
Le plus surprenant de cette expérience fut, qu’au bout d’une heure de chant, les pierres s’étaient effectivement « réveillées », elles vibraient et très distinctement elles faisaient résonner en écho la note de la corde de récitation de la pièce grégorienne que nous chantions.
Si bien qu’il nous était facile de chanter avec justesse, nous faisions évoluer avec légèreté la neumatique riche et florissante en arabesque sonore le long de cette corde tenue par les « pierres enchantées » !
La vibration des pierres, littéralement, « jouait » avec nous et réciproquement faisait vibrer notre corps.
Cela nous donnait une impression de liberté mais aussi de joie profonde de chanter dans cette harmonie cosmique faite à la gloire de Dieu.
De retour chez nous, pour l’office de vêpres, nous avons éprouvé une grande nostalgie en l’absence de cet écho complice des pierres, que tous les micros du monde ne sauraient remplacer !
Quelle platitude ! Nos pauvres sons n’arrivaient plus à s’envoler !
Mais c’est le défi que s’est donné Marie : nous apprendre à retrouver les joies du jeu sonore de l’architecture romane en travaillant nos propres voutes intérieures afin de les faire résonner entre nous et dans les hauteurs…C’est un beau challenge à vivre…Venez nous écouter !
Ces groupes qui nous réjouissent…
Parmi les nombreux groupes, venus passer un temps au monastère, celui de trente jeunes venant de Grèce nous a particulièrement interpellées.
Ces jeunes avaient participé aux JMJ de Lisbonne l’année dernière et ont décidé de poursuivre l’élan de cette grande rencontre internationale en organisant un pèlerinage à Lourdes avec étapes à Venière et Taizé.
En effet, ils avaient été particulièrement touchés, à Lisbonne, par les chants de Taizé lors des animations liturgiques et voulaient donc faire connaissance de cette communauté.
Dans ce but ils ont fait halte chez nous. Nous avons eu des rencontres fructueuses : une Eucharistie entièrement en grec où les plus initiées n’ont reconnu que quelques mots. Nos familiers en ont été heureux et ont souligné la joie de sentir la dimension universelle de l’Église.
Un soir, un échange chaleureux et joyeux nous a tous rassemblés dans la cour de l’hôtellerie. Ils nous ont appris qu’ en Grèce les catholiques sont très minoritaires mais dans les familles et la vie courante, ils vivent un vrai œcuménisme avec les orthodoxes ; beaucoup de familles sont mixtes, si bien que les catholiques ont accepté de fêter Pâques à la même date que les orthodoxes. Ce fut aussi, pour eux, l’occasion de nous poser de multiples questions sur la vie monastique Bénédictine qu’ils ne connaissent pas en Grèce.
Toucher à l’universalité de l’Église c’est toujours goûter au feu de l’Esprit Saint et la joie qu’Il répand en nos cœurs.
Nous rendons grâce à Dieu pour ces belles rencontres d’été !
Le 1er juillet : Nous avons eu une journée d’accueil de nos frères Prêtres : tous ceux qui sont venus très régulièrement célébrer l’eucharistie pendant les longs mois où nous étions sans aumônier. Des liens se sont tissés qui ne demandent qu’à s’approfondir.
Nous sommes heureuses de leur offrir une journée de fête en nos murs, à la rencontre de la communauté :
Nous avons commencé comme il se doit par la célébration de l’eucharistie où nous avons fait mémoire des prêtres qui n’ont pu venir, du jubilé sacerdotal de Mgr. Wattebled et de l’anniversaire du P. Arnoux 80 ans ;
puis visite des lieux réguliers, avec explications plus profondes de notre vie de moniales selon la règle de St Benoît,
pique-nique sous le cloître, suivi par un « divertissement » offert par les sœurs dans notre salle de communauté : « Quelques facéties du monde monastique », des apophtegmes des Pères du désert et trois poèmes pleins d’humour de notre Sr Marie-Madeleine, tradition locale.
Chacun des prêtres a pu ensuite nous partager quelques souvenirs de son ministère qui nous ont bien émues et d’autres qui nous ont bien fait rire !
Une journée pleine d’amitié et de témoignage de notre amour du Seigneur !
Il est bon de vivre ensemble en frères et sœurs !
Reportage: « Entre chien et chat »!
Diapo. N°1 : Souvent les animaux ont beaucoup à nous apprendre à nous les humains!
Les dictons sont parfois trompeurs et « entre chiens et chats » ne signifie pas toujours « tension extrême » dans les disputes.
La preuve !
Diapo.N°2 Nous aimerions avoir cette belle bienveillance pour ceux qui sont plus petits et différents de nous .
Diapo N°3 Parfois courageusement les « minuscules » prennent la défense des géants…L’amour fait de grande chose !
Diapo.N°4-5-6 Alors pourquoi ne pas vivre ensemble dans la bienveillance et la concorde comme eux ?
Sommes-nous si « bêtes » pour nous disputer et nous nuire sans cesse ?
(merci à Mélinda et Sybille pour ces merveilleuses photos)
Le 15 mai 2024, jubilé du Sacré-Cœur…
Nôtre pèlerinage monastique !
Nous partîmes sous la pluie…
Le 15 mai la communauté des moines bénédictins de l’Abbaye Sainte Marie de la Pierre qui vire, et celle des moniales bénédictines de l’Abbaye Notre Dame de Venière se sont retrouvées à Paray le Monial pour le Jubilé.
En effet nos fondateurs respectifs ont été marqués par la dévotion au cœur de Jésus (cf. notre rubrique histoire) et nous avons tenu à renouveler la consécration de notre monastère à l’occasion de ce pèlerinage.
Ce fut une journée magnifique, toute en délicatesses fraternelles dans une belle communion des cœurs.
A notre arrivée l’accueil chaleureux des frères, puis le chemin ensemble jusqu’à la visitation pour passer la porte du Jubilé et vivre l’eucharistie présidée par Mgr. Rivière.
Après nos dévotion, le repas où les échanges comme les mets furent bien copieux et savoureux.
En début d’après-midi accueil du Père Étienne Kern, recteur du sanctuaire et présentation du message.
Puis nous avons eu une visite de la basilique clunisienne, guidée par notre Sr. Marguerite -Marie.
Le « timing » était parfait pour vivre tous ces évènements au rythme de rencontres et de partages pleins de sagesse d’expérience de vie monastique mais aussi beaucoup d’humour…
Nous revînmes les cœurs ensoleillés et tout brulants de charité…
Ce 8 février : A l’occasion du 4e centenaire de la fondation de leur monastère, Mère Abbesse Clotilde et les Moniales Bénédictines de l’Abbaye Notre Dame de Protection de Valognes ont invité les Frères et Sœurs de la famille Subiaco-Mont Cassin France, à participer à la clôture de ce Jubilé ; ce fut un temps fraternel très riche auquel a participé Sr. Marie-Bernard pour représenter notre communauté de Venière.
En ce jour de rencontre, deux conférences ont été proposées : le matin, Sr. Michèle-Marie a présenté les premières abbesses. Les moniales nous ont montré la Charte de fondation de l’Abbaye Notre-Dame de Protection, de 1623, ainsi que des livres de prières utilisés par les moniales au XVIIe et XVIIe siècles, des chasubles entièrement brodées à la main par les Bénédictines de l’Abbaye Royale.
Après le repas festif tous ensemble dans le réfectoire des moniales, Monsieur Julien Deshayes directeur du Pays d’art et d’histoire du Cotentin a présenté une pierre d’autel du VIIe siècle, portant le nom de l’évêque, la date de consécration, 15 août 679 et faisant mention d’un premier monastère féminin de la région !
Enfin, il y eut la visite commentée de l’ancienne abbaye des Bénédictines, devenue aujourd’hui l’hôpital.
Le lendemain, 9 février : la fête de la Dédicace de leur église a été célébrée très solennellement, avec les abbés et abbesses présents.
Le 2 février 2024, se déroula le Jubilé de la vie consacrée à Paray-Le-Monial.
A l’initiative de Mgr Benoît Rivière, évêque d’Autun, Chalon et Mâcon, un jubilé a été ouvert le 27 décembre 2023 pour commémorer le 350e anniversaire de la première apparition du Cœur de Jésus à sœur Marguerite-Marie Alacoque,
Nos sœurs Madeleine, Marie-Noël et Sr. Emmanuel, ont rejoint les 200 consacrés, originaires de 28 pays et de 4 continents, à la basilique du Sacré-Cœur : « Le monde entier ou presque est là …Ce qui nous dit quelque chose de l’universalité, de la catholicité de notre Église. La vie religieuse, presque par définition, est sans frontière …ce qui traduit la disponibilité de ceux qui consacrent leur vie au Seigneur!» s’exclamait Mgr.Hérouard en introduisant sa conférence.
« Ce pèlerinage nous a permis de manifester notre joie de consacrés, notre bonheur à répondre à l’appel du Seigneur ! »
Les activités ont été riches, eucharisties, offices solennels, conférences spirituelles et rencontres fraternelles qui nous faisaient gouter à la diversité des vocations. »
Nous avons particulièrement été touchées par la conférence du père Étienne Kern, recteur du sanctuaire du Sacré-Cœur, qui nous a partagé les cinq point importants du message du Sacré-Cœur :
–Se reposer sur le cœur de Jésus:
Marguerite-Marie y fut invitée…nous pouvons à notre tour y déposer nos fardeaux et nous laisser envahir par cet amour.
–La Grâce de la Miséricorde:
Dieu est Là, Il nous aime et nous pouvons le laisser nous purifier afin de nous convertir à son amour.
–Le Cœur Brûlant :
L’Amour du Seigneur est un feu qui brûle, une fournaise ardente nous sommes invitées à plonger notre cœur dans son cœur pour bruler de son Amour pour le Seigneur et pour nos frères.
–La grâce de la fraternité.
En Jésus, en son cœur, nous nous reconnaissons frères et sœurs et nous nous portons les uns les autres dans une communion que seul l’Esprit peut tisser.
-Mission : La grâce de feu qui nous rend missionnaire. Prendre feu, rayonner de cet amour et témoigner de ce cœur qui nous a tant aimé !
Le feu est contagieux, découvrez-le !
Nous avons eu la joie d’avoir parmi nous Sr. Emmanuel du monastère de la Bonne Nouvelle de Bouaké Côte d’Ivoire.
Durant trois semaines nous avons eu de beaux partages et vécu des moments privilégiés comme le jubilé de la vie consacrée à Paray-le-Monial le 2 février. (Cf. reportage ci-dessus)
Sr. Emmanuel est maitresse de Chœur dans sa communauté depuis 2013 et c’est une fonction fondamentale pour la vie liturgique des Bénédictines. Cela demande un fort investissement de soi-même pour que la liturgie soit vivante et afin que chacune se sente bien épanouie pour chanter et glorifier le Seigneur, mais aussi pour que le chant soit harmonieux et unit à l’image de la communion fraternelle.
En effet les bénédictines se rassemblent pour chanter les offices 7 fois par jour, ce qui représente 6 à 7 heures d’offices chantés.
L’étude du chant est donc fondamentale et Sr. Emmanuel est venue faire un parcours de formation en France ces prochains mois.
Elle nous partageait que la particularité de l’Afrique c’est qu’en plus de l’étude classique du solfège, de la direction de chœur, de l’étude et l’enseignement des pièces, du soutien de la psalmodie, du choix du répertoire il y a l’étude du rythme et des divers instruments qui soutiennent le chant : La Kora, le Balafon, la cithare…
Il faut aussi savoir que chaque pays d’Afrique et même chaque région de Côte d’Ivoire a son propre rythme et pas seulement sa propre langue et son propre chant.
Au monastère de la Bonne Nouvelle Sr. Emmanuel s’attache à faire apprendre les chants avec le rythme car c’est aussi important que la langue.
A la Bonne Nouvelle il y a des sœurs de différents pays et régions et un moment particulièrement important pour souder la communion fraternelle est celui où Sr. Emmanuel permet à toutes les sœurs de se retrouver et de s’exprimer dans une composition de chants et rythmes qu’elle a créé pour que toutes s’expriment dans leur culture.
Cela permet un vrai échange, une reconnaissance de l’identité de l’autre, qui touche l’être au-delà des mots.
Les sœurs font alors l’expérience d’une joie profonde et d’une communion fraternelle qui s’instaure simplement avec le chant et la danse!
Souvent ces moments de chants ont brisé des murs d’incompréhension culturelles et de silences, nous témoigne-t-elle.
Nous remercions Sr. Emmanuel de ces belles leçons d’art de vivre fraternel et monastique, et avec joie en lui disant au-revoir nous lui avons « donné la moitié du chemin… ».
,
Nos artisans ont de l’humour!
Alors qu’ils nettoyaient les chéneaux des toitures en face de notre chapelle,
nous entendant chanter durant un de nos offices,
ils ont laissé joyeusement leurs signes de louange sur nos toits!
Cela fait notre ravissement à la sortie de nos bâtiments…
Toutes les louanges plaisent au Seigneur!
Meilleurs vœux pour 2024
Chères familles, chers amis,
Les évènements si tragiques de l’actualité pourraient éteindre notre espérance et pourtant, la lumière de Noël, si fragile soit-elle, éclaire ce monde enténébré.
A chaque naissance, quelque chose de nouveau est mis au monde !
Jésus, Nouveau-Né, ouvre en nous des possibles que nous pensions inaccessibles,
il ouvre des chemins de vie là où nous ne voyions que des impasses.
A chacun, Paix, Force et Espérance pour faire grandir notre humanité.
Que le meilleur vous advienne en cette année 2024.
Mère Abbesse





























































































































