« Des moniales qui vivent en commun, dans un monastère
et guidées par une règle et une Abbesse. »
Règle de Saint Benoît 1,1  adaptée au féminin

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Qui sommes-nous?

Des femmes,

  • ayant découvert l’amour de Dieu et entendu un appel intérieur à y répondre en l’aimant plus que tout,
  • ayant fait un chemin de discernement qui a abouti à tout quitter pour entrer dans cette « école du service du Seigneur » et du service fraternel  qu’est la communauté des Bénédictines de l’Abbaye Notre Dame de Venière pour y vivre d’une manière stable.

C’est un choix  de vivre,  dans une recherche permanente, de ce qui est ajusté à la vie chrétienne et à Dieu, par le moyen de l’obéissance à une Abbesse et à ses sœurs. L’obéissance permet le discernement nécessaire pour un agir dans le Christ, avec une liberté intérieure toujours plus profonde, afin de faire « passer dans sa vie » l’Evangile de Jésus-Christ, dans une dynamique de conversion permanente, à l’aide de la règle de Saint Benoît.

La moniale devient de plus en plus enfant du Père, au souffle de l’Esprit,  dans l’humilité, la simplicité et la pauvreté de cœur, petite sœur de tous et de chacun à la louange de gloire du Seigneur.

Ainsi nous avons choisi un mode de vie « à l’écart » pour être au « cœur de l’Eglise et du monde ».

Notre Abbaye fait partie de la Fédération « Notre Dame de la Rencontre », crée en février 2022, avec avec 15 autres monastères de moniales Bénédictines. La Fédération est associée à la Congrégation de Subiaco Mont-Cassin de l’Ordre de Saint Benoît.

Nos convictions, nos engagements

Dans le monastère Notre Dame de Venière se vivent la tradition proprement cénobitique par les moniales et les oblates résidentes, et un semi-anachorétisme pour quelques moniales. Cette pluralité a toujours existé dans le monachisme, depuis les origines.
Nous sommes toutes « un » dans le Christ et nous sommes toutes engagées dans le même service.
Déjà plongées par le baptême dans le mystère pascal, les sœurs, par leur engagement monastique, progressent dans la vie religieuse et dans la foi. Le cœur dilaté, elles suivent le Christ, ne préférant rien à lui qui nous montre le chemin de la vie.
Cette vie se déploie dans :

  • L’Eucharistie, cœur de la vie de chaque baptisé et de toute consacrée; la Liturgie des Heures, essentielle à la vocation monastique, soutenue par une formation biblique, théologique et liturgique continue.
    Vigilantes dans l’attente du retour du Christ, unanimes dans la prière, les sœurs, étroitement liées dans la charité du Christ, forment un seul corps.
  • La lectio divina, méditation savoureuse de la Parole, source de prière et de contemplation, chemin de conversion.
    Chaque sœur veille à consacrer journellement un temps à la lectio divina.
  • Le travail, participation à l’œuvre du Dieu créateur, élément traditionnel de la vie monastique, base de la vie économique de la communauté. Il est partage de la condition laborieuse de l’humanité, permet la solidarité avec ceux qui sont dans le besoin et est source de croissance humaine des sœurs, de créativité, responsabilité et maturité.
  • La vie fraternelle — la koinonia — vécue dans le service mutuel, le soin des malades, l’attention portée à nos fragilités.
    Elle se cultive dans des temps de rencontres, de partage où se vit une forte spiritualité de communion.
  • L’hospitalité, élément constitutif de la tradition bénédictine — “tous les hôtes qui surviennent au monastère seront reçus comme le Christ” (RB 53) — ; consciente de l’enrichissement mutuel de ces rencontres, la communauté désire leur offrir un accueil évangélique et partage avec eux la prière, la Parole et le pain.
    On veillera à ce que l’accueil reste proportionné aux possibilités de la communauté et qu’il sauvegarde le recueillement des sœurs.

Cette vie selon la Règle de Saint Benoît demande :

  • le retrait du monde, choix préférentiel en vue de la recherche de Dieu. A cette fin, une clôture monastique est observée, qui s’étend au domaine du monastère. Les lieux du monastère qui touchent à la vie privée de la communauté sont réservés aux sœurs.
  • la stabilité, gage de persévérance pour le combat spirituel ; en signe de leur appartenance à Dieu.
  • la solitude, moyen privilégié pour l’union à Dieu ;
  • le silence et le recueillement, habités de la Présence, condition pour rencontrer Dieu dans la prière, écouter sa Parole et rester attentives au cri de la terre et de l’humanité;
  • la simplicité et la sobriété, dans une économie du « suffisant ».

C’est par leur fidélité à la Règle de Saint Benoît que nos monastères peuvent, par grâce, devenir « des lieux où hommes et femmes accourent pour chercher Dieu et apprennent à reconnaître les signes de la présence du Christ, de sa charité, de sa miséricorde » (Benoît XVI aux participants du Congrès des Abbés, 20 septembre 2008, Castel Gandolfo).